Independence Day: Resurgence [Blu-ray]
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Roland Emmerich
Année: 2016
Classification: PG
Durée: 120 minutes
Ratio: 2.39:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHD571), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (BD-50 + DVD-9)
Code barres (CUP): 024543294764

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Patrick Robert
15 novembre 2016

Grâce à une poignée de héros, dont le président américain Thomas Whitmore, l'informaticien David Levinson et le capitaine Steven Hiller, la Terre a survécu de justesse à une invasion extraterrestre en 1996. Vingt ans plus tard, les différentes nations ont enfin mis de côté leurs guerres fratricides pour s'unir devant cette menace provenant du cosmos, et en étudiant la technologie laissée par les envahisseurs, la science est parvenue à accomplir des progrès incroyables, mais la crainte que l'ennemi ne débarque à nouveau est toujours omniprésente dans l'esprit de la population. Lorsqu'un vaisseau spatial abandonné en Afrique depuis deux décennies s'active soudainement de lui-même et qu'un mystérieux silence radio s'installe sur la base de surveillance établie sur la Lune, il devient clair qu'une seconde attaque est imminente. Bien que les Terriens se soient préparés à ce retour, les extraterrestres ont eux aussi tiré des leçons de leur première tentative ratée, et cette fois-ci, leur offensive, qui s'avère dix fois plus dévastatrice que la précédente, pourrait bien signifier la fin de l'humanité.

Il y a une différence fondamentale entre "Independence Day" et sa suite, "Resurgence". Tandis que le long-métrage de 1996 prenait place dans une Amérique reflétant fidèlement la réalité de l'époque, le 2016 du second volet, où les humains savent depuis vingt ans qu'ils ne sont plus seuls dans l'univers et bénéficient d'avancées technologiques époustouflantes grâce au contact avec des extraterrestres, n'a plus grand chose en commun avec le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. Cette différence, qui pourrait sembler minime de prime abord, change pourtant complètement le ton du film, le propulsant dans la science-fiction la plus pure plutôt que dans un contexte "réaliste" d'invasion interplanétaire, comme c'était le cas de l'original.

L'histoire de "Independence Day" n'était pas particulièrement novatrice, mais contrairement à "Resurgence", le film de 1996 assumait pleinement son côté série B. Dans ce nouveau chapitre, on dirait que les scénaristes (au nombre de huit!) étaient tellement occupés à référencer les événements du premier long-métrage qu'ils ont oublié de s'amuser avec les clichés de la science-fiction, et sans cette dose d'autodérision qui a fait de l'original un immense succès, la suite, avec son intrigue largement oubliable, semble se prendre un peu trop au sérieux pour son propre bien. Au moins, le patriotisme éhonté, se traduisant par des répliques du style: "Un jour, le quatre juillet ne sera pas seulement la fête nationale des États-Unis, mais de toute la planète", a été mis de côté cette fois-ci.

On ne regarde évidemment pas une œuvre signée Roland Emmerich pour le scénario, mais bien pour la destruction à grande échelle, et le maître incontesté du film catastrophe ne déçoit pas à ce niveau. Les effets spéciaux ont visiblement profité des progrès technologiques des vingt dernières années, et en plus de vaisseaux extraterrestres dix fois plus imposants, plusieurs scènes à grand déploiement, parmi lesquelles l'anéantissement spectaculaire de la ville de Londres, parsèment le long-métrage. Paradoxalement, cette orgie de visuels par ordinateur donne à "Resurgence" une facture plus proche d'un opéra de l'espace à la "Star Wars" que d'une véritable suite à "Independence Day", une impression accentuée par les multiples séquences se déroulant sur la Lune, et les innombrables batailles aériennes entre avions futuristes munis de lasers et soucoupes volantes.

Le grand absent de "Resurgence" est Will Smith, qu'on verra en photo à deux reprises. Pour le reste, la majorité de la distribution originale est de retour, comme Jeff Goldblum, Judd Hirsch ou Brent Spinner, sans oublier un Bill Pullman à la barbe blanche dont le personnage de l'ex-président Thomas Whitmore est à peu près le seul qui semble avoir évolué en deux décennies. Le scénario introduit aussi une nouvelle génération de héros unidimensionnels, parmi lesquels Dylan Hiller (Jessie T. Usher), le fils adoptif du capitaine Hiller devenu pilote à son tour, Patricia Whitmore (Maika Monroe), la fille du président qui n'était qu'une gamine lors du premier "Independence Day", et Jake Morrison (Liam Hemsworth), un jeune pilote casse-cou et attachant dont le rôle a été manifestement calqué sur celui que tenait Will Smith dans le film original.

L'édition combo-pack de "Independence Day: Resurgence" inclut le long-métrage sur disques Blu-ray et DVD, ainsi qu'un code pour télécharger une copie numérique (sur iTunes, Google Play OU Ultaviolet). Du côté du matériel supplémentaire, on a droit à huit scènes retirées du montage, une piste de commentaires de Roland Emmerich, un "Making Of" de près d'une heure nous transportant dans les coulisses du tournage, et un montage des décrochages les plus drôles survenus sur le plateau. Sur une note plus amusante, on retrouve aussi un faux reportage portant sur l'invasion extraterrestre de 1996, ainsi qu'une entrevue avec le personnage de Julius Levinson à la fausse émission "It's Early Albuquerque!", où ce dernier vient parler du livre qu'il a écrit, intitulé "How I Saved the World".

Bien que ses effets spéciaux à grand déploiement et ses spectaculaires images de destruction procurent un certain divertissement, cette suite qui se prend un peu trop au sérieux s'avère largement inférieure à l'original, et contrairement à "Independence Day", "Resurgence" a très peu de chances de devenir un film culte.


Cotes

Film6
Présentation8
Suppléments8
Vidéo9
Audio8