Arnold Schwarzenegger Comedy Favourites
Twins / Kindergarten Cop / Junior
Universal Studios Home Video

Réalisateur: Ivan Reitman
Année: 1988 / 1990 / 1994
Classification: PG
Durée: 107 / 112 / 110 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD20), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-10 + DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
25 septembre 2007

Arnold Schwarzenegger et Ivan Reitman combinent leurs talents pour offrir trois comédies légères et sans effets secondaires, à regarder avant de se coucher ou après une oeuvre difficile et accaparante. Même s'ils ressortent en DVD, les "Twins", "Kindergarten Cop" et "Junior" sont réellement des produits de leur temps.

Le Terminator et gouverneur Arnold Schwarzenegger, spécialiste des films d'action à la testostérone dégoulinante, s'est essayé plus souvent qu'à son tour à la comédie de situation pour essayer de convaincre ses admirateurs qu'il n'est pas que du muscle sans cervelle. C'est dans cette optique qu'il a tourné trois fois avec Ivan Reitman, plus connu comme étant le père de l'excellent Ghostbusters. Dans "Twins" (1988), il incarne un intellectuel sans expérience pratique qui découvre l'existence d'un jumeau criminel (Danny DeVito). Chez "Kindergarten Cop" (1990), il est un policier qui doit enseigner à des enfants de la maternelle afin de coincer de dangereux criminels. Et pour "Junior" (1994), son rôle de médecin atteint un nouveau sommet alors qu'il se retrouve... enceint!

Le principal défi de ces longs-métrages est de mettre en valeur monsieur Conan dans des scènes où il doit utiliser davantage ses mots que ses bras. Les trois productions, fondées sur des modèles pratiquement identiques, ne peuvent que s'effriter avec le passage des années. Du côté de "Twins", le duo Schwarzenegger et DeVito fonctionne à merveille. Le premier est un abruti heureux et le second se retrouve toujours dans le pétrin. De ce conflit de personnalité regorge quelques touches d'humour qui font rire aisément. Et il y a toujours la magnifique Kelly Preston pour faire avaler la pilule. Déjà dans "Kindergarten Cop", la charge comique n'est plus la même. Dès que l'acteur autrichien sort de l'école, le scénario s'aplatit complètement. Heureusement, lorsqu'il reste avec les enfants, il est difficile de ne pas sourire en de nombreuses occasions. Rendu à "Junior", le charme s'est presque complètement volatilisé. Les comédiens jouent sur le pilote automatique et les apports de DeVito et d'Emma Thompson ne sauvent cette idée brillante de la normalité.

Sur le simple plan technique, aucune retouche n'a été faite depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990. Sans être vieilles, les images auraient facilement pu être plus éclatantes. La luminosité est un peu trop blanche, du grain peut apparaître et les teintes semblent sans cesse être dans la même palette de couleurs. Sur le plan du son, les pistes sonores en anglais et en français ne mettent jamais les différents haut-parleurs à l'épreuve. Au contraire, l'important est de bien entendre les voix et de ce côté, il n'y a aucun problème. Pour les gens qui ont de la difficulté avec la traduction dans la langue de Molière (avec des phrases du type "je vais les gerber pour mes quatre heures"), il y a toujours de très visibles sous-titres blancs disponibles, mais seulement en anglais. La musique, aussi solide que le clafoutis, est généralement descriptive, parfois émotive, pas toujours très saine pour l'estomac, avec ces nombreux coups dans le sirop collant.

Le boîtier dans des tons de rouge et de blanc manque nettement d'attrait. À gauche, il y a les trois pochettes originales. À droite, le visage d'Arnold, lunettes de soleil et sourire niais. Le menu principal du DVD reprend les différentes affiches des films sans musique ni mouvement. Il n'y a qu'un menu terne où il est possible de choisir sa langue, regarder une bande-annonce ou visionner le tout. Impossible de se tromper... et d'avoir accès aux moindres suppléments. C'est sans doute normal lorsque la principale vedette n'interagit presque plus avec le monde du cinéma.

"Arnold Schwarzenegger Comedy Favourites Collection" regroupe trois films comiques qui sont loin d'être des sommets marquants chez le gouverneur de la Californie. Au contraire, c'est lorsque ses longs-métrages mélangent action et rire comme dans True Lies qu'il est le plus à l'aise. Au moins, le désastre simili humoristique à la Sylvester Stallone est évité. Contrairement à John Rambo, le héros du brillant Total Recall a du charisme et il est le moindrement à l'aise à dire plus de trois mots d'affilé.


Cotes

Film6/6/4
Présentation2
Suppléments1
Vidéo6
Audio6