47 Ronin [Blu-ray]
Universal Studios Home Entertainement

Réalisateur: Carl Rinsch
Année: 2013
Classification: PG
Durée: 119 minutes
Ratio: 2.40:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMA51), Français (DTS51), Espagnol (DTS51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (BD-50 + DVD-9)
Code barres (CUP): 025192227462

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Ducharme
1er avril 2014

Depuis quelque temps, les films de Samouraïs semblent reprendre un certain intérêt aux yeux des cinéastes. Grâce à leur culture riche parsemée de légendes hautes en couleur ainsi qu'à leurs exploits guerriers passionnants, ce regain de vie paraît tout à fait justifié. Après nous avoir présenté The Man with Iron Fist, Universal récidive avec "47 Ronin". Tirée d'une légende japonaise qui fut elle-même inspirée d'un fait réel, cette oeuvre se démontre comme étant un vibrant hommage à cette culture qui est devenue source d'inspiration pour le cinéma américain.

Dans l'ancien Japon féodal, un gamin au sang-mêlé ayant été recueilli par un seigneur tombe éperdument amoureux de sa fille. En vieillissant, Kai fait tout pour protéger son maître, tout en subissant la hargne des autres samouraïs qui l'accusent de fraterniser avec les démons. Lorsque le royaume tombe entre les mains d'un clan ennemi, l'héritière doit épouser le méchant Kira et les soldats en sont bannis. Vendu en esclave, Kai est secouru par le ronin Oishi qui, avec d'anciens compagnons d'armes, décide de se venger et de reconquérir leur honneur, pour ce faire, ils doivent affronter des adversaires et des créatures redoutables.

À l'image du film The Man with Iron Fist,"47 Ronin" nous raconte l'histoire d'un groupe de personnes en quête de vengeance suite au meurtre de leur maître. Avec l'aide d'un sang-mêlé, ces derniers se lancent dans des péripéties à saveur surnaturelle. Cependant, les similitudes de ces deux productions se dissocient par leur traitement qui se révèle nettement différent l'un de l'autre. Contrairement au film de RZA qui usait d'un style plus éclaté et marginal, l'oeuvre de Carl Rinsch possède un traitement plus fantastique. Ceci de façon à demeurer le plus prêt possible de la légende originale. Ce désir se voit consolider par l'importance que le scénario porte à chacun des éléments culturels du Japon féodal. Facteur qui était peu présent dans The Man with Iron Fist étant donné qu'il était avant tout un vibrant hommage aux Mangas. Cette fois-ci, la violence n'est pas un élément central. Au contraire, le réalisateur tente plutôt de mettre en image la poésie retrouvée dans la culture asiatique d'autrefois. De cette manière, on se voit rapidement charmé par l'attention particulière offerte par l'aspect artistique du film nous éblouit. Chaque plan devient ainsi une oeuvre d'art, dont la beauté. C'est pourquoi je vous suggère fortement de le visionner dans sa version 3D. Par cette faculté, vous serez amenés à vivre une expérience de visionnement plus passionnante.

Cependant, pendant que le réalisateur met toute son énergie dans la confection d'un univers fantaisiste, ce dernier semble minimiser l'importance des personnages. Pire encore, il traite les 47 Ronin comme un seul individu. De cette façon, nous avons très souvent de la difficulté à les différencier. En aucun temps, on tente de donner un caractère propre à chacun des guerriers, ce qui rend impossible pour les spectateurs de créer le moindre lien avec eux. On comprend leur désir de vengeance, mais nous nous sentons jamais concernés émotionnellement par la fatalité des héros. Un problème qui provient du trop grand désir du réalisateur de transposer le plus fidèlement possible la culture asiatique à l'écran. Donc, l'individualisme laisse place au droit commun. Tandis que l'émotion reste une démonstration peu acceptable aux yeux du territoire. Sous cette contrainte, il est très difficile de réussir à exploiter au maximum toutes les possibilités dramatiques que cette histoire aurait pu procurer. À la place, nous avons droit à une oeuvre froide à l'image de Keanu Reeves qui semble avoir perdu toute émotion depuis The Matrix.

Au niveau technique, la version Blu-ray nous offre tout simplement le meilleur en termes de qualité visuelle et audio. Tout d'abord, muni d'une belle palette de couleurs et d'une solide reproduction des détails, le tout nous éblouit par l'aspect fantaisiste des éléments projetés à l'écran. Servi avec des effets spéciaux particulièrement réussis, "47 Ronin" réussit l'exploit de donner une certaine crédibilité à cet univers imaginaire. Du côté son, la piste sonore nous soumet une immersion parfaite qui parvient non seulement à bien accompagner l'action, mais également à rendre le tout que plus magique. Cependant, nous dénotons que la musique a malheureusement tendance à enterrer quelque peu les dialogues.

La section des suppléments de son format Blu-ray nous propose différents segments exclusifs entourant l'envers du décor, les chorégraphies ainsi que la conception des effets spéciaux. Même si ceux-ci se montrent trop courts pour vraiment faire un tour approfondi de chacun des sujets, ces éléments se montrent très intéressants à découvrir. Le tout se termine avec des scènes retranchées au montage final.

À la fois pourvu de protagonistes manquant de substance ainsi qu'un visuel à couper le souffle, "47 Ronin" se voit muni autant de qualités que de défauts. Bien que nous éprouvons beaucoup de plaisir à découvrir les événements fantaisistes qu'il nous offre, le destin des héros nous laisse malheureusement ni chauds ni froids.


Cotes

Film6
Présentation8
Suppléments7
Vidéo10
Audio8