$5 a Day
E1 Entertainment / Image Entertainment

Réalisateur: Nigel Cole
Année: 2008
Classification: PG
Durée: 98 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 774212102707

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
9 septembre 2010

Christopher Walken ne peut tout faire dans "5 $ A Day", un road-movie bien intentionné, mais sans surprise, qui accumule les lieux communs et les discours moralisateurs sur la vie, la mort et la paternité.

Nat (Christopher Walken) est un petit escroc qui se sait atteint d'une maladie incurable. Avant qu'il ne soit trop tard, il décide de se réconcilier avec son fils Flynn (Alessandro Nivola). Pour y arriver, il convainc sa progéniture de traverser les États-Unis jusqu'au Mexique. Le périple est ponctué de hauts et de bas, surtout que papa ne veut pas dépenser plus de cinq dollars par jour pour le transport, la nourriture et le logement!

Avec Saving Grace et autres Calendar Girls le réalisateur Nigel Cole a toujours fait des films sympathiques qui s'oublient une fois l'apparition du générique. Il en va tout autant de "5 $ A Day" qui ne prend aucun risque dans sa façon de réparer les erreurs du passé afin de donner un présent plus clément. Il y a le père qui se met constamment dans le pétrin, le fils sur ses gardes qui se laisse peu à peu attendrir et une horde de personnages secondaires qui manquent un peu de saveur.

Ces clichés sont réutilisés au sein d'un long-métrage qui tient la route, mais sans jamais étonner ou émouvoir. C'est bien entendu dommage vis-à-vis les possibilités du sujet. Le tout débute dans la farce avec un formidable Christopher Walken qui se plaît à manipuler son entourage. Sa façon de tout avoir sans rien débourser force l'admiration. Sauf qu'il n'y a personne pour réellement l'appuyer, Alessandro Nivola lui livrant un jeu plutôt terne. Ce sera comme ça jusqu'à la fin, qui tarde à faire son apparition après quelques douteux détours scénaristiques. Ni Peter Coyote ni Amanda Peet ne trouveront des rôles à leur hauteur, alors que Sharon Stone met beaucoup d'entrain au sein d'une femme qui n'a pratiquement rien à apporter au récit.

La musique décorative tout au plus n'a comme unique fonction que d'être descriptive. Cela s'apparente également aux pistes sonores qui font difficilement ressortir des enceintes des bruits de sirènes, de manèges et d'eau. Les voix s'entendent aisément, mais devant la pénible traduction francophone, mieux vaut opter pour les dialogues originaux et insérer d'honnêtes sous-titres en anglais ou en français. Les images n'ont rien de spectaculaires, se limitant à offrir des teintes et des couleurs potables. Les contrastes manquent cependant de jus, alors que du grain et du blocage se remarquent ici et là.

La pochette attirera difficilement l'attention sur une étagère de magasin ou de club vidéo, montrant seulement quelques comédiens, une voiture et une immatriculation. Un peu plus élaboré est le menu principal du DVD qui utilise une mélodie douce sur un montage de scènes. Les suppléments ne font guère dans la surenchère. Il n'y a qu'une série de bandes-annonces, quelques courtes galeries de photos des interprètes et de l'équipe technique, ainsi que des entrevues avec presque tout le monde (Cole, Nivola, Stone, Coyote, Peet...), sauf Christopher Walken! Bien que ces rencontres soient généralement superficielles, il est possible d'apprendre un ou deux éléments sur la production.

"5 $ A Day" sent rapidement la redite et il mérite peut-être (et encore) le détour pour Christopher Walken, excellent dans le rôle principal. Le trajet, même s'il n'est pas dénué de charme et d'intérêt, manque de gaz avant la fin. Dans un genre similaire, mieux vaut peut-être opter pour One Week, plus touchant et pertinent.


Cotes

Film5
Présentation6
Suppléments3
Vidéo6
Audio6