An American in Paris [Blu-ray]
Warner Home Video

Réalisateur: Vincente Minnelli
Année: 1951
Classification: G
Durée: 114 minutes
Ratio: 1.33:1
Codec: 1080 (VC-1)
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono), Espagnol (Mono), Allemand (Mono), Italien (mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol, Chinois, Danois, Finlandais, Allemand, Italien, Norvégien, Portugais, Suédois
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 883929040599

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
13 avril 2009

Moi qui n'aime pas les musicals, j'ai pourtant choisi de visionner deux films que je n'avais jamais vus auparavant, "Gigi" (voir ma critique) et "An American in Paris". Des éditions spéciales double DVD de ces deux films étaient parues en septembre 2008, sans trace de leur contreparties haute définition qui avaient tout de même été annoncées pour une sortie simultanée. Mais voilà que ces deux disques Blu-ray se sont montrés la fraise à la fin du mois de mars. Une occasion pour moi d'enfin voir ces films dont j'entends parler depuis longtemps.

Nous sommes introduits à l'ouverture du film "An American in Paris" à trois hommes, Jerry Mulligan (Gene Kelly), un Américain qui essaie de se fabriquer une réputation comme peintre, Adam Cook (Oscar Levant), un pianiste de concert qui n'a jamais donné de concert, et Henri Baurel (Georges Guétary), un chanteur français très populaire. Henri et Jerry connaissent depuis longtemps Adam, mais ne se connaissent entre eux que depuis le début du film. Henri parle à Adam de sa nouvelle flamme, en fait une fille qu'il a été sous sa protection durant les années de guerre de laquelle il est tombé graduellement en amour, Lise Bouvier (Leslie Caron). Jerry pour sa part rencontre Milo Roberts (Nina Foch), une riche héritière dans le domaine de l'huile à bronzage qui s'intéresse... hum... à sa peinture. Il se fait tordre beaucoup le bras à accepter l'offre, au nom de sa carrière qui ne démarre pas. Le film s'amorce vraiment lorsque Jerry fait la rencontre de la femme de sa vie, une rencontre qu'il impose à la pauvre fille, qui accepte pourtant ses avances avec le sourire. Le clou du spectacle est quand Jerry annonce à Adam qu'il veut finir ses jours avec elle. Sa panique veut tout dire quand il apprend son nom: Lise Bouvier!

Pour un film musical, j'ai trouvé que c'était assez léger. Pas trop de longs numéros, mis à part les "rêves en couleurs" de Jerry et d'Adam, aussi flamboyant que possible. Que des numéros simples et amusants qui s'intègrent très bien à l'action courante. Dans un film avec Gene Kelly, on s'attend à de la danse, mais je dois dire que c'est Leslie Caron qui m'a étonné avec sa versatilité! Bien sûr Kelly ne donne pas sa place avec un numéro sur le piano d'Adam et un très plaisant "I Got Rhythm" avec de petits Français qui veulent des cours d'anglais et de danse américaine! D'ailleurs, "An American in Paris" est presqu'une expérience française... sauf que le tout est tourné dans la cour arrière chez MGM aux États-Unis!

"American in Paris", photographié en Technicolor (capturé sur plusieurs négatifs sensibles à différentes couleurs), est le tout dernier récipient du procédé Ultra-Resolution de Warner qui donne une image combinée électroniquement, très juste, très précise, au film. Le niveau de détail est cependant décevant, on pourrait presque dire absent. Pourtant, nous voyons du détail au niveau des tissus des vêtements des gens en premier plan, mais sans en deviner la texture. Le détail semble effacé, voire lavé, peut-être comme ça sur le négatif lui-même. Et cette grisaille constante dans les sections hors du sujet mis en foyer devient fatigante lorsque nos yeux explorent la scène (après quelques visionnements) au lieu du sujet. De plus, les couleurs sont vraiment trop saturées, tout le monde a la peau rose orangée. Les noirs sont profonds d'encre, peut-être un petit peu trop dans certaines scènes. Il faut dire que le film est âgé, mais j'ai vu certains projets de cet âge mieux réussir sur Blu-ray... et d'autre faire bien plus pire (et avec moins d'âge!). Je fus légèrement surpris de ne voir que des pistes monophoniques sur ce disque, rien en haute définition sonore. Pourtant, tout ressort tellement bien durant toute la présentation. Jamais l'idée de désirer plus que ce l'on nous offrait comme performance audio m'a croisé l'esprit. Des fois, ce n'est pas mauvais de garder l'original. Il aurait cependant été intéressant de faire "matcher" le son des pas de danse de Kelly avec ses mouvements... mais peut-être cela était aussi dans l'original!

À la fin du film, lorsque nous retournons au menu, un écran plein de petits textes offrant des tonnes de suppléments nous apparaît. Ce n'est que tu tape-à-l'oeil, car plusieurs de ces textes ne sont qu'une liste de divers éléments de la même catégorie. Comme suppléments, il y a d'abord une piste de commentaires de Patricia Ward Kelly, la veuve du fameux danseur, qui nous présente une série d'extraits audio d'entre autres Arthur Freed, Gene Kelly, Vincente Minnelle, Leslie Caron, Nina Foch, Michael Feinstein, Johnny Green, Preston Ames, Irene Sharaff, Alan Jay Lerner et Saul Chaplin. Intéressant, mais ardue à écouter. Cela est suivi par le documentaire - offert en haute définition - "S'wonderful: The Making of An American in Paris" qui traite de pas mal toute la production, doublant en partie ce qui a été introduit dans la piste de commentaires. Ensuite, il y a le documentaire PBS de 2002 "American Masters Documentary: Gene Kelly: Anatomy of a Dancer" qui est un genre de biographie qui remonte des débuts du danseur jusqu'à la fin. Il y a par la suite une série de scènes alternes (une vidéo et plusieurs autres audio), trois interviews radio promotionnelles et le court-métrage "Paris on Parade" de la série FitzPatrick Traveltalks qui parle de l'Exposition Internationale "Arts et Techniques dans la Vie moderne" qui s'est tenue à Paris en 1937. Comme dernier supplément, il y a un dessin animé de 1951 par Ted Avery, certainement le plus ingénieux qui soit. Un jeune homme monte au ciel et vient à expliquer à Saint-Pierre l'histoire de sa vie... mais en utilisant du slang. Nous le voyons donc imaginer ce que l'on essaie de lui dire, mais de façon littérale!

Voilà un film qu'il faut voir, mais dans mon cas ça ne me dérangerait pas vraiment de ne plus le revoir. Seule la scène où Adam est mal à l'aise m'a vraiment marqué, alors que tout le reste m'a laissé plus ou moins froid. Le transfert visuel ne m'a pas satisfait au niveau de sa haute définition et que les deux documentaires (et le dessin animé) m'ont intéressé dans cette grande liste de suppléments.


Cotes

Film6
Présentation5
Suppléments7
Vidéo7
Audio7