Australia [Blu-ray]
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Baz Luhrmann
Année: 2008
Classification: PG
Durée: 165 minutes
Ratio: 2.35:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHD51MA), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol, Coréen, Mandarin, Cantonais, Portugais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 024543563853

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Amélie Gravel
18 avril 2009

Il y a certains partenariats qui laissent des traces indélébiles. Lorsqu'on a offert le rôle de Lady Sarah Ashley à Nicole Kidman, elle a accepté sans même lire le scénario. La raison de cette désinvolture: elle savait que le réalisateur allait être Baz Luhrmann, celui qui l'avait si bien dirigée en 2001 dans Moulin Rouge. Non seulement ça, mais elle a également convaincu Hugh Jackman de se joindre à elle, seulement en vantant les talents de Luhrmann. Il ne faut toutefois pas prendre pour acquis que la réunion du tandem provoque un deuxième "Moulin Rouge", parce que "Australia" est réellement à mille lieues de là, et pas seulement géographiquement parlant.

"Australia" est difficile à conter puisque le film est long et que pendant cette durée, on a l'impression de voir trois films différents avec les mêmes personnages principaux. Pour faire ça simple, le filon principal est que Lady Sarah Ashley, aristocrate britannique, arrive en Australie pour prendre en main le ranch dont son époux est propriétaire. Arrivée à destination, elle apprend la terrible nouvelle que son mari a été assassiné. Ne pleurant pas trop longtemps, elle prend la décision de ne pas vendre le ranch et de continuer à s'en occuper. Difficile défi à relever, lorsqu'on ne connait rien aux élevages et que le plus grand propriétaire de bétail de la région prend tous les moyens pour nous faire échouer. Heureusement, elle pourra compter sur l'appui de Drover, un homme de la place qui s'y connait mieux en animaux qu'en relations humaines, et de Nullah, un jeune aborigène employé au ranch. Il se créera des liens très intenses entre ce petit trio, qui seront toutefois mis à rude épreuve à plusieurs reprises.

Ceux qui aiment se procurer des DVD pour leur contenu supplémentaire ne sont pas bien servis par celui-ci. La section des extras est plutôt mince, et ce qui reste n'est pas intéressant. D'abord, il n'y a que deux scènes supprimées. J'ai été étonnée de voir ce maigre nombre, mais j'ai ensuite pensé que pour faire un film de près de trois heures, on n'a pas dû couper grand-chose! Ensuite, un court documentaire qui s'intitule "Australia" se décrit comme le récit de l'histoire des aborigènes d'Australie. En fait, ce documentaire est tellement court qu'il ne nous en apprend pas vraiment davantage que le mini résumé écrit que nous voyons au début du film. Un documentaire sur la production divisé en neuf parties suit, incluant la photographie, la musique, les lieux de tournage et les costumes (sélectionné aux derniers Oscars). C'est le seul supplément digne de ce nom. Trois bandes-annonces différentes du film "Australia" ainsi que celle du film Slumdog Millionnaire clôturent le tout. Très décevant.

Ce qui vaut vraiment le détour avec ce film est la beauté époustouflante des images. Les paysages de prairies infinies sous un soleil brûlant m'ont donné le goût de partir immédiatement pour cette contrée lointaine. Pour ceci, la haute définition est très utile, et ces transferts sont dignes de mention, représentant un tout lumineux, rempli de contrastes, sans défaut. La piste sonore vient ajouter à notre voyage, sans le gâcher, en nous faisant sentir au beau milieu de la campagne australienne avec ses bruits ambiants qui paraissent tout à fait naturels.

D'abord, je dois vous mettre en garde: "Australia" peut peut-être paraître comme un film historique, mais il faut garder en mémoire que c'est de la fiction: il se fonde sur des événements réels, mais des détails qu'on pourrait prendre comme historiques sont erronés. Il faut donc entrer dans l'histoire sans comparer avec la vraie vie si nous voulons vraiment profiter de l'expérience. Normalement, la durée trop longue d'un film me rebute. Dès que j'ai vu que "Australia" durait presque trois heures, c'était suffisant pour être moins tentée de le visionner. Par contre, dans ce cas précis, après l'avoir visionné d'un bout à l'autre, je peux dire que je suis contente qu'il soit aussi long. Pas parce que le scénario est exempt de longueurs, mais bien parce que pour apprécier le film, il faut prendre le temps de l'apprivoiser. Durant les trente premières minutes, j'ai failli arrêter mon visionnement tellement j'étais déçue: je croyais avoir affaire à un film sérieux qui me raconterait un moment de l'histoire de ce pays. J'avais plutôt l'impression d'être devant une parodie: les personnages me paraissaient caricaturés et leurs réactions étaient exagérées. Moi qui adore normalement Nicole Kidman et Hugh Jackman, je trouvais qu'ils jouaient faux. Mais une chance que j'ai persisté, parce qu'après un certain temps, lorsque Lady Ashley prend le ranch en main et que Drover lui vient en aide, j'ai eu l'impression que ça se replaçait et qu'on entrait à partir de là dans le cœur de l'histoire. Je n'avais pas tout à fait raison, puisqu'au moment où j'ai cru le film terminé, une nouvelle histoire a débuté, soit la quête de Sarah pour retrouver Nullah. Cette dernière partie, si l'on peut dire, est celle qui m'a captivée le plus, et au bout du compte, j'étais contente d'être restée assise devant la télévision pendant trois heures pour visionner ce film.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments3
Vidéo9
Audio9