Anger Management
Widescreen Special Edition
Columbia TriStar Home Entertainment

Réalisateur: Peter Segal
Année: 2003
Classification: PG
Durée: 106 minutes
Ratio: 2.40:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres: 28
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca

Selon Raphaël Martin
15 septembre 2003

Après l'énorme succès des comédies Billy Madison et Happy Gilmore, l'acteur Adam Sandler a décidé de mettre sur pied sa propre boîte de production de films, Happy Madison. Plusieurs films sous cette étiquette ont vu le jour, dont Big Daddy et Mr. Deeds. Mais contrairement à ces productions, "Anger Management", le plus récent film de Sandler, lui offre la chance de jouer en compagnie d'une légende: Jack Nicholson.".

Dans ce long métrage, Sandler personnifie Dave Buznik, un homme d'affaires très timide et qui se laisse marcher sur les pieds depuis sa tendre enfance. Un jour, un imbroglio à bord d'un avion avec une agent de bord l'oblige à suivre une thérapie du comportement. Buznik ne veut rien savoir de suivre ce traitement, car il ne se sent nullement colérique et ne voit donc aucune utilité à se faire soigner. Cependant, le docteur Buddy Rydell ne voit pas les choses de la même façon. Après un autre malencontreux incident, Buznik se voit contraindre à passer 30 jours en thérapie de la colère ou sinon il sera emprisonné. Afin que le procédé fonctionne efficacement, le docteur Rydell décide d'emménager chez Buznik, au grand malheur de ce dernier. Pendant un mois, les deux hommes devront cohabiter ensemble, ce qui s'avérera une lourde tâche, Rydell ayant des habitudes plutôt étranges. Pendant que la thérapie progresse, Buznik se rend compte que Rydell lui joue dans le dos et qu'il tente de lui chiper sa petite amie. En fait, le docteur fait tout pour rendre Buznik furieux. Et ça semble fonctionner.

La première fois que j'ai vu "Anger Management" au cinéma, j'avais été un peu déçu de l'ensemble du film. Bien que j'appréciais la présence de Jack Nicholson au sein de la distribution, je ne comprenais pas pourquoi son personnage était si désagréable, alors qu'il devait plutôt tenter d'aider son patient. Le dénouement final expliquait par contre pourquoi le docteur avait agi ainsi. Une fois en DVD, j'ai donc pu regarder le film une deuxième fois en sachant très bien le déroulement de l'histoire. Et je dois dire que j'ai davantage apprécié ma seconde écoute! Tel que mentionné précédemment, le film met en scène deux des acteurs les plus connus et appréciés par deux générations différentes: Jack Nicholson et Adam Sandler. Le premier est évidemment devenu une sommité dans le monde cinématographique alors que le deuxième est l'acteur américain ayant généré le plus de revenus lors de la dernière année. Réunir ces deux géants était donc une très bonne idée et le résultat tient assez bien la route. Après avoir enchaîné les drames et autres films émotifs, Nicholson tend à s'assagir avec les années, car il joue de plus en plus la comédie. Nous n'avons qu'à penser à Mars Attacks ou encore As Good As it Gets (film pour lequel il avait remporté l'Oscar du meilleur acteur en 1997). Avec "Anger Management", Nicholson offre une autre de ses bonnes performances humoristiques, sauf que celle-ci sera loin d'être récompensée d'une statuette dorée.

Le film est réalisé par Peter Segal, qui en était à son cinquième long métrage seulement. Dans sa courte carrière, il nous a notamment servi les "chefs-d'œuvre" Naked Gun 33 1/3 : The Final Insult, Tommy Boy et Nutty Professor II : The Klumps. Il est donc facile d'affirmer qu'"Anger Management" est son moins pire film. Le scénario a été écrit par David Dorfman, qui signait alors son premier texte pour un long métrage. Dorfman a par la suite pondu un autre bijou : My Boss's Daughter. C'est donc dire que si "Anger Management" s'écoute avec un certain intérêt, c'est presque seulement en raison de la présence de Sandler et Nicholson qui semblent bien s'amuser. Et heureusement, leur bonne humeur est contagieuse. Une des particularités d'Adam Sandler, c'est qu'il aime beaucoup travailler à plusieurs reprises avec ses amis. Ainsi, il n'est pas rare de voir dans plusieurs de ses films les mêmes visages. Celui qui apparaît dans le plus longs métrages de Sandler est Allen Covert, un ancien camarade universitaire. Ce dernier a présentement 15 films à son actif et 11 d'entre eux impliquent Sandler. C'est tout dire! Dans "Anger Management", Covert joue l'ami de la blonde de Buznik, le personnage de Sandler.

Malgré le fait que le film ne soit pas la réussite du siècle, il reste que les producteurs se sont forcés énormément pour nous offrir une édition DVD de qualité. Bien que celle-ci ne contienne qu'un seul disque, le contenu qui s'y retrouve est des plus intéressant. Tout d'abord, le menu est véritablement digne de mention. S'ouvrant sur de très belles animations et une musique classique, le menu donne immédiatement le goût de visionner le film. Un fait intéressant, c'est que ce n'est pas seulement la page principale qui comporte des animations, mais presque toutes les autres. Sur certaines, nous ne voyons que les visages de Nicholson ou Sandler, mais ces derniers sont animés. Vraiment un beau menu. Pour ce qui est du son et de l'image, la qualité de ceux-ci est relativement bien. Quelques effets sonores ressortent plutôt joliment, dont celui de l'automobile Lexus qui s'écrase sur le sol. Quant à l'image, elle est bien traitée et les séquences de New York la nuit sont bien rendues.

