Aladdin
Platinum Edition
Buena Vista Home Entertainment

Réalisateurs: Ron Clements, John Musker
Année: 1992
Classification: G
Durée: 90 minutes
Ratio: 1.66:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 25
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Amélie Gravel
4 octobre 2004

Le film dont je vous parle aujourd'hui n'a nullement besoin de présentation, puisqu'il s'agit d'un classique animé qui figure sûrement déjà dans plusieurs résidences en format VHS. Amateurs des films de Disney, vous serez sans doute heureux d'apprendre que douze ans après sa sortie originale, les mésaventures d'Aladdin, de la princesse Jasmine et de tous les autres personnages enchantés seront désormais disponibles sur une édition spéciale de deux disques avec laquelle vous en aurez pour votre argent.

Bien que l'histoire soit connue depuis plusieurs dizaines d'années, bien avant que Disney ne crée sa propre adaptation, je vais en faire un petit survol, histoire de rafraîchir la mémoire ou de faire découvrir à d'autres ce qu'ils auraient peut-être manqué il y a plus de dix ans. Aladdin est un jeune homme sans le sou qui, pour survivre, vole les marchands d'Agrabah en compagnie de son partenaire, le petit singe Abu. Malgré son gagne-pain douteux et sa réputation de va-nu-pieds, il a cependant un cœur très tendre et ne manque pas d'aider ceux qui en ont encore plus besoin que lui. Un beau jour, il fait la rencontre de la princesse Jasmine, qui s'est sauvée du palais et se promène incognito dans le marché. Le coup de foudre est évident, mais les gardes du sultan n'en ont rien à cirer. C'est pourquoi Aladdin se retrouve en prison pour avoir "enlevé" la princesse. Il fait alors la rencontre de Jafar, déguisé en vieux prisonnier, qui lui fait voir toutes les richesses qu'ils pourraient posséder s'ils réussissaient à pénétrer dans la caverne des merveilles. Cette illusion est par contre un guet-apens pour qu'Aladdin réussisse à pénétrer dans la caverne et à ramener à son compagnon une lampe magique, ce qui assurerait à Jafar un grand pouvoir, dont Aladdin n'aurait aucune chance de profiter. Attiré par le gain possible, Aladdin tombe malheureusement dans le piège et réussit à mettre la main sur l'objet tant convoité. Aussitôt en possession de la lampe, Jafar tente de tuer Aladdin, qui a finalement la vie sauve, mais reste enfermé dans la caverne des merveilles en compagnie d'Abu. Grâce à une manœuvre de ce dernier, les deux comparses se retrouvent cependant en possession de la lampe magique, de laquelle sortira un génie prêt à exaucer trois vœux énoncés par son maître, en l'occurrence Aladdin. N'écoutant que son nouvel amour pour la princesse, celui-ci demande de devenir un prince, afin qu'il puisse conquérir et épouser Jasmine, à laquelle il ne reste que trois jours pour se trouver un prétendant. Mais Jafar est assoiffé de pouvoir, et ne laissera personne contrecarrer son plan de devenir sultan lui-même.

Le menu est différent selon que nous visionnions le disque un ou deux. Sur le premier, nous nous retrouvons sur les dunes d'Arabie, en pleine nuit. À mesure que nous avançons, la lampe magique ainsi que la caverne des merveilles apparaissent. Une musique arabe annonce le contexte dans lequel se déroule l'action d'Aladdin. Sur le deuxième disque, le Génie fait virevolter une lampe magique jusqu'à ce que nous pénétrions dans la caverne des merveilles. Une musique très basse se fait entendre sous le dialogue très agressif entre Jafar et son perroquet, Iago.

