Superman: The Motion Picture Anthology [Blu-ray]
Warner Home Video

Réalisateur: Richard Donner / Richard Lester / Richard Lester / Sidney J. Furie / Bryan Singer
Année: 1978 / 1980 / 1983 / 1987 / 2006
Classification: PG / G / PG / PG / PG
Durée: 906 minutes
Ratio: 2.40:1
Codec: 1080p (VC-1)
Langue: Anglais (DTSHDMA51 - sauf "Superman IV")
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: (41/44) (37/33), 31, 29, 41
Nombre de disques:
Code barres (CUP): 883929154524

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Yan Bouchard
6 août 2011

Si je mentionne le nom Superman, il serait très surprenant que personne ne fasse le lien avec l'homme d'acier au costume rouge, bleu et jaune. Depuis sa création en 1932 par l'écrivain américain Jerry Siegel et l'artiste canadien Joe Shuster, il a été vendu par la suite à DC Comics et est apparu pour la première fois dans un action comics en juin 1938. Comme on le sait tous, le personnage a fait encore plus par la suite avec des apparitions répétées dans plusieurs bandes dessinées, théâtres radiophoniques, émissions de télévision, jeux vidéo et films. Porté à l'écran en 1978 par le réalisateur Richard Donner, c'est le regretté Christopher Reeve qui a prêté ses traits à l'homme d'acier. Il renouvela l'expérience pour trois autres longs-métrages, soit en 1980 et en 1983, tous deux dirigés par Richard Lester et 1987 sous la barre de Sidney J. Fury. En 2006, une nouvelle mouture a vu le jour sous la signature de Bryan Singer. Cette fois-ci, c'est le jeune Brandon Routh qui a porté le costume de Superman. Avec la sortie prochaine, prévue pour juin 2013, d'un nouveau film intitulé "Superman: Man of Steel" et dirigé par Zack Snyder, l'occasion était belle pour les studios de nous offrir un coffret réunissant tous les films de la franchise. Voilà que se pointe le magnifique coffret "Superman: The Motion Picture Anthology", un ensemble de huit disques qui couvre la portion de 1978 à 2006. Une façon très agréable de faire patienter les amateurs qui attendent la sortie du film de Snyder et voir Henry Cavill dans le fameux costume du super héros.

Rien ne va plus sur Krypton, alors que Jor-El (Marlon Brando) réussit à faire condamner trois criminels, le général Zod, sa compagne Ursa et son homme de main Non, a l'exile à l'intérieur d'une plate-forme spécialement conçue, il tente de faire comprendre aux membres du conseil que la planète est en danger et que la fin est proche. Malheureusement pour lui, personne ne veut le croire et s'il continue à propager la peur sur la planète, le conseil le menace de l'exiler à son tour. Voulant sauver son petit bébé, Kal-El, Jor-El et sa femme l'envoient sur la planète Terre à l'intérieur d'un vaisseau intergalactique. Alors qu'ils reviennent de faire les courses par un petit chemin de terre, Jonathan Kent et sa femme sont témoins d'une chute d'un objet provenant du ciel. Ils trouvent alors un petit garçon et déjà, ils sont témoins d'un acte extraordinaire de celui-ci. N'ayant pas été capables de mettre au monde un enfant, ils décident de le garder avec eux. À la mort de son père adoptif alors qu'il est adolescent, Kal-El, portant maintenant le nom de Clark Kent, a un curieux ressentiment un soir d'été. Il est attiré vers un objet, une sorte de cristal vert, caché dans la grange familiale. Cet objet est en vérité un cristal provenant de sa planète d'origine qui a fait le voyage avec lui et que ses parents adoptifs avaient cachée depuis ce jour. Il décide alors de partir au nord et avec le cristal, de construire son repère secret. Possédant des pouvoirs hors de l'ordinaire, Clark Kent (Christopher Reeve) décide de devenir Superman pour protéger les habitants de la Terre et surtout ceux de Metropolis, la ville où son alter ego Clark a élu domicile et où il travaille comme journaliste au Daily Planet. Clark tombera automatiquement amoureux d'une collègue, Lois Lane (Margot Kidder). Malheureusement pour lui, au moment où elle se fait sauver la vie par Superman, Lois n'a d'yeux que pour son héros en collant. Kent sera également confronté à un homme, qui deviendra son ennemi juré, le criminel Lex Luthor (Gene Hackman), qui a des plans pour détruire la côte ouest. Superman aura des choix difficiles à faire, car même s'il possède de merveilleux pouvoirs, il n'est pas capable d'être à deux endroits en même temps.

