Army of One
Anchor Bay Entertainment

Réalisateur: Larry Charles
Année: 2016
Classification: 18A
Durée: 93 minutes
Ratio: 2.39:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 013132644585

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Jimmy Chartrand
27 décembre 2016

Lorsque bien entouré, Larry Charles est capable de plaisirs assez irrésistibles. Malheureusement, ce n'est pas tant le cas de "Army of One", où un Nicolas Cage complètement déchaîné doit faire avec un long-métrage jamais véritablement bon à défaut de fasciner de par la nature assez anecdotique et inusitée de sa prémisse, tout comme le charisme indéniable de son protagoniste.

Inspiré d'une histoire vraie, on y raconte le récit assez incroyable de Gary Faulkner, un fier patriote américain qui, suite aux indications de Dieu, part à la recherche de Ben Laden pour le capturer et le ramener aux autorités, déçu des lentes avancées de l'armée américaine.

Retour au long-métrage logique pour Larry Charles qui avait déjà touché des sujets similaires, notamment avec le désopilant The Dictator qui riait un peu de la situation, mais de l'intérieur. Il doit toutefois se départir de son compatriote Sacha Baron Cohen, et n'arrive pas vraiment à créer une synergie similaire avec Russell Brand ou un autre des autres vedettes de son nouveau film, même s'il offre des rôles ingrats aux multiples Paul Scheer, Denis O'Hare et même Rainn Wilson.

De plus, le hic principal c'est qu'au-delà du fait, les revirements de l'histoire, lorsqu'ils ne tombent pas dans du mélodrame inutile, n'en déplaise au grand talent de Wendi McLendon-Covey qui affiche une douceur et une tendresse qui n'est pas sans rappeler autant Emma Stone que Drew Barrymore, tout comme une belle complicité avec Cage, sont peu réalistes ou même crédibles. Et le côté plus absurde n'est jamais véritablement assumé, trop décidé à miser sur le côté véridique de l'ensemble.

"Army of One" est donc un entre-deux, doublé d'une mise en scène générique et peu inspirée, très téléfilm d'une certaine façon, probablement parce que Charles s'est trop habitué à faire de la télévision, sa filmographie étant dominée par le médium. Le montage est ordinaire, c'est filmé sans inventivité et la musique ne capte jamais notre attention. Visuellement et sonorement d'ailleurs, on n'est jamais vraiment soufflé par le traitement du DVD qui donne constamment au film des airs de série B, ce même si les images sont constamment lumineuses et que le son est assez clair.

Pourtant, dès les premières secondes, il est pratiquement impossible de quitter l'écran tellement Nicolas Cage hypnotise notre regard, capte notre attention et électrifie le film de sa performance, nous rappelant pourquoi on l'a tant aimé par le passé. Oui, beaucoup croit qu'il a jeté la serviette depuis longtemps, mais son incarnation de Faulkner nous montre qu'il sait habiter entièrement son personnage, donnant une prestation tout simplement inqualifiable. Mieux, son côté comique est véritablement soudoyé, et non pas à contre-emploi ou pour détonner avec le genre du long-métrage, l'acteur ayant trop peu la chance de participer à des comédies, ce, malgré son potentiel pourtant évident.

Bien qu'on ne sait pas trop comment il aurait été possible de faire mieux ou autrement, la pochette n'est pas particulièrement attirante. Oui, les vedettes y apparaissent et les teintes bleu, blanc et rouge rappellent le drapeau américain, mais ce n'est pas particulièrement joli. Les menus sont conventionnels, le principal est animé d'extrait du film sur un morceau musical de la trame sonore. Il y a un seul supplément, une revuette sur la production de sept minutes qui donne plutôt des allures de segment promotionnel.

En somme, "Army of One" vaut néanmoins le détour pour divertir allègrement et se rappeler le potentiel du grand acteur qu'est Nicolas Cage. Certes, le film ne parviendra jamais à tenir le cap jusqu'à sa fin, mais il parviendra tout de même à cultiver une certaine notion d'espoir, évoquant l'optimiste unique de Faulkner, tout comme à nous apporter quelques rires ici et là. Ce sera déjà ça de gagner.


Cotes

Film5
Présentation4
Suppléments-
Vidéo6
Audio6