Les suppléments pleuvent de partout sur cette édition spéciale. Je vais débuter sur ceux contenus sur le disque un. Nous retrouvons d'abord quatre chansons supprimées du montage qui sont illustrées par les images qui les auraient normalement accompagnées, mais sous forme de scénarimages. Des commentaires des producteurs précèdent les chansons, commentaires particulièrement émouvants lorsque nous savons que Howard Ashman, un des compositeurs, est décédé durant le processus de création de la trame sonore. Deux scènes supprimées suivent, aussi illustrées par les images des scénarimages et accompagnées de commentaires de Ron Clements et John Musker, les réalisateurs. J'ai été assez surprise de voir qu'un personnage a été totalement effacé de la production finale, personnage qui aurait donné un aspect très différent au film: la mère d'Aladdin. Deux chansons du film ont été reprises par des artistes populaires actuellement, soit Clay Aiken qui reprend "Proud Of Your Boy" (chanson supprimée du film) et nos Newlyweds préférés, Nick Lachey et Jessica Simpson qui nous offrent une très bonne version de "A Whole New World". Les vidéoclips de ces chansons nous sont montrés, en plus du documentaire sur la production de ces œuvres. Le vidéoclip de la version originale de "A Whole New World", celle-ci interprétée par Regina Belle et Peabo Bryson, est également disponible. Toujours dans le volet musical, nous retrouvons une sélection de cinq chansons du film. Pour entendre ces chansons, nous avons deux options: soit cliquer sur le titre de la chanson et nous nous retrouverons directement au bout du film dans lequel elle joue avec les paroles écrites au bas de l'écran, soit écouter le film, et lorsque les chansons débuteront, les paroles s'afficheront.

Finalement, la section "Backstage Disney" contient trois façons différentes de visionner le film. La première est appelée "Pop Up Fun Facts", qui consiste à afficher des faits techniques ou des anecdotes qui apparaissent à mesure que le film avance. J'ai trouvé cette activité particulièrement plaisante parce que les faits présentés sont intéressants et nous en apprennent beaucoup, même si certains éléments sont repris dans les différents suppléments, et qu'ils apparaissent par eux-mêmes au bas de l'écran. Nous n'avons pas à cliquer sur des petites icônes afin d'aller voir un petit documentaire et de revenir au film par la suite comme c'est le cas sur d'autres DVD. Deux pistes de commentaires sont présentées, la première par John Musker, Ron Clements et Amy Pell, qui discutent à propos de la production, du processus de création, etc., alors que la deuxième rassemble les animateurs Andreas Deja, Will Finn, Eric Goldberg et Glen Keane, qui est un peu plus monotone que la première, mais qui nous apprend tout de même la façon dont les personnages sont animés. Des bandes-annonces complètent le contenu du premier disque.

Passons maintenant au deuxième disque, dans lequel les suppléments sont encore plus nombreux. Une section "Games and activities" offre quatre activités interactives. La première nous fait voyager sur le fameux tapis volant en compagnie d'Aladdin. Notre rôle est indispensable lorsque le tapis s'arrête devant un panneau et que nous devons choisir le chemin à suivre afin de délivrer la princesse Jasmine. J'ai trouvé les paysages visibles dans ce jeu très beaux, et l'animation est extrêmement impressionnante. L'activité "Inside The Genie's Lamp" nous offre l'ultime chance de visiter les appartements privés du Génie. Je peux vous dire que l'apparence minuscule de l'extérieur de la lampe est très trompeuse! Nous avons le choix entre faire le tour du propriétaire par nous-mêmes ou bien de se faire guider par Iago. Le jeu "Three Wishes Game" nous montre un Jafar transformé en génie pouvant nous exaucer notre souhait. Nous n'avons qu'à appuyer sur un bouton devant Jafar, et une pièce d'or se met alors à défiler autour de sa tête. Si la pièce tombe dans sa bouche, nous aurons le droit de faire un vœu. Finalement, nous pouvons faire le tour du monde en compagnie du Génie, qui nous montre ses cartes postales animées au moment de son voyage.

