Bourne Supremacy
Widescreen
Universal Studio

Réalisateur: Paul Greengrass
Année: 2004
Classification: PG
Durée: 109 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
14 décembre 2004

"Bourne Surpremacy", la suite de Bourne Identity, est un film d'action intelligent avec une histoire et des personnages bien développés. Évidemment, avec un grand auteur comme Robert Ludlum derrière les personnages et trois de romans sur le sujet, il aurait été difficile de faire autrement pour satisfaire les loyaux fans.

Pour ceux qui n'ont jamais vu le premier film de la série (quoi!?), Jason Bourne (Matt Damon) est un homme hautement entraîné à tuer qui est devenu amnésique suite à une mission manquée et tente de redécouvrir qui il est vraiment, alors qu'il est pourchassé par les gens d'une section de la CIA nommée Treadstone. Entre temps, il découvre qu'il a des habiletés au combat et au maniement d'armes, qu'il parle plusieurs langues et qu'il a de la facilité à détecter les petits détails autour de lui pour gérer le meilleur de chaque situation. À la fin de Bourne Identity, Bourne avertit ses anciens employeurs de le laisser tranquille ou ils le regretteront.

Il passe deux ans avec sa compagne Marie Helena Kreutz (Franka Potente) à vivre dans l'anonymat de ville en ville et ils se retrouvent finalement en Inde. Bourne a cependant bien des cauchemars provenant de son ancienne vie et prend des notes chaque fois qu'il se réveille. Il a monté un très grand dossier à ce sujet, trouvant dans le vrai monde des articles de journaux corroborant ce rêve récurant. Un bon matin, Bourne découvre qu'un homme (Karl Urban) le pourchasse et va chercher Marie afin de se sauver. Dans leur fuite, l'homme tue Marie. Bourne ne le sait pas encore, mais cet homme voulait le tuer afin qu'un complot protégeant le répondant de son ancien employeur, Ward Abbott (Brian Cox), puisse rouler en toute quiétude mettant le blâme sur Bourne. N'ayant nulle part où aller pour la venger, Bourne décide de se rendre à Berlin, là où son rêve se passe. Il remet lentement les pièces de son rêve en place qui le mèneront à Berlin. Entre temps, il est de nouveau poursuivi, mais cette fois-ci par Pamela Landy (Joan Allen) qui le croit responsable du meurtre de deux de ses agents.

Cette suite à Bourne Identity est aussi bonne sinon meilleure que l'original. Ma seule déception est que l'actrice allemande Franka Potente meure rapidement au début du film (c'est elle qui m'avait d'abord attiré à visionner le premier film). Cependant, l'adrénaline de la fuite de Bourne en plus de la plus excitante pourchasse en voiture que j'ai vue (et qui bat facilement l'excellente chasse en Mini que nous avions dans le premier volet de la série) m'ont gardé sur le bord de mon siège. Un personnage qui m'a bien impressionné est celui de Nicky (Julia Stiles), ex-responsable de la logistique pour Treadstone, qui était plutôt un rôle silencieux sans vague dans le premier film. Cette fois-ci, Stiles nous montre très bien comment elle fait vivre l'émotion de la peur à l'écran. Matt Damon, quant à lui, nous montre de nouveau que le gars que nous ne voyions pas comme héros d'action il y a cinq ans est capable de nous en faire voir de toutes les couleurs, même si son personnage n'est pas aussi mystérieux qu'avant. Nous avons aussi dans le film un très impressionnant et saignant combat entre Jarda (Marton Csokas), le dernier assassin de Treadstone, et Bourne (ce dernier se défendant d'un couteau avec un magazine!).

L'atmosphère un peu plus noire que le premier film et le panorama exotique de l'Inde, de l'Allemagne et de la Russie sont très bien transférés sur DVD. Les noirs sont profonds et la palette de couleurs est à mon goût. La compression n'a fait aucun dommage apparent au film et présente une image au-dessus de la norme. Côté son, la piste sonore est ambiophonique où cela est nécessaire, spécialement dans les scènes d'action, mais peu de bruits de l'environnement des personnages se retrouvent dans les haut-parleurs arrière. Une piste DTS aurait été intéressante (elle existe puisque c'est celle-là qui était présentée en salle en anglais). La musique est très intéressante, mais quelques fois sonnait un petit peu comme celle que j'avais entendue dans le film My Name Is Modesty (un peu dérangeant - comme entendre la musique de Forrest Gump dans A Better Tomorrow, mais en moins pire!). Le menu principal du DVD offre justement cette musique dont je vous parlais. Le menu est quant à lui animé dans sa première page et statique avec musique dans ses autres pages.

Comme suppléments à ce film, nous avons pour débuter quelques scènes retranchées qui n'apportent absolument rien à l'histoire, suivi d'une revuette sur le casting où les gens se lancent des fleurs et d'une autre à propos des moyens pris pour rendre le film aussi vrai que nature. Dans le même ordre d'idées, la revuette suivante nous parle de la création d'une explosion qui n'a pas été faite par infographie comme dans la plupart des films récents. Ensuite, ils parlent d'un des atouts du film, soit les endroits de tournage (Goa, Moscou et Berlin - ça donne le goût d'aller en voyage), ainsi que la pratique des chorégraphies de combat créées par Jeff Imada.

La revuette la plus intéressante est celle à propos de la section du film la plus excitante: la chasse en voiture à travers les rues de Moscou! Le niveau technique de cette chasse est bien plus compliqué que je ne l'avais imaginé. Ils ont aussi utilisé pour les scènes en voiture ce qu'ils appellent une "Go-Mobile", dont nous avons sur le DVD une belle publicité pour les fabriquant qui vont sûrement remplir leur carnet de commandes (faut voir ça!). Dans les revuettes suivantes, on nous détaille l'impressionnante cascade sur le pont étape par étape et nous fait découvrir "l'ADN" de la musique. Une biographie / filmographie comme cela faisait longtemps que je n'en avais pas vue traverse la carrière des artisans principaux. Complètement sur la dernière page des suppléments, nous retrouvons une piste de commentaires du réalisateur Paul Greengrass qui est enthousiaste de son film (comme nous avons pu le voir dans les autres suppléments). Il est très relaxe, mais constant dans ses commentaires qui sont bien balancés entre le technique et les anecdotes.

Ce film (et son succès au grand écran surpassant le premier) nous garantit probablement la production du troisième film The Bourne Ultimatum (ouvrage final sur le personnage par Robert Ludlum - Eric Van Lustbader a écrit ensuite The Bourne Legacy). Alors que le premier film nous parlait d'un homme qui a perdu la mémoire, "Bourne Supremacy" nous montre maintenant un homme qui a retrouvé une partie de sa mémoire et apprend qu'il est une mauvaise personne et doit vivre avec les conséquences d'être un ex-tueur de la CIA.


Cotes

Film9
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Vidéo9
Audio8