En ce qui concerne les suppléments, ils sont quand même relativement nombreux et intéressants. Nous pouvons tout d'abord écouter l'intéressante piste de commentaires avec le réalisateur Peter Segal et l'acteur Adam Sandler, qui a aussi agi à titre de producteur exécutif. Les deux sont énormément volubiles et ils parlent dès le début du film jusqu'à la presque fin du générique. Ils abordent plusieurs aspects du tournage, parlent des différents acteurs et du travail exceptionnel qu'ils ont accompli. Les deux semblent vraiment avoir apprécié la production et ça paraît. Il n'y a pratiquement pas de temps mort durant toute la piste et celle-ci s'écoute agréablement. On ne voit pas du tout le temps passer. Segal aborde bien sûr les détails plus techniques, alors que Sandler critique son jeu d'acteur, le tout avec beaucoup d'humour. Le générique de fin arrive à l'écran et les deux se mettent à applaudir les artisans quand nous voyons leurs noms apparaître. Deux pince-sans-rire qui nous font passer d'agréables 95 minutes.

Ensuite, nous pouvons faire le test "Do You Have Anger Problems?". Près d'une dizaine de questions nous sont posées par les acteurs du film ainsi que le réalisateur. Pour chaque question, quatre réponses sont possibles. Et afin de passer à la question suivante, il faut répondre correctement. Les artisans qui nous posent les questions ont enregistré des bouts de vidéos différents, tout dépendant de la réponse que nous choisissons. À la fin du questionnaire, le réalisateur nous dit si nous avons passé ou échoué le test. Personnellement, en faisant le test pour la première fois, j'ai fait exprès de choisir les mauvaises réponses, car je voulais voir ce que les acteurs allaient dire. Ce supplément est donc intéressant la première et la deuxième fois, mais on ne peut plus vraiment le visionner avec le même intérêt par la suite.

Viennent ensuite quatre scènes supprimées. Ces quatre séquences s'avèrent toutes intéressantes et elles auraient pu facilement se retrouver dans le long métrage. Cependant, elles n'ajoutaient rien de plus au scénario, ce qui doit expliquer pourquoi elles ont été retirées. L'une des scènes met en vedette l'ancien joueur de tennis John McEnroe. Durant le film, on a l'occasion d'apercevoir McEnroe quelques secondes seulement et sa présence n'est pas du tout expliquée. Dans la scène supprimée, on comprend finalement pourquoi il se retrouvait là. La scène est bien intéressante et c'est un clin d'œil que les sportifs de salon devraient saisir facilement.

Deux documentaires sur la production sont disponibles. Le premier et le plus intéressant s'appelle "Skull Session". On peut y voir différentes images du tournage et plusieurs intervenants prennent la parole. Le réalisateur raconte notamment que tous les acteurs approchés pour participer au film ont accepté l'offre d'emblée, ce qui arrive très rarement. Peter Segal explique aussi comment certaines scènes ont été tournées, dont celle du Yankee Stadium. Parlant de cette séquence, il y a un détail qui m'a agacé en regardant le film et je ne sais pas si tout le monde l'a remarqué. À un certain moment, le personnage de Sandler s'en va au milieu du terrain et essaie de parler à sa copine dans les estrades. Sauf qu'il n'a pas de micro! Et sa copine, qui se retrouve quand même assez loin, lui répond comme s'ils étaient face à face! J'ai trouvé ça bizarre que personne n'ait remarqué ce détail en tournant la scène. Bon, pour en revenir au documentaire, ce qui est intéressant, c'est qu'au lieu d'être entrecoupés de nombreuses scènes originales du film, on a plutôt l'occasion de voir quelques "bloopers". L'autre reportage "My Buddy, Jack" fait l'éloge mérité de Jack Nicholson. Plusieurs personnes racontent à quel point elles ont apprécié travailler avec cet acteur. Adam Sandler affirme même qu'il est l'une des personnes les plus comiques qu'il ait rencontrées. Surprenant quand on sait que Sandler a passé des années à Saturday Night Live entouré de nombreux humoristes.

Restons dans l'humour, car il y a le supplément "Bloopers Reel" qui est bien drôle. On y voit donc quelques moments loufoques survenus lors du tournage. Quelques gags sont par contre les mêmes que l'on peut voir dans le "Skull Session". Malgré tout, il est bien agréable de voir la franche camaraderie qui existe entre Sandler et Nicholson. Enfin, les suppléments se concluent avec pas moins de dix bandes-annonces de Revolutions Studios. Ce qui est dommage avec ces dix clips, c'est qu'ils sont tous en version plein écran.

"Anger Management" est donc une comédie qui se détache nettement des films précédents d'Adam Sandler sous l'étiquette Happy Madison. Même si on peut dénoter quelques ressemblances à propos du caractère timide de son personnage avec les films The Waterboy et Punch-Drunk Love, reste que Sandler sait divertir. La présence du grand Jack Nicholson est également fort appréciée et contribue à rehausser le niveau de qualité de cette production.


Cotes

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