Le second volet commence en France, où le pays est aux prises avec des terroristes. Trois criminels ont pris en otage la Tour Eiffel et menacent de faire sauter une bombe qui détruirait une bonne partie de la ville de Paris. Le Daily Planet, voulant avoir le meilleur reporter sur place, envoie aussitôt Lois Lane (Kidder) sur place. Aussitôt que cette information arrive à Clarke Kent (Reeve), ce dernier ne fait ni un ni deux, prend son identité secrète et s'envole vers Paris. Encore une fois, tout le monde est sauf grâce à Superman, qui a dirigé l'ascenseur qui contenait la bombe dans l'espace pour que l'explosion ne fasse aucun dommage à la Terre. Après cet événement, Lois et Clarke sont envoyés aux chutes du Niagara pour faire un reportage et suite à quelques incidents, la véritable identité de Superman trouvée par Lois. Ce dernier décide donc de laisser tomber tous ses pouvoirs pour passer le reste de ses jours avec Lois. Malheureusement pour Clark, l'explosion de l'ascenseur de la Tour Eiffel dans l'espace a brisé la plateforme d'exil des trois criminels de Krypton et ses derniers ont trouvé refuge sur la Terre où, tout comme Superman, possèdent de grands pouvoirs et ils s'en servent pour semer le chaos. Aider par nul autre que Lex Luthor (Hackman), le général Zod (Terence Stamp), Ursa (Sarah Douglas) et Non (Jack O'Halloran) veulent conquérir le monde et assouvir leur soif de vengeance sur Jor-El en s'attaquant à son descendant, nul autre que Superman. Kent devra alors récupérer ses pouvoirs et affronter ce trio destructeur qui possède les mêmes pouvoirs que lui, la tâche ne sera pas de tout repos.

L'incessante rivalité entre Superman et Lex Luthor fait une petite pause pour le troisième opus de la franchise. Alors que Lois Lane (Kidder) quitte pour des vacances bien méritées aux Bahamas, Kent (Reeve) de son côté se dirige vers Smallville, sa ville natale, pour des retrouvailles. Il profite de cette occasion pour faire un reportage sur ce genre d'événement et espère revoir la fille qui faisait chavirer son cœur au lycée, la belle Lana Lang (Annette O'Toole). Pendant ce temps, à Metropolis, le gentil chômeur, Gus Gorman (Richard Pryor) vient de perdre ses prestations d'assurance emploi, il décide donc de se recycler en informatique et se découvre une facilité déconcertante à contrôler les machines si bien qu'après sa première paie, il trafique le système de la compagnie pour augmenter considérablement son salaire. Ça ne passe cependant pas inaperçu pour le patron de la compagnie, Ross Webster (Robert Vaughn), un homme d'affaires très ambitieux, qui voit en Gorman une possibilité de contrôler le monde. C'est avec son aide qu'il réussit à détourner un satellite météo et créer une tempête sans précédent en Colombie afin de détruire toutes les récoltes de café pour tourner le marché à son avantage. Malheureusement pour lui, il n'avait pas considéré le facteur Superman et ce dernier vient contrecarrer ses plans. Afin de tasser le super héros de son chemin, Webster trouve la structure qui compose la kryptonite, l'arme pour terrasser notre cher Superman et en fabrique. Le contact avec cette nouvelle kryptonite ne détruit pas Superman, mais fait plutôt sortir son côté sombre. C'est ainsi que l'homme d'acier devient irrévérencieux, égoïste et centré sur lui-même. Pour venir à bout de ce nouveau problème, Clark Kent devra affronter Superman et espérons que ça sera le bon qui l'emportera, car le monde est aux prises avec Webster qui contrôle toutes les machines grâce à son superordinateur. Gageons également qu'à son retour à Metropolis, Lois n'appréciera pas trop la présente d'une nouvelle femme dans la vie de Kent.

