A.I. Artificial Intelligence [Blu-ray]
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Steven Spielberg
Année: 2001
Classification: 14A
Durée: 145 minutes
Ratio: 1.85:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMA61), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 31
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 097361244464

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
17 mai 2011

À la sortie de "A.I.: Artificial Intelligence" en 2001, bien des rumeurs circulèrent au sujet du scénario. Il aurait en effet s'agit d'un projet de Stanley Kubrick qui le laissa inachevé à sa mort et que Steven Spielberg aurait repris pour mener à bien. En fait, la vérité est toute autre. Kubrick avait bien investi quatre années de recherche et de développement sur un projet semblable, mais l'avait abandonné devant la complexité de la chose et lorsqu'il apprit que Spielberg avait déjà commencé la pré-production de son propre film tiré de la même nouvelle de l'auteur de science-fiction Brian Aldiss.

Mais peu importe la petite histoire, le résultat est bel et bien un film de Spielberg et n'a rien de semblable à un de Kubrick. Et je dirais même qu'il a tous les éléments chers au réalisateur américain et que c'est probablement pourquoi il reste un de ses films favoris. On y retrouve un personnage central d'enfant, une famille reconstituée, une amitié improbable, un univers fantastique (ou futuriste dans ce cas-ci), des extra-terrestres humanoïdes, des effets spéciaux et visuels omniprésents, de la musique de John Wiliams mur à mur et, bien entendu, une fin heureuse. Et un manque de subtilité caractéristique de Spielberg et de bon nombre de ses contemporains œuvrant à Hollywood.

"A.I." raconte l'histoire de notre planète dans une cinquantaine d'années lorsque le réchauffement aura fait fondre les calottes glacières et enseveli des terres et des villes complètes comme Venise, Amsterdam et New York (et Montréal, bien qu'on ne la mentionne point!). Les humains ont créé des robots intelligents pour faire les tâches ménagères et leur tenir compagnie. Une équipe de scientifiques menés par William Hurt décide de pousser la chose à son niveau supérieur, c'est-à-dire créer un robot enfant capable d'aimer. On achève le prototype et on le met à l'essai dans une famille dont l'enfant est dans un coma depuis des mois. Mais lorsque la mère commence à s'habituer à cet être artificiel attachant, un miracle survient. Leur fils biologique se réveille et rentre à la maison. Ce sera alors la déchéance pour le jeune robot David que ses parents décident finalement d'abandonner sur le bord du chemin.

Mais l'androïde intelligent ayant gouté à l'amour maternel décide de faire comme Pinnochio dont sa maman lui racontait l'histoire et de trouver une bonne fée qui le transformera en vrai petit garçon. Lors de sa quête, il rencontrera un androïde prostitué mâle (Jude Law) et ensemble ils tenteront de réaliser le rêve du jeune David. Mais le monde des humains a peu de place pour les espérances des robots, surtout si ces derniers sont recherchés par la loi...

J'avoue que la prémisse de base pour le film est plutôt intéressante. Le questionnement amené par la création de robots intelligents et qui pourront éventuellement ressentir des émotions est vital à notre époque ou les cellulaires et les ordinateurs sont devenus des extensions de nos bras et nos oreilles. Mais malheureusement, le traitement servi par le metteur en scène ne frôle qu'en superficie l'aspect philosophique du problème et se borne à nous montrer les tribulations d'un jeune enfant robot (Haley Joey Osment) et sa quête d'identité. On aurait pu subir tout cela sans trop de problèmes, Spielberg étant un raconteur d'histoires des plus capables, mais les trente dernières minutes virent dans le mélodrame larmoyant et viennent gâcher la sauce. Déjà qu'elle était quelconque...

Visuellement, le transfert est très bien réussi et le résultat est superbe. On a des couleurs chaudes et une netteté de l'image époustouflante. Les détails sont minutieux et les contours sont tranchés. Chaque plan est impeccable et l'ambiance de lumière est telle qu'elle nous projette vraiment dans l'univers futuriste créé par Spielberg. Pour l'audio, on a aussi fait un travail remarquable. Les bruits environnants et les ambiances sonores artificielles du monde futur acquièrent une dimension propre sur la bande DTS-HD 6.1 nous permettant de vraiment se retrouver dans l'univers de David. Les dialogues sont aussi bien servis par le travail de numérisation et on distingue bien la palette de fréquences.

En suppléments, on retrouve une incroyable galerie de revuettes et autres informations fascinantes sur le film. En effet, on a inclus pas moins de neuf mini-documentaires sur divers aspects de la production. Ces courts-métrages traitent de la genèse du film, des acteurs, de l'éclairage, des effets spéciaux, de la direction artistique et visuelle, de la création des robots, de la musique et du paysage sonore, des effets visuels et de l'animation par ordinateur. On a même droit à un éditorial de Spielberg où il nous parle de notre responsabilité dans la création et le développement de l'intelligence artificielle. Et pour compléter le tout, on a inclus plusieurs galeries photo, des scénarimages et des portfolios de différents artisans ayant œuvrés sur le film.


Cotes

Film7
Présentation9
Suppléments8
Vidéo10
Audio10