The Beautician and the Beast
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Ken Kwapis
Année: 1997
Classification: PG
Durée: 107 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (DDST)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 34
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca

Selon Sébastien Noël
25 juin 2003

Qu'est-ce qui est le plus dur pour l'orgueil d'un homme? Prendre un énorme plaisir à visionner une comédie romantique prévisible, destiné à un public essentiellement féminin ou avoir apprécié le visionnement cette même comédie romantique plus que sa blonde. Le film "Beautician and the Beast" fait partie de la deuxième catégorie et pour une fois messieurs, laissez tomber votre orgueil masculin et regardez ce film.

Joy Miller (Fran Drescher) est une extravagante coiffeuse qui vit à New York, dans le quartier Queens. Malchanceuse en amour tout comme dans sa carrière, Joy est célibataire et habite toujours la demeure familiale avec ses parents qui tentent bien malgré eux de faire tout ce qu'ils peuvent pour la rendre heureuse. Lors d'un incendie déclaré dans sa salle de classe, Joy se retrouve en page principale des journaux de la ville parce qu'elle avait réussi à sauver les animaux de sa classe de coiffure lors de l'incendie. Elle attire alors l'attention du bras droit de Boris Pochenko (Timothy Dalton) l'empereur de la Slovetvie, qui avait le devoir de trouver une institutrice de science en Amérique pour enseigner aux enfants de l'empereur. N'ayant aucune connaissance en science, Joy partit pour la Slovetzie où elle fit la rencontre de Boris Pochenko, qui malgré son air de dictateur veuf et bourru, est un être charmeur et touchant.. L'entrain de Joy aura non seulement une influence positive sur les enfants du dictateur, mais elle rendra l'homme d'état plus humain et plus près de sa population.

Je pourrais facilement vous dire que ce conte de fée américain n'est qu'un ramassis de tout ce que vous avez déjà vu et vous auriez entièrement raison. Sauf que je ne peux pas laisser sous silence les nombreuses forces de ce film. D'abord, le scénario est habillement construit avec des subtilités et des répliques vives et solides que s'en est un délice de voir Dalton et Drescher se piquer mutuellement. Ensuite, les gags sont bien conçus et ne tombent pas dans le cercle vicieux de la vulgarité et de la sexualité. La performance des acteurs est brillante parce qu'ils vont au-delà de simplement réciter leurs textes. Chaque fois qu'elle apparaît dans une scène, Drescher se fait remarquer par sa gestuelle et ses mimiques qui lui donnent un charme incomparable. Même chose pour Dalton, qui prouve qu'il est capable de jouer aussi bien un homme dur qu'un être libre avec ses émotions. Les meilleures comédies sont souvent celles où l'on retrouve des acteurs secondaires solides. Dans "Beautician and the Beast", les enfants du dictateur et son bras-droit sont des personnages qui nous font sourire plus d'une fois et qui donnent une plus grande richesse au film. Je suis un gars qui rigole souvent, mais jamais à gorge déployée comme ce fut le cas pour un ou deux gags de ce film. Notons finalement que l'ambiance stylisée années 50 donnée par le réalisateur est adéquat et ajoute un charisme contagieux au film.

Le seul défaut de ce film est d'avoir passé inaperçu lors de sa sortie en salle, car il n'y a aucune égratignure du côté technique. Je suis impressionné par le traitement de l'image qui a été fait sur ce film : les couleurs sont pétillantes et claires. Les pistes sonores sont d'une remarquable pureté et force est d'admettre que même si la piste française n'est que Stéréo Surround, elle bat facilement certains films qui ont un traitement supérieur. Pour ce qui est des bonis, il y a une piste de commentaires de Fran Drescher qui raconte certaines aventures vécues lors du tournage. Elle nous confie par le fait même qu'elle avait fait engager certains de ses amis comme figurants. Qui a dit que les contacts n'étaient pas nécessaires pour faire carrière à Hollywood? Pour terminer, le menu du DVD est statique et présente simplement les personnages principaux, à l'image de cette comédie charmante qui n'a pas la prétention de se prendre au sérieux.

Je ne pensais jamais trouver mon plaisir dans cette comédie qui ressemble à plusieurs autres comédies de ce genre. J'ai fait une heureuse rencontre : Joy Miller ! Faites comme Boris Pochenko et laissez-la entrer dans votre vie. Elle vous fera sourire, c'est promis.


Cotes

Film9
Menu6
Suppléments6
Vidéo9.5
Audio9