Dans le quatrième volet de la franchise et dernier de l'ère Christopher Reeve, la bataille entre Superman et Lex Luthor refait surface. Alors que l'homme d'acier détourne tous les engins nucléaires vers le soleil pour éviter une guerre, Luthor (Hackman) s'évade de prison grâce à son neveu Lenny (Jon Cryer), qui est en admiration devant son génie criminel. Luthor décide d'utiliser les nouveaux exploits de Superman à son compte et échafaude un plan diabolique afin de créer un nouveau vilain en utilisant un cheveu du super héros et l'énergie du soleil. C'est ainsi que voit le jour un ennemi redoutable pour Superman, un vilain aux pouvoirs grandioses, Nuclear Man, qui sèmera destruction et chaos dans la ville. Pendant ce temps, au Daily Planet, rien ne va plus. La direction a changé et les nouveaux patrons, David (Sam Wanamaker) et Lacy Warfield (Mariel Hemingway) voudront donner un nouveau visage au journal, plus sensationnaliste afin de vendre plus. Ça ne fera pas l'affaire de l'actuel directeur, Perry White (Jackie Cooper) et des collègues de Kent, Lois Lane (Margot Kidder) et Jimmy Olsen (Mark McClure). Ajouter à tout ça un béguin de la nouvelle patronne pour Clark, notre homme devra user de tous ses pouvoirs pour se sortir de toutes ces situations.

Pour le cinquième opus de la série, c'est maintenant Brandon Routh qui est Superman, Kevin Spacey qui personnifies son ennemi de toujours et Kate Bosworth qui donnes ses traits à Lois Lane. Cela fait cinq ans que Superman a quitté le monde que nous connaissons. Son absence est due à sa quête pour trouver des restes de sa planète d'origine. Il refait surface à Smallville par un soir d'été dans le champ de la maison familiale et confie à sa mère qu'il ne reste rien de Krypton, qu'il est le dernier de sa race et ça semble l'affecter au plus haut point. Malgré tout ça, il reprend là où il avait laissé les humains et multiplie les exploits et les sauvetages à travers le monde. Une mauvaise surprise l'attend cependant à son retour au Daily Planet sous son identité de Clark Kent. Il découvre alors que Lois est fiancée et qu'elle a un petit garçon de cinq ans. De son côté, Luthor est sortie de prison et a un nouveau plan machiavélique en chantier. Avec les cristaux provenant de Krypton, il a l'intention de créer un nouveau continent au large de la côte est. Alors qu'il tente de détruire les plans de Luthor, Superman découvre que le nouveau bout de Terre est fait en partie de kryptonite le rendant très vulnérable, voir mortel. Cependant, la découverte de la matière verte dans le sol du continent ne sera pas la plus grosse surprise pour Superman.

Comme je vous l'ai mentionné, l'ensemble de huit disques se présente dans un petit coffret cartonné aux couleurs de notre héros. Après avoir ouvert la première partie qui nous montre le repère de Superman et le bouclier jaune contenant la fameuse lettre "S" rouge, on tombe sur un boitier aux couleurs de la cape du super héros qui, en s'ouvrant, nous laisse découvrir quatre ensembles de deux disques. Voici ce que l'on retrouve sur chacun d'eux:

Chaque disque est représenté par une image de l'homme de fer et les menus de chacun, très ordinaire en passant, nous montre une image fixe sans musique avec les options dans le bas de l'écran. Pour bien rendre les aspects techniques et les suppléments, je vais vous le faire par disque.

