Blood and Sand [Blu-ray]
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Rouben Mamoulian
Année: 1941
Classification: PG
Durée: 125 minutes
Ratio: 1.33:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMA10), Français (Mono), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 024543873181

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
22 juillet 2013

Le matador, tout vêtu de son habit de lumière (Traje de luces), est le personnage principal de la corrida, celui dont l'action comporte la mise à mort du taureau au dernier acte de cette la mise en scène (la faena). L'histoire de "Blood and Sand" débute avec un jeune garçon qui ne vit que pour être matador, son père l'ayant été, mort de son métier. Cela n'empêche pas Juan Gallardo (Tyrone Power) de suivre les traces de son paternel, n'ayant peur d'aucune bête qui se présente à lui. Ce courage l'amène aussi à promettre à la jeune Carmen Espinosa (Linda Darnell) de venir demander sa main lorsqu'il sera assez connu pour être dans les journaux de Madrid, ce qu'il fera dix ans plus tard.

La richesse que lui ont apportée ces combats à Madrid lui permet de gâter sa famille, sa sœur, sa mère et bien sûr de marier Carmen. Peu à peu, il devient le matador le plus célébré d'Espagne, le premier de Séville. Succès amène richesse, grosse maison, grosse fêtes, le plus grand de tous ses combats: les femmes qui se présentent à ses pieds. Il a toujours su garder ses distances par son amour de Carmen , mais lorsqu'il croise le regard de la mondaine Doña Sol des Muire (Rita Hayworth), il perd tous ses repères. Même si sa mère le met en garde, il n'écoute que ceux qui disent ce qu'il veut entendre. Il se plaît même d'écouter le pompeux critique Natalio Curro (Laird Cregar) raconter des salades sur le meilleur des meilleurs, celui même qui enterrait de critiques négatives son propre père il y a quelques années. Une scène comique nous rappelle que l'homme que l'on célèbre pour ses passes de muleta (avec le fameux tissu rouge) n'est pas assez éduqué pour pouvoir lire les critiques positives (et surtout négatives) qui sont faites à son égard. On se permet de lui mentir durant la lecture pour ne pas le brusquer. Mais la belle Doña veut passer à autre chose et s'amuse aux dépens de Juan, lui qui ne voit qu'elle, qui laisse ses affaires et son talent de côté pour être avec elle.

Tyrone Power, c'est le George Cloney de son époque, beau, flamboyant, les hommes veulent être son ami, les femmes veulent l'avoir dans leur lit. Alors de le voir plaire aux fans en matador, musclé, sans peur, ayant tout ce qu'il veut à ses pieds le rendent plus attrayant, mais lorsque le malheur frappe, lorsque les critiques passées se retournent vers lui, il peut nous montrer son chagrin masqué d'honneur mal placé que son personnage est atteint. Toute une performance qui vaut certainement sa place en haute définition. Une définition qui ne permet de voir chaque instance d'émotion dans son visage, d'autant plus les décors et les costumes d'une qualité invraisemblable. Le grain du sable, tout imbibé de sang, de l'arène est visible, chaque fils d'or de ses épaulettes nous éblouis de détail que la pellicule trois bandes Technicolor a pu capturer dans les plans rapprochés (le détail des plans plus éloignés dépendent du focus de la lentille à ce moment-là). Déjà sortie en 2007 sur DVD sous la bannière "Cinema Classic Collection" de Fox, cette réédition haute définition est complètement nettoyée de tous débris nuisibles à un visionnement de qualité, sans donner une sensation sur récurage numérique excessif. Maintenant on comprend pourquoi ce film a gagné l'Oscar pour la meilleure cinématographie! Mais le détail n'est pas suffisant, car le transfert a été fait d'une copie - les trois négatifs originaux Technicolor n'existent plus selon mes recherches - et le résultat est un peu pâlot à certains moments même si la saturation est satisfaisante tout le long du film. La piste sonore monophonique nous empêche nos oreilles d'entrer dans l'action des "Olé", mais c'est tout de même une piste de très bonne fidélité à laquelle nous avons affaire. Pour ce qui est des suppléments, il n'y a qu'une piste de commentaires - portée du DVD - de Richard Crudo, un cinématographe contemporain qui apporte vraiment peu au film.

20th Century Fox sait comment traiter les classiques et a toujours été à l'avant-plan afin de nous en donner plus mois après mois - j'ai une tonne de "Fox Studios Classics" sur DVD pour le prouver. Graduellement, Fox transporte ses meilleurs coups en haute définition et je salive chaque fois qu'un titre est annoncé. À espérer qu'ils vont piger dans leur lot de films d'Audrey Hepburn bientôt!


Cotes

Film8
Présentation6
Suppléments1
Vidéo7
Audio7