A Beautiful Mind
Award Edition
Universal

Réalisateur: Ron Howard
Année: 2002
Classification: PG-13
Durée: 134 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca

Selon Frédéric Gouin
6 août 2002

Gagnant de quatre Oscars lors de la traditionnelle remise de prix de 2001, "A Beautiful Mind" a toutefois subit une campagne de salissage peu avant cette soirée. La communauté gaie était outrée qu'on ait omit les expériences homosexuelles de John Nash dans le scénario. La communauté juive, quant à elle, se questionnait sur le fait d'honorer, via le film, un homme ayant tenu des propos racistes envers eux. Pour conclure, plusieurs observateurs critiquaient l'invraisemblance du comportement de Nash et surtout la manque flagrant de concordance entre la biographie et le scénario. Ne reste pas moins que "A Beautiful Mind" est un excellent film avec des acteurs qui collent à leurs personnages. Un film digne d'une "Award Edition".

"A Beautiful Mind" est basé sur l'histoire peu banale de John Nash (Russel Crowe), un homme possédant un don pour les mathématiques et le décryptage de code secret. Lors de son passage à l'université de Princeton, John ne fréquente jamais les cours, préférant travailler sur la théorie qui, il l'espère, fera de lui un homme reconnu dans son domaine. Ayant des problèmes à entretenir des relations interpersonnelles, il s'attache au seul ami qu'il possède, son colocataire Charles (Adam Goldberg). Malgré les mauvaises langues, il réussit à terminer ses recherches sur sa théorie qui remet ainsi en question plusieurs principes économiques. Il est donc engager à Wheeler pour effectuer des recherches plus avancées et enseigner. C'est ainsi qu'il fait la rencontre de sa future femme Alicia (Jennifer Connelly). Pendant la guerre froide, les services secrets le demandent pour décrypter des codes secrets, ce qu'il accomplit à merveille. Lors de sa dernière mission, il rencontre Parcher (Ed Harris) qui lui demande d'accomplir du décryptage de façon secrète. En effet, les Russes seraient entrain d'organiser une attaque offensive et le moyen de communication entre eux seraient d'encoder des messages secrets dans les magazines et journaux. John Nash prend ce travail à cœur et délaisse quelque peu son travail et sa femme. Celle-ci n'hésite pas à venir à sa rescousse pour le sortir de cette conspiration qui est entrain de le détruire. Vous en dire plus pourrait nuire à votre plaisir de voir ce film.

L'image du DVD est d'excellente qualité ayant pratiquement aucun défaut. Les couleurs sont bien définies permettant d'avoir une image claire et précise. La bande audio est très dynamique et utilise l'ensemble des haut-parleurs lorsque nécessaire (scène de poursuite, par exemple). Le reste du temps, les enceintes avants sont les plus utilisées. La musique s'harmonise parfaitement avec les dialogues et les images du film. Les menus sont assez simples mais très efficaces. On utilise un concept souvent utilisé durant le film, soit celui de faire ressortir quelques lettres d'une phrase. Le menu principal est animé de quelques séquences du film et il est accompagné de musique. La transition entre les menus se fait en figeant une image de la séquence pour transposée celle-ci dans le nouveau menu.

Deux pistes de commentaires sont disponibles. La première est animée par le réalisateur Ron Howard. La seconde est animée par le scénariste Akiva Goldsman. À deux participants, il aurait peut-être été préférable de jumeler les deux animateurs pour ainsi offrir une seule piste intéressante. Vous aimez les scènes effacées du montage final ? Et bien, vous allez être servies par cette édition. Pas moins de 27 minutes pour 18 scènes sont disponibles avec ou sans les commentaires du réalisateur Ron Howard. J'ai particulièrement aimé les scènes où Nash invente un nouveau jeu ou lorsqu'il tente d'utiliser les nouvelles machines à journaux. Certaines scènes sont plus importantes comme lorsque sa femme enquête sur mari. La qualité de l'image laisse à désirer, mais elles nous permettent d'en voir un peu plus sur le film et sur ce bizarre de personnage. Les commentaires de Ron Howard sont assez intéressants et expliquent surtout les raisons du retrait de ses scènes : ne pas ralentir le tempo du film, ne pas vendre le punch du film trop tôt, etc. Il est toutefois impossible de visionner une scène en particulier. Le seul moyen d'écoute est de commencer par le début. Également sur le disque 1, quelques pages qui racontent les étapes réalisées sur la production du film et les biographies des acteurs et artisans. Une section DVD-ROM est également disponible, mais je n'ai pu la visionner.