Donc pour le disque un, le premier film de la franchise nous arrive avec un tout nouveau transfert. L'image nous offre une très belle définition et une résolution du tonnerre. Je ne vous cacherai rien en vous disant qu'à certaines occasions, surtout lors de séquences avec effets spéciaux, la source nous montre son âge avancé, mais dans l'ensemble, le film n'a jamais si bien paru à l'écran. Du côté sonore, tous les films du coffret se présentent pour la première fois avec une piste originale anglaise DTS-HD Master Audio. Pour l'ainée de la franchise, cette nouveauté se démarque avec l'ajout subtil d'un environnement sonore qui nous englobe plus. Même si la majorité du temps, tout se passe à l'avant, les côtés et l'arrière du système de son sont utilisés à a bon escient ce qui nous offre une meilleure expérience et un divertissement plus complet. Pour les suppléments qui se retrouvent sur ce disque, on a une piste de commentaires réunissant les producteurs Pierre Spengler et Ilya Salkind qui nous parle de la production et des scènes marquantes du film. Un making-of de cinquante-deux minutes est aussi disponible. Ce documentaire datant de 1978 est dirigé par Christopher Reeve et nous livre un regard complet sur tous les aspects du film. On retrouve aussi un film de près d'une heure datant de 1951, intitulé "Superman and the Mole-Men". Finalement, en plus de la bande-annonce originale du film, on retrouve le segment "Cartoons" qui nous offre trois épisodes des Looney Tunes, "Super-Rabbit", "Snafuperman" et "Stupor Duck".

Pour le deuxième disque qui contient la version allongée du premier opus, les aspects audio et vidéo sont très similaires. Malgré son âge avancé, l'image et le son s'en tirent extrêmement bien et les améliorations apportées avec cette sortie rendent l'expérience nettement plus agréable. Pour les suppléments, on retrouve huit segments. Une piste de commentaires regroupant le réalisateur Richard Donner et le scénariste Tom Mankiewicz. Cette piste est plus intéressante que la précédente et montre clairement l'amitié qui unissait ces deux hommes. Tout en restant en surface, on nous relate beaucoup d'anecdotes de tournage. Les trois prochains segments tournent autour de la production du film, "Taking Flight: The Development of Superman" se concentre sur la création du film, du script original jusqu'au moment de choisir les acteurs. "Making Superman: Filming the Legend" se penche plutôt sur le travail qui a été fait pour l'élaboration et le tournage des scènes du film. Finalement, "The Magic Behind the Cape" vient boucler la boucle sur la production avec un petit documentaire sur les effets spéciaux du film. On retrouve également un segment de "Screens Tests", une collection de onze scènes coupées et deux segments concernant la musique du film, dont une option qui nous permet de regarder le film sans paroles, seulement avec la musique de John Williams.

Le troisième disque, qui contient le deuxième volet des aventures de Superman arrive également avec un tout nouveau transfert vidéo, remastérisé et nettoyé de quelques imperfections. Encore une fois, le tout est bien fait, mais ici, c'est moins frappant que le film original. Les couleurs sont belles, les contrastes efficaces et le film paraît très bien. Pour ce qui est du son, encore une fois, on note une belle amélioration, mais moins marquée que le premier film. Les dialogues sont clairs et audibles et les effets de côtés sont relativement silencieux et peuvent parfois passer inaperçus. Pour les suppléments, une belle collection est présente sur ce disque. On retrouve les choses habituelles, une piste de commentaires de la part des producteurs Salkind et Spengler, un documentaire sur la production de près d'une heure, une scène supprimée qui nous montre Superman et Lois Lane qui cuisinent et la bande-annonce du film. On retrouve également deux segments concernant Max Fleischer, le premier "First Flight: The Fleischer Superman Series" relate, grâce à des entrevues avec des experts et des historiens l'importante contribution de cet homme à la mythologie de l'homme à la cape rouge. Le second, "Fleischer Studios' Superman" regroupe une collection de neuf dessins animés d'environ dix minutes chacun des studios de Fleischer.

