Live. Die. Repeat. / Edge of Tomorrow [Blu-ray]
Warner Home Video

Réalisateur: Doug Liman
Année: 2014
Classification: PG
Durée: 113 minutes
Ratio: 2.40:1
Codec: 1080p (VC-1)
Langue: Anglais (DTSHDMA71), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (BD-50 + DVD-9)
Code barres (CUP): 883929416134

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
13 octobre 2014

Les blockbusters du début de l'été 2014 arrivent tous sur DVD/ Blu-ray durant les mois d'automne et ce n'est pas le choix qui manque au travers de ces sensations audiovisuelles à haut rendement… un feu d'artifice qui peut nuire à un scénario intéressant. Après m'être certainement ennuyé avec le dernier volet des Transformers, je passe au prochain disque sur ma pile, soit "Edge of Tomorow" (étrangement renommé "Live. Die. Repeat." pour sa sortie en magasins), un genre de Groundhog Day (jour de la marmotte) d'un futur proche. En plus d'effets visuels très satisfaisants dans un univers ambiophonique enveloppant, nous avons droit à un scénario qui a du sens qui ne fait pas grincer des dents à aucun moment.

Cette histoire basée sur le roman de 2004 All You Need Is Kill d'Hiroshi Sakurazaka nous propose le personnage de Major William Cage (Tom Cruise), un militaire de bureau qui se fait propulsé contre son gré sur le front d'un champ de bataille pour se battre contre des extra-terrestres qui ont capturé l'Europe. Dans un genre de débarquement de Normandie, Cage est tué qu'après quelques minutes. Il a à peine le temps de tuer une créature qui fondra sur lui qu'il se réveille le jour précédent. Chaque jour, il tentera de se rendre plus loin, mais c'est lorsqu'il rencontre la sergente Rita Vrataski (Emily Blunt) des forces spéciales qu'il apprendra ce qu'il doit faire pour que sa journée éternelle se termine. Avec elle, il deviendra un vrai soldat qui n'a peur de rien, sauf de perdre Rita.

Tom Cruise a toujours été pour moi le prétentieux de service dans les divers films qu'il a joué, mais dans celui-ci, après son premier réveil, il tombe rapidement dans le rôle de l'innocent qui est doit passer au travers de cette période difficile sans savoir s'il retrouvera sa "liberté" un jour où l'autre. Au cours des itérations de la même journée, il deviendra un meilleur homme. Il a tellement un visage criant d'innocence que je lui donnerais mes clés d'auto s'il me les demandait. Voilà comment je me suis fait prendre à cette aventure bien intéressante qui m'a tenu intrigué sur ma chaise tout le long du film. Emily Blunt est belle, mais forte à qui on ne souhaite que le bien. J'ai bien aimé que son personne ne soit pas stéréotypée comme l'on voit souvent les dures dans les films de guerre. Il n'y a que son surnom de "Full Metal Bitch" qui l'est! L'ennemi se présente en plusieurs versions, mais celui qui m'a le plus intrigué ressemble aux machines de Matrix dans leurs déplacements (je n'ai pas fait de pause pour vraiment les regarder en détail). J'ai bien aimé la façon de présenter les différentes journées du Major Cage, les erreurs, les bons coups, la nécessité d'aller plus vite pour outrepasser les problèmes et de se faire des collègues plus sans perdre de temps. Le "débarquement de Normandie" est un bel hommage au passé avec autant de soldats expérimenté que de jeunes recrues affolées. La finale du film est délicieuse et nous fait imaginer la suite entre William et Rita!

Comme je le disais plus tôt, ce film est tout un univers audiovisuel qui est accrocheur, sans trop nous retirer de l'histoire, sans nous forcer à reculer le film pour réentendre ce qui s'est dit lorsque nous étions occupés à voir les effets visuels (je parle de toi Transformers!). Ici, c'est difficile de se plaindre. Évidemment, un film de Tom Cruise d'un grand studio se doit d'avoir une qualité exceptionnelle. C'est à quoi ce que consommateur s'attend! Les couleurs sont belles, un peu ternes pour représenter un temps de guerre. Les noirs sont profonds, offrant un contraste bien ajusté, amplifiant les nombreux détails que le transfert numérique peut offrir. On voit tout, des petits graphiques sur les écrans de configuration du matériel de guerre (avec l'armure qui est pas mal égratigné) aux motifs dans les tissus des vêtements en passant par les gouttes de sueur sur le visage de Rita. La rapide cinématographie de Dion Beebe, surtout dans les scènes de combat, se porte très bien dans ce transfert numérique. Une version 3D (conversion) du film existe, mais on dit d'elle qu'elle n'est pas à la hauteur de la version HD en 2D, pas aussi détaillée. La piste sonore est très ambiophonique et fait utilisation presque excessive du haut-parleur de basses fréquences avec sa piste DTS-HD Master Audio 7.1. C'est certain qu'un champ de bataille avec des explosions partout est une bonne inspiration pour le concepteur sonore, mais dans certains films on dort sur la switch. Dans ce film, on nous propose une piste qui est digne d'une démonstration qui impressionne. Les haut-parleurs arrière sont pleinement utilisés sans toutefois nous noyer dans le bruit. La musique de Christophe Beck n'est pas allée dans la même direction classique des films de guerre, mais plutôt dans de petites notes qui rappellent qu'à n'importe lequel moment la journée pourrait recommencer. Elle s'intègre très bien dans l'action pour la souligner, sans l'enterrer.

Les suppléments ne sont pas nombreux, pas aussi étendus que l'on pourrait s'attendre d'une telle production qui habituellement offre un disque de plus qu'avec des suppléments. Le gros morceau est le compréhensif documentaire "On the Edge with Doug Liman" qui couvre tous les aspects du film tout en offrant un bon lot de séquences de production et de bons commentaires des artisans. On complète avec les revuettes "Weapons of the Future", "Storming the Beach" et "Creatures Not of This World" qui s'impliquent plus dans leur sujet particulier (avec dessins de conception et commentaires des artisans) sans trop répéter ce qui vient de se dire dans le documentaire. Il y a aussi sept scènes retranchées (avec effets non complétés) qui n'ajoutent pas grand-chose au film lui-même. Bien entendu, il y a un lot de bandes-annonces. Une copie numérique Ultraviolet accompagne aussi cet ensemble DVD/Blu-ray.

Que vous le nommiez "Edge of Tomorow" ou "Live. Die. Repeat.", ce long-métrage est vraiment bon et je vous recommande l'achat pour le visionner autant de fois que vous le désirez. "Inserrer. Visionner. Revisionner.".


Cotes

Film9
Présentation6
Suppléments7
Vidéo9
Audio9