The Bonfire of the Vanities [Blu-ray]
Warner Home Video

Réalisateur: Brian De Palma
Année: 1990
Classification: 14A
Durée: 125 minutes
Ratio: 1.85:1
Codec: 1080p (VC-1)
Langue: Anglais (DTSHDMA20), Français (DD20), Espagnol (DD20)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 883929288083

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
10 novembre 2012

Échec commercial et critique lors de sa sortie en 1990, "The Bonfire of the Vanities" tente un second tour de piste en format Blu-ray. Résultat? Une bien drôle de bête, franchement inégale, mais pas désagréable pour deux sous, qui est loin d'être aussi mauvaise qu'elle avait été jugée à l'époque.

Après un délit de fuite, un homme influent de New York (Tom Hanks) et sa maîtresse (Melanie Griffith) sont plongés dans une joute politique qui les dépasse. Pour les sortir de leur mauvais pas, ils recevront bien malgré eux l'aide d'un journaliste déchu et alcoolique (Bruce Willis).

"The Bonfire of the Vanities" ressemble à un opéra kitch qui porte indéniablement la marque de son cinéaste Brian De Palma dans sa façon de mélanger l'exubérance et la surenchère, les effets stylistiques qui laissent béat (la scène d'ouverture, par exemple) et le romantisme à deux sous. Véritable satire des années 1980 qui reprend le canevas de Faust, cette production peu subtile, mais néanmoins divertissante est une œuvre malade, qui aurait pu être géniale ou culte, mais qui ne l'est pas, faute d'un scénario laborieux qui peine à éclairer les enjeux du roman initial. Cela dit, il est tout à fait possible de prendre un malin plaisir à admirer la réalisation, et à voir une multitude de comédiens connus (Hanks, Willis, Griffith, mais également Morgan Freeman, F. Murray Abraham et Kirsten Dunst) essayer de sortir la tête hors de l'eau.

La musique souvent grandiloquente s'agence plutôt bien à l'ensemble. Les pistes sonores assez énergiques utilisent les enceintes pour y faire ressortir des bruits de voix, de pluie, de cris et de sonneries de téléphone. Les dialogues sont clairs, il est possible d'opter pour un doublage québécois ou parisien, et les sous-titres blancs se déchiffrent sans difficulté. Les images ne manquent pas de finesse. Les couleurs auraient pu être plus nuancées, ce qui ne vient jamais brimer la qualité des teintes et les contrastes assez précis.

La pochette sombre superpose le visage des trois héros à un soleil qui va bientôt surplomber la ville de New York. Comme quoi qu'après tant de ténèbres, la lumière peut enfin arriver... Le menu principal du disque est similaire en tout point. Il n'y a aucun mouvement, et encore moins de mélodies. Le seul et unique supplément disponible est une bande-annonce, ce qui est plutôt chiche.

Farce poussive et pompeuse, "The Bonfire of the Vanities" demeure un effort maudit, dont l'ambition des débuts a été complètement court-circuitée par un traitement à l'emporte-pièce, qui laisse bien peu de place à ses personnages caricaturaux. Pourtant, quelque part au sein de ce désastre se trouve une sympathique rigolade, qui a peut-être plus de chance de trouver son public aujourd'hui qu'il y a 22 ans. C'est à souhaiter.


Cotes

Film6
Présentation2
Suppléments1
Vidéo7
Audio7