Le disque quatre qui renferme la vision du réalisateur Richard Donner sur la suite des aventures de Superman. On retrouve ici le même transfert vidéo présent sur l'édition de 2006 qui n'était pas mauvais, mais loin d'être excellent. Seule différence est au niveau de l'audio qui a été, comme les autres films, mis au goût du jour avec une version DTS-HD MA. Les deux aspects sont un peu moins performants que la version originale du film, mais restent drôlement bien pour un petit vieux comme Superman II. Pour la partie des bonus, une introduction de la part du réalisateur est présente. Ce dernier nous remercie de l'opportunité qu'il a eue de restauré sa vision originale du film. Une piste de commentaires de lui et Tom Mankiewicz est présente. Très entraînante et encore une fois remplie d'amitié, cette piste est plus intéressante que celle de Salkind et Spengler. Le segment "Superman II: Restoring the Visio" nous propose un regard sur le processus de restauration du film. Six scènes supprimées ou allongées sont disponibles ainsi que huit autres dessins animés des studios Fleischer.

Pour le cinquième disque, le troisième opus de la franchise s'en tire extrêmement bien pour son âge avec un transfert vidéo qui nous offre des noirs profonds et intenses et un contraste généreux ce qui en résulte à une image riche et claire. Les couleurs sont vivantes malgré un manque d'éclat à certains endroits. En comparant la nouvelle piste audio aux anciennes pistes Dolby présentent lors de sorties précédentes, on voit tout de suite l'amélioration. Cependant, malgré une piste où les dialogues et les effets sonores sont très bien définis, l'action se passe généralement au centre et manque d'ambiance. Pour faire changement, on débute la partie des suppléments avec une piste de commentaires des producteurs Ilya Salkind et Pierre Spengler. Touchant encore aux aspects plus techniques du film, les commentaires toucheront la création de l'histoire et les idées retenues et laissées pour contre pour le film. Un documentaire sur la production du troisième film est également présent. Durant près d'une heure, on aura tous les dessous du tournage de ce troisième opus. Un segment de onze scènes supprimées ou allongées est également présent, sans oublier la fameuse bande-annonce originale du film.

Pour terminer l'ère Christopher Reeve, le sixième disque de l'ensemble nous offre "The Quest for Peace", le quatrième film de la série. Ce dernier a reçu également un nouveau transfert remastérisé qui le rend un peu plus présentable pour la majeure partie du film. Ce qui fait défaut encore une fois est sans contredit les effets spéciaux qui font extrêmement peur. On ne peut nier la superposition d'images devant un écran vert avec tous les contours mal définis et les scintillements. Pour les bons côtés, on note une belle palette de couleurs vibrantes et des noirs profonds. La meilleure amélioration pour cet opus est sans contredit la piste audio. Avec sa nouvelle piste DTS-HD Master audio, "Superman IV" se démarque avec des dialogues forts et clairs, une belle intégration des tous les canaux audio qui nous offre une ambiance sonore riche et englobante. Ce quatrième film arrive avec une piste de commentaires de la part du scénariste Mark Rosenthal qui ne cache pas son mécontentement envers le produit final, mais qui nous offre des informations pertinentes sur ce dernier. On peut aussi se mettre sous la dent le "Superman 50th Anniversary Special", une émission spéciale datant de 1988 animée par le comédien Dana Carvey qui retrace l'histoire de Superman à travers des entrevues et des bouts de film. Quinze scènes supprimées et la bande-annonce sont également disponibles.