Sur le disque 2 se retrouve la majorité des extras. Dans le documentaire "A beautiful partnership : Ron Howard & Brian Grazer" d'une durée de cinq minutes, on en apprend un peu plus sur la longue relation entre le réalisateur Howard et le producteur Grazer (ils ont déjà travaillé ensemble pour Apollo 13). Grazer est en fait celui qui à découvert l'histoire de Nash et il s'est beaucoup impliqué dans le tournage du film. Dans le documentaire de huit minutes intitulé "Development of the screenplay ( Inside a writer's mind : a conversation with Akiva Goldsman)", le scénariste Akiva Goldsman nous explique sa façon de travailler. On peut y apprendre qu'il a travaillé sur le terrain étant souvent sur le plateau de tournage pour expliquer son point de vue sur le jeu des comédiens.

On rencontre le véritable John Nash dans le documentaire de huit minutes intitulé "Meeting John Nash". Directement filmé dans sa classe, Nash explique un théorème à Ron Howard. Celui-ci fait semblant de comprendre, mais je suis sûr qu'il n'a rien compris!!! Ce documentaire est plaisant pour découvrir le véritable professeur Nash, mais le résultat n'est pas très intéressant. On peut aussi retrouver le véritable John Nash dans le l'extrait vidéo "Accepting the Nobel Prize in economics" (deux minutes). Tiré de la véritable remise de prix de 1994, on peut se rendre compte que les décors sont pratiquement les mêmes que dans le film. Dans "Casting Russel Crowe & Jennifer Connely", Ron Howard nous explique ce qui l'a poussé à choisir les deux acteurs principaux. D'une durée de près de six minutes, on apprend que la chimie entre les deux acteurs étaient très forte dès le début, ce qui a donné le déclic à Howard pour les mettre dans la peau du couple Nash. Pas de commentaire des principaux concernés (Crowe et Connely). Cela aurait été bien de voir le vrai John Nash dire si les choix d'acteurs étaient bon.

Le film à la particularité d'avoir été tourné dans l'ordre chronologique. Très peu de films sont fait de cette façon. Les acteurs ont ainsi eu la chance de faire évoluer leurs personnages en cours de route et le maquillage est une partie importante dans le vieillissement des personnages. Le documentaire "The process of age progression" nous raconte les techniques de silicones utilisées pour faire vieillir Russel Crowe. D'une durée de sept minutes, ce documentaire est assez intéressant par son contenu et les exemples qui y sont donnés. Il est possible de voir la comparaison entre les scénarimages (storyboards) et la version finale du film. Ce dispositif est disponible pour cinq scènes (trois faisant parties du film et deux ayant été retranché). Cet extra permet de voir côte à côte les deux versions ou la version du scénarimage seulement.

Le documentaire le plus intéressant selon moi, c'est "Creation of the special effects". D'une durée de dix minutes, le documentaire nous présente le directeur des effets spéciaux qui est capable d'expliquer clairement son sujet. Il utilise de nombreux exemples. Certains sont assez impressionnants, car on ne pensait même pas qu'il y avait un effet dans la scène en question. Simple mais efficace et drôlement intéressant. Vu la magnifique musique du film, il est nécessaire d'avoir un documentaire sur le sujet. "Scoring the film" permet d'entendre James Horner nous raconter son expérience sur le film et de sa collaboration avec Charlotte Church. Durée de cinq minutes. Le documentaire le plus long, c'est "Inside A Beautiful Mind". Malheureusement, ce documentaire prend rapidement une tournure promotionnelle et agace. J'ai eu l'impression de revoir le film une deuxième fois tellement qu'il y a des scènes du film. Ce documentaire est assez inutile si on a vu le film. Finalement, il est possible de voir les remerciements des gagnants aux Oscar, la bande-annonce du film, de la publicité pour la bande sonore, de la publicité pour les DVD Apollo 13, The Family Man, K-Pax et Patch Adam et quelques liens Internet se rapportant au film.

Ouf! C'est toute une édition pour cet excellent film. Malgré les critiques et le fait que l'histoire fut romancer pour les besoins du cinéma, c'est un film qui mérite les nombreux prix gagner au cours de l'année. Dommage pour Russel Crowe qui n'a pas réussi à décrocher son deuxième Oscar. Il méritait celui-ci beaucoup plus que pour Gladiator.


Cotes

Film8.5
Menu8
Suppléments7
Vidéo9
Audio8