Black Orchid
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Martin Ritt
Année: 1959
Classification: PG
Durée: 94 minutes
Ratio: 1.96:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 11
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Alexandre Martin
21 août 2004

Martin Ritt est un de ces réalisateurs qui, lors des fortes années de la guerre froide, furent dénoncés à cause de leur supposé passé communiste, et conséquemment mis sur une liste noire à Hollywood. "The Black Orchid" est l'un des tout premiers films qu'il a réalisés après son retour en grâce. Comme acteurs principaux, on y retrouve Anthony Quinn et Sophia Loren; c'est là l'attrait principal du film. Les deux acteurs ont une chimie évidente à l'écran; d'ailleurs, on avait pu les voir jouer ensemble dans un autre film, Attila, en 1954. Pour sa prestation dans "The Black Orchid", Sophia Loren a remporté le prix de la meilleure interprète féminine au festival international de films de Venise.

"Black Orchid" nous présente l'histoire de Frank Valente, un veuf à qui il ne reste que sa fille Marie. Mais plutôt que ce soit Frank qui monopolise l'affection de sa Marie, c'est plutôt elle qui porte un soin jaloux à son père. Lorsque celle-ci est en voie de se marier et de déménager à Atlantic city, Frank profite de sa "liberté" pour courtiser Rose Bianco, nouvellement veuve des suites du meurtre de son mari par la mafia. Après avoir essuyé de nombreuses rebuffades, Frank tout de même réussit à charmer Rose, et tous deux décident de se marier. En plus de pouvoir célébrer leur amour, le mariage aura aussi comme conséquence de faire sortir le fils de Rose d'un centre de détention pour enfant. Bref, tout irait pour le mieux si ce n'était que de la jalousie maladive de Marie qui refuse que son père se marie, prétextant que Rose n'est pas une bonne femme...

Bien que les comédiens aient un talent indéniable, le film dans son ensemble ne leur rend aucunement justice. Tout d'abord, l'histoire est tout à fait invraisemblable; la scénarisation est tellement rapide qu'on a peine à y croire. De plus, la jalousie oedipienne de Marie est exagérée, et la tentative de mise en place des événements ne la rend pas plus crédible. En plus de tout cela, les dialogues sont généralement insipides, enlevant toute chance de rédemption aux comédiens. Par chance, les deux acteurs principaux sont d'un excellent calibre, ce qui aide un peu à faire passer le film...

Techniquement, l'image présentée est d'une bonne qualité numérique. On ne constate pas de défauts pour ce qui est de la compression; l'image est bien gradée et comporte un niveau suffisant de détails. Par contre, le matériel utilisé pour le transfert laisse un peu à désirer. On note une multitude de débris et égratignures, ainsi que plusieurs points noirs et blancs. La luminosité de l'image varie aussi de temps en temps.

Du côté sonore, on nous présente une piste convenable, sans plus. Par endroits, notamment au début, la musique est stridente, rendant même l'écoute désagréable puisque, en comparaison, les dialogues manquent un peu d'intensité. On note aussi quelques pertes en fréquence aux deux extrémités du spectre. En tenant compte des limitations de l'époque et du manque de visibilité d'un tel film, on comprend qu'un minimum d'attention ait été porté aux aspects techniques. Le disque ne comporte aucun supplément, quel qu'il soit. Les menus sont très simples, sans animation ni musique, ne consistant qu'en une photo en arrière-plan. Ils sont toutefois clairs.

Bref, on nous présente un DVD à la hauteur du film qu'il supporte, c'est-à-dire moyen.


Cotes

Film6
Menu1
Suppléments-
Vidéo6
Audio5