Arthur (2010) [Blu-ray]
Warner Home Video

Réalisateur: Jason Winer
Année: 2011
Classification: PG
Durée: 110 minutes
Ratio: 1.85:1
Codec: 1080p (VC-1)
Langue: Anglais (DTSHDMA51), Français (DD51), Espganol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-25 + DVD-9)
Code barres (CUP): 883929199693

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
5 août 2011

Remake satisfaisant d'un vieux succès populaire du début des années 1980, "Arthur" offre la chance à Russell Brand de briller comme jamais, notamment en formant un duo attendrissant en compagnie de la vénérable Helen Mirren. Pas révolutionnaire pour deux sous, mais mignon comme tout.

L'argent ne peut pas tout acheter. C'est ce qu'apprend à ses dépens Arthur (Russel Brand), un éternel adolescent de 30 ans qui écoute encore les directives de sa nounou (Helen Mirren). Promis à une riche et antipathique brune (Jennifer Garner), son coeur bat pourtant pour une resplendissante blonde (Greta Gerwig) qui n'a pas un sou.

Bien que le 21e siècle avance à grands pas, on n'en finit plus de redécouvrir le charme des années 1980. C'est le cas d'Arthur, le très agréable long-métrage de Steve Gordon qui mettait en vedette Dudley Moore. Pour cette relecture qui mise davantage sur le rire que sur l'émotion (il y a tout de même de la place pour le pathos), un homme mène le bal: Russel Brand. Plus encore que dans ses précédents et inégaux Forgetting Sarah Marshall et Get Him to the Greek, le Britannique utilise son physique et son humour particuliers afin de créer une réaction, qui est généralement positive et instantanée. Il le fait ici sans trop forcer la dose, conscient que le récit ne méritait pas un acharnement de sa part.

Ce poisson hors de l'eau (qui aurait très bien pu être Jim Carrey ou Adam Sandler à une autre époque) est amené à porter un regard différent sur lui et sur ses semblables. Là où le prisme du moralisme aurait pu être assourdissant (Arthur est alcoolique, la jolie blonde rêve d'écrire un livre pour enfants en s'occupant de son père malade), le réalisateur Jason Winer en évite généralement les poncifs les plus élémentaires. Oui, les bonnes valeurs seront triomphantes, sauf qu'elles ne le seront jamais bêtement ou simplement. Le tout passe par une histoire d'amitié qui tient bien la route (le duo avec la vénérable Helen Mirren fonctionne parfaitement) et une romance qui n'est pas négligeable (Greta Gerwig est tout simplement lumineuse).

Débutant à la façon du récent et mésestimé The Green Hornet, l'essai se place davantage sous le sceau de l'humour gentil et politiquement correct. Celui qui fait sourire en de nombreuses occasions, mais qui ne surprend jamais réellement. Ce type de sujet est loin d'être nouveau et pour son premier film, le réalisateur n'a pas voulu prendre beaucoup de risque. Il s'applique cependant à reproduire convenablement l'atmosphère de New York, en utilisant par exemple de spectaculaires plans aériens.

La musique légère s'agence bien à l'ensemble. Les pistes sonores, efficaces sans être omniprésentes, font ressortir la faune urbaine de la Grosse Pomme. Les voix sont claires, le doublage francophone est de qualité, et les sous-titres blancs demeurent très aisés à lire. Les images du Blu-ray sont bien fournies sur le plan des détails. Les couleurs s'avèrent riches et précises, les teintes toujours au point, et les contrastes nuancés font oublier la présence de blocage.

Une copie numérique et DVD se retrouvent également dans le boîtier. La pochette est plutôt rigolote, montrant trois des personnages les plus importants. Le menu principal du disque reprend ce concept statique en y ajoutant une mélodie cocasse. Les suppléments comprennent un documentaire de 11 minutes sur le tournage qui traite de l'importance de l'improvisation, dix minutes de scènes supprimées assez désopilantes et un bêtisier des fous rires d'Helen Mirren. De quoi s'amuser, mais pas assez longtemps.

"Arthur" n'a pas eu le même succès que son prédécesseur, qui a tout de même récolté près de 100 millions de dollars en 1981. Il s'agit toutefois d'une reprise honnête, parfois inutile et trop longue, mais dont les personnages très colorés finissent par séduire. Non, il était difficile d'imaginer tout cela en regardant l'ordinaire bande-annonce.


Cotes

Film6
Présentation6
Suppléments4
Vidéo8
Audio7