Beyond the Lights
EOne Entertainment

Réalisateur: Gina Prince-Bythewood
Année: 2014
Classification: 14A
Durée: 116 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 774212113796

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
21 février 2015

Avec son histoire prévisible, ses morales à la clé et ses aspects kitch, "Beyond the Lights" aurait dû être un échec sur toute la ligne. Il s'agit pourtant d'un film qui remplit parfaitement ses objectifs de divertir avec honnêteté.

Une chanteuse populaire (Gugu Mbaatha-Raw) qui est sur le point de lancer son premier album a maille à partir avec la presse après un incident qui aurait pu être regrettable. Elle trouve réconfort auprès d'un policier (Nate Parker) qui a des aspirations politiques.

Ce récit sur les revers de la gloire ne sent pas la nouveauté. On voit venir longtemps d'avance les revirements et le ton fleur bleue fait sourire (volontairement ou pas). Avec la réalisation assez tape-à-l'œil de Gina Prince-Bythewood, il y a pratiquement tous les éléments pour décrocher. Il ne faudrait cependant pas le faire. Pour une rare fois, le scénario aborde avec sincérité les affres des plans de carrière, livrant une critique mordante du show-business, du culte de l'image et de la sexualité omniprésente dans la vie de tous les jours. On sent une justesse dans le traitement, un mélange de drame, d'humour et de romance qui évite les excès. L'interprétation est également de premier ordre. Le tandem formé de Gugu Mbaatha-Raw et de Nate Parker fonctionne parfaitement et il y a les toujours excellents Minnie Driver et Danny Glover dans des rôles secondaires.

La musique de nature hip-hop, pop et sucrée scie bien à l'univers en place. Il y a même une pièce qui a décroché une nomination aux Oscars. La piste sonore anglophone en Dolby Digital 5.1 utilise avec discernement les différentes enceintes, y faisant ressortir des bruits de cris et d'applaudissements, de klaxons, de véhicules et d'appareils photo. Les voix sont généralement claires et il est possible d'insérer de visibles sous-titres blancs. Les images lustrées, mais un peu trop blanches offrent des teintes précises, des contrastes détaillés et une honnête palette de couleurs.

La pochette blanche, noire et mauve à l'effigie de l'héroïne qui regarde son amoureux croule sous les stéréotypes les plus élémentaires. De quoi lui préférer nettement le menu principal du disque, qui est composé d'un montage de scènes et d'une mélodie sobre. Les suppléments plus ou moins recommandables comprennent des bandes-annonces, de la publicité, six séquences supprimées inutiles avec une option d'insérer les commentaires de la cinéaste, un court documentaire sur le travail du perchiste et des séances photo de la section tournée au Mexique. C'est au final très superficiel.

Surprenante petite réussite qui aurait dû se casser la gueule, mais qui s'avère au contraire très potable, "Beyond the Lights" confirme que de bons comédiens et un ton authentique font souvent toute la différence entre un bon et un mauvais film.


Cotes

Film6
Présentation6
Suppléments3
Vidéo7
Audio7