9 ½ Weeks [Blu-ray]
Warner Home Video

Réalisateur: Adrian Lyne
Année: 1986
Classification: R
Durée: 117 minutes
Ratio: 1.85:1
Codec: 1080p (VC-1)
Langue: Anglais (DTSHDMA51), Français (DDST), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-25)
Code barres (CUP): 883929237807

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
29 mars 2012

Œuvre sensuelle qui a marqué son époque, "9 ½ Weeks" n'a plus le même charme en 2012 qu'en 1986. Reste qu'on le regarde à nouveau avec curiosité, un large sourire aux lèvres.

Elizabeth (Kim Basinger) est une jolie divorcée qui est ensorcelée par John (Mickey Rourke), un mystérieux inconnu. Au fil des jours et des semaines, ils vivront une passion dévorante, qui pousse madame à explorer de plus en plus en profondeur ses désirs et ses fantasmes. Tôt ou tard, ils devront revenir sur terre, et le désenchantement risque d'être grand.

Il est aisé d'imaginer toute l'encre qu'a pu faire couler ce film sexy et controversé, parsemé de symboles sexuels et de scènes coquines. Le cinéaste Adrian Lyne a toujours eu la réputation d'être un réalisateur sulfureux et il touche son zénith en dénudant l'affriolante Kim Basinger, en demeurant froide comme un iceberg. Il se garde une petite gêne devant Mickey Rourke de la belle époque. Ce duo ferait fondre n'importe qui, et plusieurs de leurs séquences intimes – notamment celle de jouer avec la nourriture – ont marqué l'imaginaire collectif.

Ce n'est toutefois pas le cas du scénario, creux et sans réel intérêt. Les personnages ne sont explorés qu'en surface et les désarrois des êtres touchent difficilement. Malgré une mise en scène adéquate et de bons comédiens, il n'est pas rare de trouver le temps long devant cet essai de près de deux heures. Les segments dramatiques font généralement sourire et les passages plus délicats court-circuitent le soupçon de suspense qui pouvait exister.

La musique en phase avec une période historique donnée - les années 1980 - ne laissera personne indifférent. Les pistes sonores sont limitées, titillant les enceintes au lieu des les exploiter correctement. Les voix parfois faibles s'entendent généralement sans problème, il y a un doublage francophone (qui ne paye pas de mine) et de corrects sous-titres qui contiennent quelques erreurs typographiques ou grammaticales. Les images de cette édition Blu-ray ne sont pas toujours au point. Le grain et les égratignures sont de la partie, au même titre que les couleurs délavées et les contrastes trop sombres. Cela ne pose pas toujours problème, mais lorsque c'est le cas, le résultat est fâcheux.

La pochette montre un homme et une femme en plein ébat. Bien entendu, on ne voit presque rien: que deux visages en parfaite symbiose. Le menu principal du disque reprend cette pose inspirante. Le tout est cependant statique et sans mélodie. Le seul supplément disponible est une bande-annonce. Il faudra donc repasser pour la piste de commentaires et les scènes supprimées... ou allongées.

Présentée en version intégrale (ou "Uncut"), "9 ½ Weeks" demeure un effort émoustillant, qui n'a plus du tout la même vigueur 26 années après sa sortie. Cela fait toujours plaisir de revoir deux acteurs au sommet de leur carrière et certains moments qui rappellent de véritables cauchemars piquent la curiosité. Reste que cette démonstration s'avère très superficielle dans sa façon d'explorer le désarroi et la solitude d'êtres humains. Le cinéphile est plutôt là pour se rincer l'œil, parce que la trame narrative n'est pas suffisamment étoffée pour tenir en haleine jusqu'à la fin. Mais bon, il y a la Kim Basinger des beaux jours pour garder éveillé...


Cotes

Film5
Présentation3
Suppléments1
Vidéo5
Audio6