The Automatic Hate
Film Movement

Réalisateur: Justin Lerner
Année: 2015
Classification: NR
Durée: 97 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 857692005727

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
7 septembre 2016

Présenté au prestigieux festival South by Southwest en 2015, "The Automatic Hate" débarque de façon anonyme en DVD. Une autre incongruité du marché, parce que le film ne manque pas d'intérêt.

En froid avec son amoureuse, Davis (Joseph Cross) découvre qu'il a une cousine (Adelaide Clemens) qui lui demande l'accompagner dans sa famille. Il y a peut-être une bonne raison pourquoi il n'a jamais entendu parlé de cette partie de sa descendance...

Entre comédie pathétique et drame malsain, "The Automatic Hate" s'amuse à jouer avec les attentes des spectateurs, livrant des coups de théâtre souvent attendus. Bien que la démonstration ne soit pas toujours au point et que l'intrigue tend à s'éparpiller, l'interprétation d'ensemble est plutôt convaincante et la réalisation tire à profit de son budget minimaliste. Les dialogues ne manquent pas de séduire et on sent là tout le potentiel qui a été laissé en place dans le récent film québécois L'origine des espèces qui nage dans les mêmes plates-bandes.

La musique discrète, atmosphérique et lancinante laisse se manifester une chanson complète de Jacques Brel, ce qui est plutôt surprenant dans une production américaine. Les pistes sonores très timides se concentrent à rendre audibles les nombreux dialogues. Les images un peu sombres et granuleuses offrent néanmoins une agréable palette de couleurs, des teintes séduisantes et des contrastes sans trop de problèmes apparents.

La pochette jaune et blanche nappée de lumière attire rapidement l'attention. Le menu principal du disque est similaire. Il est statique, bercé par une mélodie éthérée. Les suppléments comprennent une satisfaisante piste de commentaires du cinéaste Justin Lerner et de l'acteur Joseph Cross, 12 minutes de scènes supprimées, des bandes-annonces et l'intriguant court-métrage britannique "Patriot" d'Eva Riley.

Une belle curiosité émane de "The Automatic Hate", ce long-métrage singulier qui ne donne pas nécessairement le goût de faire la connaissance de sa famille éloignée. Sans être génial, quelques flashs brillants émanent de cet exercice qui aurait facilement pu se casser la gueule.


Cotes

Film6
Présentation5
Suppléments6
Vidéo6
Audio6