Brainstorm [Blu-ray]
Warner Home Video

Réalisateur: Douglas Trumbull
Année: 1983
Classification: 14A
Durée: 106 minutes
Ratio: 2.40:1 (encadrant des segments 1.66:1)
Codec: 1080p (AVC-1)
Langue: Anglais (DTSHD51), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-25)
Code barres (CUP): 883929228058

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
18 août 2012

"Brainstorm" est le 21e DVD que j'ai acheté en carrière de cinéphile (oui j'ai gardé cela en note… savez-vous que vous devez le faire pour vos assurances de maison si votre collection commence à prendre de l'expansion?!). Je l'avais acheté à partir d'un souvenir, ranimé par la lecture de la description de l'emballage, de la fois que je l'avais vu à la télévision (les bandes-annonces de films plus vieux n'étaient pas chose commune sur le web à l'époque). J'avais bien aimé le concept et était désireux de l'expérimenter de nouveau. En fait, l'expérience est le récit de "Brainstorm", mais pas l'expérience personnelle, mais plutôt celle des autres!

Lillian Reynolds (Louise Fletcher) , Michael Brace (Christopher Walken) et leur équipe travaillent sur un projet nommé "The Hat" qui est en fait une interface entre le cerveau et un ordinateur. Cela permet d'enregistrer et rejouer des expériences sensorielles. La femme de Michael , Karen (Nathalie Wood), travaille sur la miniaturisation du projet (à une vitesse incroyable). Bien vite, ils se rendent compte que l'interface va plus loin en registrant également les expériences émotionnelles. Mais les militaires veulent la main sur le produit pour piloter des avions et torturer des prisonniers, alors que d'autres l'utilisent pour des concepts tout aussi moralement mauvais. Lillian n'en veut rien et ne fait qu'aggraver son était et meure d'une crise cardiaque... qu'elle enregistre. Après qu'un employé meure de l'écoute de cet enregistrement, un branlement de combat s'empare de la compagnie, alors que Michael veut l'écouter jusqu'au bout (avec une machine modifiée qui ne touche pas à son coeur).

C'est un film que j'aime revoir que pour la technologie annoncée avec les connaissances de 1983. Alors que dans l'enregistrement, on a mis bien des effets et de superbes machines, on coupe les coins ronds dans le gros bon sens informatique (ça prend un ruban spécial pour contenir les informations... mais facilement exportables par modem téléphonique 150/300 bps). Mais à côté de cela, il y a des histoires de conflits (que se soit dans un couple en instance de divorce, une scientifique contre son patron (Cliff Robertson) qui acceptent le financement des militaires) et de continuation. Louise Fletcher est vraiment extraordinaire dans son rôle de la femme de grand projet qui veut garder le contrôle moral de son invention. Sa crise cardiaque est peut-être un peu trop mimée, mais sa rage est bien crédible jusqu'au bout! Christopher Walken joue le grand scientifique qui ne saisit pas tout à fait ce qui se passe autour de lui jusqu'au jour où il allume grâce à son invention. Le réalisateur a insufflé une bonne dose d'effets visuels dans le film (et c'est tout de même sa spécialité), mais sa vision de l'enfer et du paradis est un peu bizarroïde. "Brainstorm", c'est aussi le tout dernier film de Nathalie Wood, alors qu'elle se noya à Santa Catalina Island en Californie pendant un weekend de pause de la production même du film. Des sosies ont été utilisés pour la fin du film qui a été partiellement réécrite pour la cause. Le film est dédié à celle-ci au moment que les crédits de la fin tournent.

Lorsque j'ai visionné ce disque Blu-ray, j'ai été dérangé par le ratio un peu bizarre qui me rappelait les mauvais jours du non-anamorphique avec des barres noires tout le tour. Le film flotte tout simplement dans le milieu de l'écran. Cependant, lorsque nous arrivons dans les séquences de réalité virtuelle, tout l'écran est utilisé. Le réalisateur voulait que ces séquences soient différentes pour marquer une réalité plus que vraie. Il était supposé d'utiliser sa propre technologie nommée Showscan (60 images par seconde sur du film 70mm), mais le studio a préféré autrement et a plutôt utilisé du Super Panavision 70 à 24 images/seconde. Ces séquences sont claires comme du cristal, mais c'est le reste du film qui m'a plus déçu. Certaines séquences sont un peu mates (comme délavées), moins précises alors que d'autres sont bien, juste bien. Je dirais même que c'est une image grisonnante. Il y a même à l'occasion de l'accentuation de contours sur le plus petit ratio transféré pour le film. En tout cas, le film est beaucoup plus stable que le DVD que ce jeune DVD de ma collection (qui n'avait pas respecté le ratio d'origine en plus de cela). La haute résolution ajoute un assez de détail dans l'image, mais la qualité générale fait en sorte que le produit est moins intéressant, un peu comme si la source n'avait pas été prise du master 65mm. La piste sonore DTS-HD a vraiment beaucoup de kick dans les séquences virtuelles, mais en dehors de cela, j'ai peu été impressionné par la monophonie du produit. Il en va de même avec les suppléments qui nous sont offerts sur le disque, qu'une simple bande-annonce.

"Brainstorm" est parmi mes films préférés, mais ce dernier visionnement m'a fait réaliser que ce n'est pas un film si extraordinaire que cela et que mes souvenirs de celui-ci sont probablement meilleurs que la réalité de la majorité des cinéphiles. C'est un pensez-y.


Cotes

Film7
Présentation4
Suppléments0
Vidéo5
Audio5