A High Wind in Jamaica
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Alexander Mackendrick
Année: 1965
Classification: PG
Durée: 103 minutes
Ratio: 2.35:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DDST, Mono), Français (Mono), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-10)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca
Le roman sur lequel ce film est basé est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
12 avril 2004

Un terrible ouragan frappe la Jamaïque et détruit tout sur son passage. Les Thornton, une famille de colons britanniques, sont pris au piège dans cette tourmente. C'est alors qu'ils se terrent avec leurs subordonnés dans le sous-bassement de leur demeure. Les vents sont si violents qu'ils déracinent les arbres et soufflent les maisons, absolument rien ne résiste à ce cyclone. Puis, après la tempête vient le calme, les gens sortent de leur cache et font le constat des dégâts. Fredrick Thornton (Nigel Davenport) sait fort bien qu'il lui faudra plusieurs mois de reconstruction pour remettre en état tout ce qui a été rasé par ces hauts vents des Caraïbes. De son côté, sa femme Alice (Isabel Dean) décide d'envoyer ses quatre enfants (Emily, Rachel, John et Edward) en Angleterre tant pour leur bien-être que pour leur assurer une meilleure éducation et les confie au capitaine Marpole, mais son bateau est intercepté par des pirates ayant à leur tête le capitaine Chavez (Anthony Quinn), épaulé par l'intrépide Zac (James Coburn). Les enfants deviendront bien malgré eux les otages des redoutables pirates. La petite Emily Thornton (Deborah Baxter) développera avec le temps une belle amitié avec le capitaine Chavez qui la protègera contre vents et marées en toute circonstance, malgré les mises en garde de Zac son second. Le bateau fait route sur Tampico, espérant confier ces enfants à une amie. Pendant l'escale, un des enfants meurt accidentellement. La tension monte chez les membres de l'équipage quand Chavez refuse d'attaquer un navire hollandais, à cause du danger pour les enfants...

Tiré du fabuleux roman de Richard Hughes écrit en 1929 A High Wind in Jamaica, ce film est une sorte de mixture entre Peter Pan et Lord of the Flies où se côtoient la loyauté, la trahison, l'innocence, la corruption, la vérité et la déception. En fait, ce film est une fascinante étude psychologique de l'enfance à la manière d'une production Disney, mais mal élaborée.

Malgré quelques faiblesses à rendre parfaitement à l'écran le roman de Richard Hughes, le scénario de Stanley Mann est tout de même convenable, ce qui n'est pas tout à fait le cas de la direction artistique du réalisateur Alexander Mackendrick qui n'a pas réussi à donner véritablement vie à ce formidable récit de pirates. J'ajouterais même que sa technique est relativement ennuyeuse, maladroite et manque d'imagination. Ce vieux routier du cinéma ne semble pas être à l'aise dans ce genre de film et rate carrément le bateau! Heureusement, la présence, le talent et la performance d'Anthony Quinn et de James Coburn sauvent à eux seuls le film du naufrage.

Le jeu d'Anthony Quinn est savoureux et touchant surtout avec la très jeune comédienne Deborah Baxter que nous ne reverrons qu'une seule et unique fois à l'écran dix ans plus tard dans The Wind and the Lion. Pour revenir à l'acteur Anthony Quinn, il démontre beaucoup d'habileté et d'aisance à personnifier ce rôle de faux dur, un peu bourru qu'il jouera à maintes reprises au cours de sa carrière cinématographique. De son côté, James Coburn démontre beaucoup de savoir-faire dans son jeu et prouve une fois de plus qu'il fut l'un des meilleurs acteurs de sa génération.

La présentation des divers personnages est orchestrée de façon imprécise et ne nous apprend rien sur les principaux protagonistes de cette histoire. Il aurait été intéressant d'en savoir un peu plus sur ces pirates des Caraïbes. D'où viennent-ils? Qui sont-ils? Malheureusement, le moins que l'on puisse dire est que l'ambiguïté nous submerge.

Ah oui! J'oubliais de vous mentionner que si vous vous attendez à voir des scènes de combats spectaculaires aux sabres, aux couteaux et à la hache, vous serez fort déçu puisqu'il n'y a pour ainsi dire aucune violence physique visible lors de cette aventure de flibustiers. Comme lors de l'attaque du navire hollandais à la toute fin nous entendons que le bruit des sabres.

La définition de l'image varie de bonne à excellente. Dans l'ensemble, le niveau de détails et le rendu des textures sont adéquats, seuls quelques plans manquent légèrement de précision. Compte tenu de l'âge du film qui a presque quarante ans, toute la richesse des éléments de la composition d'image est pleinement exploitée. Les couleurs sont nettement représentées, riches et bien saturées. Les teintes de peau sont dépeintes avec naturel et constance. Le contraste est parfaitement géré, évitant absolument toutes les brillances. Les parties sombres du film sont très bien rendues grâce à des noirs purs et profonds. La qualité des dégradés est du même niveau que le reste du transfert et permet de profiter au maximum de la superbe photographie de Douglas Slocombe.

Au niveau sonore, sa dynamique est correcte pour une oeuvre de cette époque si vous écoutez le canal Dolby Digital 2.0 en anglais sinon vous perdrez beaucoup de profondeur sur les autres canaux puisqu'ils sont mono. Les dialogues sont en permanence intelligibles et les traces de parasites ou distorsions sont limitées au maximum. En ce qui touche les suppléments, vous trouverez seulement trois bandes-annonces ayant comme thème les pirates: The Black Swan, Master and Commander: The Far Side of the World et Pirates of Tortuga.

Vaut-il la peine de se procurer "A High Wind in Jamaica" me demanderez-vous? Oui, si vous êtes un adepte d'histoire de piraterie et si vous êtes également un fan d'Anthony Quinn et de James Coburn, sans plus.


Cotes

Film5
Menu2
Suppléments1
Vidéo5
Audio5