The Age of Adaline
Les Films Séville / EOne Entertainment

Réalisateur: Lee Toland Krieger
Année: 2015
Classification: G
Durée: 113 minutes
Ratio: 2.40:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Français, Anglais
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 774212005251

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
17 septembre 2015

"The Age of Adaline" est un film presque réussi. Mais dès qu'il arrive à être vraiment intéressant, un élément vient toujours faire dérayer le plaisir éprouvé.

Depuis un accident de voiture, le cœur d'Adaline (Blake Lively) s'est arrêté, l'empêchant de vieillir. La femme passe à travers les âges en prenant soin de changer d'identité régulièrement et de visiter sa fille (Ellen Burstyn qui joue pratiquement le même personnage que dans Interstellar) à l'occasion. Son destin risque de changer lorsqu'elle rencontre un séduisant jeune homme (Michiel Huisman) et son père (Harrison Ford).

Après ses très satisfaisants The Vicious Kind et Celeste and Jesse Forever, le cinéaste Lee Toland Krieger continu à parler d'histoires d'amour impossibles. Plus ambitieux, chargé et au demeurant moins essentiel, "The Age of Adaline" poursuit plusieurs lièvres à la fois sans s'en satisfaire d'un seul. Il question d'une réflexion sur le temps, la vie, l'amour et la mort, ainsi qu'un désir de rappeler les bienséances des connaissances. Il y a également une comète et le FBI qui errent dans ce récit trop long (presque deux heures) à la mise en scène souvent ampoulée qui alterne régulièrement entre passé et présent. Si les amateurs du genre seront comblés et que les interprètent livrent de sensibles prestations, la trame narrative manque un peu d'impact, de surprise et d'audace pour convaincre réellement.

La musique de Rob Simonsen dégouline de partout. Les pistes sonores anglophones et francophones en Dolby Digital 5.1 sont alertes, faisant ressortir des enceintes des bruits d'automobiles et de projecteur, de pluie et de tramways. Les voix sont claires et il est possible d'opter pour un honnête doublage français ou insérer de visibles sous-titres blancs. Les images précises sans être impeccables sont dotées d'une palette de couleurs soignées, de teintes nuancées et de contrastes souvent trop sombres.

La pochette lustrée d'un kitch pleinement assumé montre deux personnes qui se dévorent des yeux. Le menu principal du disque opte pour une pause de l'héroïne, un montage de scènes et une mélodie dramatique. Les suppléments plutôt réjouissants regroupent une piste de commentaires du réalisateur, des séquences supprimées plus ou moins nécessaires et des documentaires sur le montage, le style et le comédien qui a été choisi pour incarner le jeune Harrison Ford.

Difficile de ne pas être ému ou du moins interpellé par "The Age of Adaline". La mécanique est toutefois trop grosse et le long-métrage, trop inégal, pour ravir totalement. Reste de belles idées qui seront sûrement réutilisées un jour ou l'autre.


Cotes

Film5
Présentation6
Suppléments6
Vidéo7
Audio7