Black Sunday
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: John Frankenheimer
Année: 1977
Classification: 14A
Durée: 143 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca

Selon Alexandre Martin
20 novembre 2003

Parmi le grand public, très peu connaissent l'excellent film qu'est "Black Sunday". Étonnamment, pour toutes sortes de raisons, sa postérité aurait dû être assurée. Pour commencer, le réalisateur en est John Frankenheimer. Ce dernier a à son actif plusieurs films qui ont marqué le temps; les plus célèbres sont sans doute The Manchurian Candidate et Birdman of Alcatraz. Ensuite, ce n'est nul autre que John Williams qui signe la musique du film, lui qui a composé les thèmes de films les plus reconnus: Star Wars, Indiana Jones, Harry Potter, Superman, etc. Finalement, le film est basé sur le tout premier livre de Thomas Harris. On se rappellera que c'est lui qui a inspiré la série de films mettant en vedette le Dr Hannibal Lecter (Manhunter, Silence of the Lamb, Hannibal et Red Dragon). Mais mises à part toutes ces raisons qui, à elles seules, font en sorte que le film vaut la peine d'être vu, c'est l'histoire qui se démarque le plus, de par ses similitudes avec les événements présents.

Dans "Black Sunday", on nous présente les sombres machinations d'une membre du groupe terroriste Black September (Marthe Keller). Dans le but de sensibiliser les Américains à la guerre israelo palestinienne, elle fomente l'assassinat de 80 000 personnes, lors du SuperBowl. Pour ce faire, elle recrute un des pilotes du dirigeable Goodyear (Bruce Dern), un ancien prisonnier de guerre au Viet Nam qui veut se venger de son gouvernement. C'est donc à un agent israélien (Robert Shaw), lui-même terroriste pour le compte de son pays, que revient la tâche de mettre à jour ce complot, et surtout d'en empêcher la réalisation.

Il est étonnant qu'un film de cette trempe n'ait pas atteint une renommée plus grande. En plus de tous les éléments énoncés ci-haut, qui, à eux seuls, ne garantissent pas nécessairement le succès d'un film, on ne lui trouve que des qualités. La performance des acteurs est remarquable; par exemple, les deux terroristes sont si convaincants dans leur rôle que, jusqu'à la fin, on souhaite qu'ils réussissent leur plan, aussi horrible soit-il. La trame narrative est aussi adroitement tissée, créant un suspense constant pendant tout le dernier segment du film. Notons aussi que le film a été tourné "live" pendant le SuperBowl de 1976, ce qui nous permet de voir en action les Terry Bradshaw et Coach Tom Landry, tout en voyant en arrière-plan le personnage de Robert Shaw se démener pour trouver les terroristes.

Compte tenu de l'âge avancé du matériel source utilisé pour le transfert du film, la qualité obtenue est plus que remarquable. L'image est bien contrastée, et très bien détaillée. On ne note pas non plus d'égratignure ni de poussière. La gestion de la compression a été aussi bien réalisée, sauf peut-être au niveau des noirs qui bloquent de temps en temps. Ceci est d'ailleurs, par endroits, un peu contrariant. Il est à noter qu'il y a un problème de cadrage dans les premières minutes du film: deux bandes noires apparaissent de part et d'autre de l'écran. Ce malheureux détail est peut-être volontaire, pour s'assurer que le générique de début paraît en entier à l'écran, sans qu'il soit victime de la troncature faite par la plupart des téléviseurs ("overscan").

Du côté sonore, on nous propose en version anglaise une piste remixée Dolby Digital 5.1, ainsi que la piste originale restaurée mono. Mis à part une spatialité évidente pour la première, surtout au niveau de la musique, les deux pistes sont pratiquement identiques. Sans qu'il y ait trop d'artifices, elles sont tout à fait adéquates, mais souffrent évidemment des limitations de l'époque. Ainsi, on ne note pratiquement pas de basses fréquences (même dans la piste remixée), ce qui est décevant lors des nombreuses explosions et coups de feu. Les hautes fréquences sont, elles aussi, rapidement saturées. Le dynamisme en intensité est aussi limité. Néanmoins, la musique n'empiète pas sur les dialogues, qui sont toujours bien audibles.

Comme suppléments, cette édition DVD ne nous offre, malheureusement, absolument rien. Comme menu, on a tout simplement droit à une image fixe, sans musique. Bref, même si ce DVD ne nous offre que le film, il n'en demeure pas moins que celui-ci nous est présenté d'une façon plus qu'adéquate. Espérons que cette édition aide à faire connaître ce joyau caché du cinéma.


Cotes

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