The Assassination Bureau
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Basil Dearden
Année: 1969
Classification: PG
Durée: 109 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 13
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Robert Bélanger
31 août 2004

Le meurtre est un truc sérieux alors on ne rigole pas avec ça. D'autant plus qu'au début du siècle dernier la tâche était souvent confiée à des amateurs qui se trouvaient, soit au bon endroit au mauvais moment ou vice-versa. Alors, quelqu'un aimant le travail bien fait a sûrement dit: "Délestez-nous de ces incapables et amenez-nous des experts qui sauront faire le boulot proprement!". Vous aurez compris que "The Assassination Bureau" est une satire et que oui, on peut rigoler avec ça. Basé sur un roman inachevé de l'écrivain Jack London, le réalisateur Basil Dearden nous propose donc une comédie très "British", à mi-chemin entre une parodie de James Bond et The Pink Panther.

Miss Winter (Diana Rigg) est une suffragette engagée qui souhaite devenir la première femme journaliste au Royaume-Uni. Ayant découvert l'existence d'une société secrète appelée "The Assassination Bureau", elle se rend voir le magnat de la presse lord Bostwick (Telly Savalas) et lui offre de mener une enquête. Elle arrange alors une rencontre avec Ivan Dragomiloff (Oliver Reed), l'homme à la tête du "Bureau", et l'engage pour assassiner... Ivan Dragomiloff! Ce dernier, amusé, accepte voyant là l'occasion de se débarrasser des nombreux incompétents qui travaillent pour lui. Il convoque une réunion du conseil et explique à ses collègues que leur prochaine mission consiste à le tuer et qu'évidemment, ce sera eux ou lui. Débute alors une chasse à l'homme à travers l'Europe où Dragomiloff, avec une miss Winter jamais loin derrière, essaiera de déjouer les plans des assassins à ses trousses. Il découvrira en cours de route que le zèle démontré par ses poursuivants dans leurs tentatives de l'éliminer cache des enjeux politiques importants qui menacent l'avenir de l'Europe!

Malgré des décors somptueux, des interprètes de talent et quelques trouvailles visuelles, comme l'insertion de cadres où sont présentées certaines scènes en noir et blanc pour simuler un film muet, "The Assassination Bureau" demeure un film qui ne satisfait pas complètement. Le ton pince-sans-rire finit par tomber sur les nerfs, plusieurs des gags ratent carrément la cible et les tentatives répétées d'assassinat sur Dragomiloff sont prévisibles et peu imaginatives. On passe également rapidement d'un pays à l'autre (France, Suisse, Italie, etc.) ce qui donne peu de chance à des acteurs de talents comme Philippe Noiret et Clive Revell de se faire valoir. Les effets spéciaux, bien qu'assez primaires, sont assez bien réussis et la scène finale dans le zeppelin est impressionnante même si la rapidité avec laquelle on dispose des méchants nous laisse un peu sur notre faim. Reste l'excellente prestation de Oliver Reed, suave à souhait, et celle de Diana Rigg, qui passe avec conviction de féministe à femme émancipée, pour nous faire oublier en partie les problèmes conceptuels d'un film à moitié réussi.

Les aspects visuels et sonores laissent passablement à désirer. L'image est granuleuse, manque de contraste et offre souvent une apparence délavée. Les couleurs sont fades et l'ensemble de la présentation semble souffrir d'une overdose de rouge, sauf lors des scènes où des effets optiques sont utilisés où tout paraît vert. Je doute fort que Paramount ait sillonné l'Angleterre pour essayer de se procurer une pellicule dans le meilleur état possible. Ce n'est pas mieux côté sonore. Les dialogues sont sourds et distorsionnés, si bien que j'avais de la difficulté à les comprendre au début du film. Ça a semblé s'améliorer par la suite, mais c'est probablement parce que mon oreille a fini par s'ajuster. Toute l'activité est concentrée dans les haut-parleurs avant et on peut à peine parler d'effet stéréo ou de spatialité puisqu'effets spéciaux et musique semblaient souvent se confondre dans une quasi-cacophonie. Ayoye mes oreilles.

Aucun supplément n'est offert sur ce DVD. Les menus sont statiques et sans accompagnement musical et le boîtier ne contient pas d'encart.

Le film a un certain charme, mais le DVD est à éviter.


Cotes

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