Barbary Coast
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Miriam Hopkins, Edward G. Robinson, Joel McCrea
Année: 1935
Classification: PG
Durée: 90 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono), Espagnol (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
8 mars 2005

Le réalisateur Howard Hawks, figure mythique du cinéma hollywoodien, cinéaste capable de réaliser des chefs-d'œuvre dans tous les genres, que ce soit le film noir The Big Sleep, le western Rio Bravo ou la comédie Gentlemen Prefer blondes. Au cours de la décennie des années trente, il réalisa pas moins de dix-sept films durant cette période dont plusieurs films à succès tels le magnifique drame de guerre The Dawn Patrol, l'étonnant et le très hallucinant film de gangsters basé sur la carrière criminel d'Al Capone Scarface et que dire de son spectaculaire film consacré au monde de la course automobile The Crowd Roars. Des films de styles différents où la qualité cinématographique était toujours au rendez-vous.

En 1935, Howard Hawks allait explorer cette fois-ci, le monde des jeux où les canailles de la côte ouest des États-Unis sont prêts à tuer pères et mères pour quelques pépites d'or avec son "Barbary Coast". Ce film met en vedette trois valeurs sûres du septième art de cette époque glorieuse du cinéma, Miriam Hopkins qui venait tout juste d'être nominée pour un Oscar dû à sa brillante performance dans Becky Sharp, le méchant de service Edward G. Robinson qui s'était révélé magistralement avec son personnage de Cesare Enrico 'Rico' Bandello dans Little Ceasar et pour compléter ce trio d'enfer, le très séduisant tombeur de ces dames Joel McCrea, l'un des cow-boys les plus populaires du cinéma western américain d'avant-guerre.

L'histoire de "Barbary Coast" se situe aux alentours de 1848. De l'or vient d'être découvert à Sutter's Mill près de San Francisco. C'est alors la ruée vers l'or où les arnaqueurs, les crapules et les fripouilles de tous acabits viennent faire du business presque en toute quiétude... La ville est devenue sans loi, la force des armes domine celle de la justice. Mary Rutledge (Miriam Hopkins) arrive à San Francisco en provenance de l'est et apprend que son fiancé vient d'être assassiné. Elle va alors travailler chez Bella Donna, une maison de jeu turbulente appartenant à Louis Charnalis (Edward G. Robinson), un être sombre et cruel. Peu après, Mary tombe amoureuse de Jim Carmichael (Joel McCrea), un mineur et chercheur d'or. Ce triangle amoureux devient très malsain lorsque Charnalis constate que Carmichael s'approche d'un peut trop près de sa bien-aimée.

"Barbary Coast" est un film intéressant sans plus. La performance des acteurs combinée au merveilleux travail du technicien à la cinématographie Ray June qui reçut d'ailleurs une nomination pour un Oscar, donne à ce drame romanesque une âme et une atmosphère intrigante. Toutefois, le scénario commencé par William Wyler et repris par Howard Hawks, est confus et nébuleux et manque véritablement de vigueur pour faire de "Barbary Coast" une aventure vraiment captivante.

La qualité de l'image est douteuse, on a sûrement réalisé ce transfert à partir d'un interpositif médiocre, car les taches et les égratignures sur la pellicule sont plus qu'apparentes. Le niveau des noirs fluctue énormément, il manque de la profondeur et d'intensité. À plusieurs reprises, l'image devient floue ce qui agace énormément nos yeux. Par moment, l'image semble s'éteindre et s'allumer aussitôt. Toujours est-il que nous pouvons excuser cette carence compte tenu de l'âge vénérable de ce film. Le son est bien sûr le parent pauvre de cette édition... Nous entendons continuellement un bruit de fond (genre frottement) sur la bande-son anglaise, celles en espagnol et en français sont plus claires, mais manquent incontestablement de naturel. Son dynamisme est honnête pour un film de 1935, mais sans éclat. Nous sentons beaucoup trop l'effet studio et lorsque les acteurs parlent, le bruit ambiant est presque inaudible et par moments inexistant. Toutefois et fort heureusement, les dialogues sont toujours intelligibles dans toutes les scènes. L'emphatique musique d'Alfred Newman est bien intégrée au reste de la bande-son. En ce qui touche les suppléments, vous devrez vous contenter que de la bande-annonce originale du film. Ce maigre complément est tout de même mieux que rien du tout.

Quoi qu'il en soit, "Barbary Coast" est un film romantique à saveur théâtrale d'une époque lointaine du cinéma états-unien. Si vous êtes curieux tout comme moi de mieux connaître les productions cinématographiques des années trente, ce DVD répondra un tantinet à vos questionnements.


Cotes

Film4
Menu1
Suppléments1
Vidéo3
Audio3