La section "Backstage Disney" nous présente plusieurs documentaires sur les aspects techniques de la création du film. Vous pouvez le visionner par section ou bien en entier, mais je dois vous avertir que si vous l'écoutez d'un bout à l'autre, vous en avez pour plus de trois heures, alors prévoyez-vous du temps! Les documentaires sont présentés en différentes sections. Pour chaque section, vous pouvez visionner un extrait d'une entrevue effectuée par Leonard Maltin avec tous les artisans qui ont travaillé à différentes étapes de la production. De plus, dans chaque section, vous aurez droit à de courtes entrevues menées par Gilbert Gottfried sur différentes étapes du processus. La première section s'intitule "The Producers" et offre sorte une leçon d'histoire des arts par le biais du Dr. Ali Behdad qui nous mentionne les différences entre la production de Disney et le texte dont elle s'est inspirée, "Arabian Nights" (Les contes des mille et une nuits). Ensuite, nous explorons le processus de création, donc le moment où les créateurs ont dû recommencer leur travail à zéro parce que le projet aurait été annulé sinon, le processus d'illustration menant à la création du personnage d'Aladdin, et la progression du film en partant des scénarimages jusqu'à l'animation et l'ajout final des couleurs. Dans la section musique, nous assistons à la session d'enregistrement de "A Whole New World" par Lea Salonga et Brad Kane, à la progression de la création de la scène Prince Ali. La section "The Animators" nous montre le processus d'animation à l'aide de l'ordinateur, une petite biographie de Al Hirshfeld qui a initié la méthode qui a inspiré la création du Génie et d'Aladdin, le processus de création de Jasmine et Jafar, comment les brouillons sont transformés en dessins animés, et l'excursion que Jonathan Freeman, la voix de Jafar, a effectué dans une animalerie pour rendre l'interaction entre Jafar et Iago réaliste. "The Voice Talent" nous amène en studio où les voix des différents personnages enregistrent les dialogues, et nous montre des entrevues avec Gilbert Gottfried, la voix de Iago, et d'autres interprètes de personnages d'Aladdin. Dans "Made You Look", les créateurs partagent leurs souvenirs de tournage avec nous.

Après "Backstage Disney", trois autres suppléments sont disponibles. Le premier présente une biographie d'Alan Menken, le compositeur de plusieurs chansons d'Aladdin, ce qui a valu à la production deux Oscars en 1993, soit ceux de la meilleure chanson, pour "A Whole New World", et de la meilleure trame sonore. Ensuite, "The Art Of Aladdin" rassemble les commentaires de John Musker et de Ron Clements sur l'aspect visuel du film, ce qui a inspiré chaque image du film. Une galerie de plus de 80 photos nous montre l'aspect visuel du film de manière plus détaillée. Finalement, la section "Publicity" nous fait voir les bandes-annonces du film présenté en salles et de ses suites, soit The Return Of Jafar et Aladdin And The King Of Thieves. Nous pouvons également voir les différentes affiches sorties pour la campagne de promotion, en plus des différentes façons qu'Aladdin est présenté dans les parcs thématiques autour du monde, soit Disneyland (en Californie et à Paris), Walt Disney World, Disney World, et Tokyo Disney Sea. Je vais terminer la section suppléments en mentionnant qu'un index de ce qui est contenu sur les disques est disponible autant sur le disque un que sur le disque deux.

La qualité du film frise l'excellence, les transferts étant très réussis. Les couleurs sont extrêmement bien rendues, que ce soit des couleurs éclatantes ou sombres, aucun déphasement n'est visible, ni aucun autre artéfact d'ailleurs. Les décors d'Arabie sont merveilleux et sont présentés en plusieurs tons de couleurs très bien agencés qui ressortent magnifiquement à l'écran. Lorsque nous voyons une scène très sombre, comme c'est le cas des scènes incluant Jafar, la luminosité bien ajustée fait que chaque détail de l'image reste visible malgré l'obscurité. Quant au son, il est parfaitement bien calibré. Il y a des scènes avec plusieurs pistes, comme les fois où un personnage parle, qu'on entend le bruit d'un objet quelconque ou un bruit de fond, et qu'une chanson se fait entendre à l'arrière-plan. Chaque son a sa propre importance et son propre niveau, donc un bruit de fond n'enterrera jamais le dialogue en cours, de même que la musique qui doit rester discrète restera plus basse que les bruits ambiants. Finalement, il est très intéressant de voir la musique prendre le premier plan lorsqu'une mélodie est interprétée par un personnage du film.


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