300 Spartans
20th Century Fox

Réalisateur: Rudolph Maté
Année: 1962
Classification: G
Durée: 108 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DDST), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 32
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
16 mai 2004

Durant la seconde guerre Médique... le 6 août de l'an 480 avant J.-C., l'armée grecque tente de retenir la très puissante armée perse du roi Xerxès 1er (David Farrar); plus de deux millions d'hommes avancent avec fracas et s'apprêtent à vaincre la Grèce. Les Perses arrivent à l'entrée du défilé des Thermopyles qui donne accès à l'Attique, le long de la mer Égée. À la vue de l'armée perse, la plupart des Grecs abandonnent la bataille, et seuls les 300 hoplites spartiates, commandés par le roi Léonidas (Richard Egan), décident de combattre jusqu'au sacrifice de leurs vies, pour laisser aux Grecs le temps d'organiser leur défense. Cette bataille devient l'emblème de la résistance grecque à l'envahisseur et de l'esprit de sacrifice des spartiates.

Ce film "The 300 Spartans" raconte l'histoire du roi de Sparte Léonidas qui a su défendre avec héroïsme le défilé des Thermopyles, porte de la Grèce. Il s'agit d'un défilé très étroit de six à sept kilomètres de longueur. D'un côté, des montagnes très escarpées surplombent le passage, de l'autre, s'étendent la mer et des marécages. Léonidas s'établit donc dans le défilé des Thermopyles avec trois cents spartiates, auxquels s'étaient joints six mille Grecs venus de plusieurs autres cités ; en fait, ils étaient bien peu nombreux face à une armée perse qui elle, comptait, du moins on l'affirme, plus de deux millions d'hommes.

La bataille s'engagea, et malgré leur écrasante supériorité numérique, les Perses furent tenus deux jours en échec. Le troisième jour, un berger nommé Éphialtès (Kierion Moore) indiqua à Xerxès 1er, un chemin qui lui permettrait de contourner les Grecs et de les attaquer à revers. Léonidas avait négligé de défendre ce sentier que personne ne connaissait, du moins le croyait-il. Alors, Léonidas accompagné de sa garde spartiate, comptant 300 hommes à la discipline de fer, décide de résister coûte que coûte, pour l'honneur, la gloire, et pour Sparte. Ils vont droit vers la mort...

Ce péplum est dans la pure tradition du genre: l'opulence de l'exotisme et le nombre colossal de ses figurants. Filmé en Cinémascope, Rudolph Maté a redonné vie, de manière magistrale, à cette bataille célèbre. Maté a surtout voulu mettre l'emphase sur la rencontre entre l'armée spartiate et perse. Ce qui impressionne également de ce film datant de quarante-deux ans, c'est que contrairement à d'autres péplums de cette période, il y ait très peu de dialogues, si ce n'est durant les scènes où apparaissent Diane Baker et Barry Coe, privilégiant plutôt les magnifiques scènes de combat.

Les plans de caméra de Geoffrey Unsworth sont de toute beauté, il explore toutes les facettes du métier avec ses plans rapprochés, plans d'ensemble, plans américains, plans en plongée et en contre-plongée et les travellings latéraux et avant. Je dois vous avouer qu'il y a peu de films de cette époque qui nous amènent au cœur de l'action comme celui de Rudolph Maté.

Il me paraît important de parler ici de la chorégraphie des combats qui fut supervisée de main de maître par le major Cleanthis Damianos de l'armée grecque et qui dirigea ses hommes avec un tel doigté que tout nous semble bel et bien réel. Les tactiques militaires du roi Léonidas et de ses hommes sont splendidement dévoilées afin de bien comprendre la défense de la position des Grecs face à un ennemi supérieur en nombre.

Ce qui m'a véritablement réjoui, ce fut de constater qu'on a respecté scrupuleusement et avec exactitude les costumes et les uniformes de chaque armée, ce qui n'est pas toujours le cas dans nombre de productions des années cinquante et soixante.

L'image sur le DVD ne montre aucun problème de compression visible. La définition est très bonne et présente un niveau supérieur de détails. L'image est nette et lumineuse. Le contraste est excellent. Les noirs sont également bien traités, présentant une profondeur et une saturation surprenantes pour une œuvre de 1962. On remarque à l'occasion une surdéfinition des contours qui peut parfois distraire sans plus. Les couleurs sont étonnamment naturelles, saturées et stables, ce qui contribue à mettre en valeur les décors et les centaines de guerriers.

La musique solide et illustrative du compositeur grec Manos Hadjidakis est admirablement rendue et absolument incorporée au reste de la bande-son. Elle évoque certaines consonances wagnériennes. Cependant, elle manque parfois d'inspiration et aucun thème ne se dégage de ce score qui n'est qu'une suite d'ambiances n'apportant pas grand chose au film, ce qui est vraiment dommage surtout lors du combat final où l'on s'attend (peut-être trop) à une musique capable de soutenir adéquatement les fulgurantes images d'actions. Les dialogues sont toujours intelligibles et aucune trace de parasites n'est perceptible à l'oreille. Toutefois, le seul reproche de ce DVD est l'absence encore une fois d'une bande-son française, ce qui prive bon nombre de téléspectateurs à savourer pleinement ce grand film.

Seules des bandes-annonces anglaises et espagnoles ainsi que trois courts commerciaux télé en noir et blanc du film, constituent l'ensemble des suppléments sur cette édition.

En bref, "The 300 Spartans" est malgré tout un excellent divertissement, tant sur le plan de la réalisation que sur celui de l'histoire, dont on se dit après l'avoir regardé qu'on a perdu ni de son temps ni de son argent. Pour les fans de péplum, ce DVD est vraiment un incontournable.


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