Pour le benjamin de la série, âgé seulement de cinq ans, le film nous est présenté avec le même transfert qu'on a pu voir avec les sorties Blu-ray précédentes et qui était loin de faire l'unanimité. Comme plusieurs, j'ai trouvé l'image trop retouchée, par endroits, on se croirait dans un jeu vidéo tellement la présence d'image de synthèse est à l'avant. Tout est lisse, sans trop de textures, de réalisme, d'humanité. Le produit fini est vraiment décevant et la sortie de cette anthologie aurait été l'occasion pour les studios de se reprendre avec l'image de "Superman Returns". Malgré cet accroc au niveau de la vidéo, l'aspect sonore du film est à la limite de la perfection et cette fois-ci, la jeunesse du film fait son effet. Tout est bien rendu et ça nous arrive de partout, avant, côté, arrière et même le caisson de basses sont utilisés au maximum. Les dialogues sont clairs et audibles, les explosions, le souffle du vent, tout, tout, tout, même le bruit le plus subtil se glisse parfaitement jusqu'à nous. La section des suppléments commence avec un énorme et excellent making-of. Durant plus de cent-soixante-dix minutes, on découvre tous les aspects de la production du film en compagnie du réalisateur Bryan Singer. C'est un des documentaires sur la production les plus complets que j'ai écoutés. Le segment "Bryan Singer's Video Journals" regroupe une collection de petits vidéos qui étaient disponibles sur le blogue du réalisateur et qui relatent différentes étapes de la production du film. On peut également se régaler du segment "Resurrecting Jor-El" qui montre le travail accompli pour permettre à Marlon Brandon de reprendre son rôle, une dizaine de scènes supprimées, une nouvelle séquence d'ouverture et la bande-annonce du film.

Pour le dernier disque de l'ensemble qui contient exclusivement des suppléments, on retrouve le documentaire "Look, Up in the Sky! The Amazing Story of Superman", un excellent segment de près de deux heures qui relatent tout de l'histoire de l'homme d'acier. À travers des entrevues d'acteurs, d'historiens et d'experts, rien n'est oublié pour nous faire connaître le personnage. Ça se poursuit avec "You Will Believe: The Cinematic Saga of Superman" qui se veut être un autre excellent documentaire en cinq parties qui se consacre sur les quatre films mettant en vedette Christopher Reeve durant près de quatre-vingt-dix minutes. Le troisième segment, "The Mythology of Superman", nous montre comment Superman c'est glissé dans la mythologie populaire américaine. Un bel hommage est rendu à Reeve dans "The Heart of a Hero: A Tribute to Christopher Reeve" émouvant et très bien fait, ce quatrième segment est à voir absolument. Le cinquième segment "The Science of Superman", originalement diffusé sur les ondes du National Geographic en 2006, nous montre experts et scientifiques tentants de nous faire comprendre les supers pouvoirs des natifs de la planète Krypton en se basant sur les lois de la physique et de la biologie. Finalement, ce huitième disque se termine avec "The Adventures of Superpupb", un pilote de l'émission de télévision de 1958.

Au final, cet ensemble est un incontournable pour les amateurs du personnage. Quoi que vous pensiez des longs-métrages, le travail des studios reste incroyable avec ce coffret. Les cinq films ont subi une amélioration au niveau de la piste audio, en plus d'un nouveau transfert vidéo pour certains. Le tout regorge de matériels avec plus de vingt heures de suppléments. "The Superman Motion Picture Anthology" est un ajout de taille dans toute bonne collection pour un cinéphile, vous ne regretterez pas votre achat, malgré quelques petits accrocs, mais que voulez-vous, personne n'est parfait.


Cotes

Film9/8/4/2/7
Présentation8
Suppléments10
Vidéo8/8/7/6/8/7/4
Audio8/8/7/6/7/8/9