360
Entertainment One

Réalisateur: Fernando Meirelles
Année: 2011
Classification: 14A
Durée: 110 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 774212003189

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
9 novembre 2012

Au lieu d'être le grand film qu'il aurait dû être, "360" n'est qu'une production superficielle et prétentieuse, qui ne rend pas hommage à ses comédiens, à son réalisateur et à son scénariste. Un Babel cheap, quoi!

La Terre est ronde et toutes les actions sont liées. C'est ce qu'apprennent une panoplie de personnages, dont un homme qui recherche sa fille disparue (Anthony Hopkins), un couple malheureux (Rachel Weisz et Jude Law), un individu qui tente de réintégrer le monde réel (Ben Foster), un patron (Jamel Debbouze) qui est amoureux de son employée, etc.

L'odeur du chef-d'œuvre planait en coulisse. Le créateur de l'illustre Cité de Dieu + le mythique scénariste Peter Morgan + une distribution cinq étoiles = cela devait donner quelque chose de majeur. Ce n'est malheureusement pas le cas et c'est très dommage. Malgré ses qualités indéniables (la mise en scène est très soignée, le montage séduit et l'interprétation n'est pas mauvaise), ce film choral multiplie les dialogues creux et la psychologie à deux sous, montrant une multitude d'êtres intéressants sans jamais les développer pour autant. Du coup, il est difficile d'être ému par cette quête du hasard et du destin, où il faut faire des choix et vivre avec les conséquences de ses êtres, et où l'effet papillon a le dernier mot.

La musique riche et variée fait pourtant beaucoup de bien aux oreilles. Les pistes sonores anglophones et francophones en Dolby Digital 5.1 sont extrêmement timides, faisant ressortir peu d'éléments (de l'eau, du tonnerre) des enceintes. Néanmoins, les voix s'entendent facilement, le doublage francophone est acceptable et il y a de très visibles sous-titres jaunes en option. Les images volontairement grises rappellent le poids du monde qui pèse sur les héros qui cherchent seulement à améliorer leur sort. S'il y a des teintes séduisantes et des contrastes au point, il y a également des couleurs peu éclatantes, du grain et du blocage.

La pochette noire représentant une croix montre le visage de quelques acteurs connus. Le menu principal du disque s'approprie cette idée en y intégrant un montage de scènes et une élégante mélodie au piano. Les suppléments beaucoup trop courts ne font que donner l'eau à la bouche au lieu de rassasier cette soif de connaissances. Il y a tout d'abord un documentaire de 13 minutes sur le montage qui rappellent les nombreux thèmes en place, un segment publicitaire de cinq minutes où les comédiens abordent leurs personnages et quelques séquences assez intéressantes où l'on voit le metteur en scène en plein action.

Prétentieux, présomptueux et beaucoup trop précieux, "360" n'est pas le grand long-métrage qu'il aurait dû être. L'ensemble se regarde peut-être aisément, mais il s'oublie également rapidement. Tout le contre d'un opus de Rober Altman ou de Paul Thomas Anderson. Le cinéaste Fernando Meireilles est vraiment en chute libre et il doit absolument retourner sur le droit chemin avant d'être totalement oublié.


Cotes

Film5
Présentation6
Suppléments4
Vidéo6
Audio6