Breakfast At Tiffany's
Anniversary Edition
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Blake Edwards
Année: 1961
Classification: PG
Durée: 114 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 14
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
19 février 2006

Ceux qui me connaissent bien savent qu'Audrey Hepburn est mon actrice favorite de tous les temps. Il est évident que mon film favori, Charade, la met également en vedette. Mais aujourd'hui je vais plutôt vous parler de mon second film favori de tous les temps, "Breakfast at Tiffany's" dont Audrey fait également tête d'affiche. Paramount lançait ce mois-ci une édition 45e anniversaire de ce film, enfin! L'ancienne version DVD avait une image peu satisfaisante avec absolument aucun supplément (elle date des tous débuts des productions sur DVD alors l'effort était en ligne avec les titres catalogue de l'époque). Il y a longtemps que je chiale pour une édition spéciale avec un plus beau visuel et des suppléments alléchants sur de multiples DVD! Cette nouvelle édition n'a qu'un disque, mais est revampée de mes autres souhaits.

Il est difficile de résumer son film favori, car c'est toujours un ensemble de petits moments anodins qui nous accroche quelque part. Ce que j'aime le plus dans Charade c'est la scène de la cabine téléphonique, mais bien des gens m'ont dit que ce n'était pas plus spécial qu'il ne le fallait à leurs yeux. Je m'en fous! C'est ce qui m'a rendu fou de la performance d'Audrey Hepburn. L'histoire de "Breakfast at Tiffany's", que j'ai étrangement connue avec le film The Audrey Hepburn Story (de Steven Robman avec Jennifer Love Hewitt dans le rôle titre!), prend place dans la ville de New York dans un appartement de quartier et tourne autour d'Holly Golightly (Audrey Hepburn), une jeune femme aux allures sophistiquées, qui vit seule avec un chat sans nom. Son nouveau voisin d'étage, Paul Varjak (George Peppard - le Hannibal Smith de A-TeamA-Team), un écrivain en herbe, la trouve si intéressante qu'elle devient sa muse pour ses écrits, et tombera bientôt amoureux d'elle. En public, elle est sexy et sophistiquée, a l'esprit vif et la joie de vivre (et veux surtout trouver un homme riche à marier), mais lorsqu'elle se retrouve seule avec lui, elle devient vulnérable et laisse ses sentiments plus accessibles. Elle l'appelle Fred, comme son frère qui est dans l'armée, car elle sait que Paul la comprend, contrairement aux autres hommes qu'elle connaît qui sont tous des "rats" ou des "super-rats". Le retour d'un personnage du passé dans la vie d'Holly lui fera réaliser ce qu'elle attend vraiment de la vie.

Et qu'est-ce que le magasin Tiffany's a à voir avec cette histoire bien légère? Hé bien lorsque Holly a les "rouges" (contrairement aux "blues" qui nous font juste sentir triste lorsqu'il pleut trop longtemps ou vous prenez du poids, les "rouges" vous font sentir effrayé sans que vous sachiez pourquoi), elle se rend chez le joaillier où elle est assurée que rien de mal peut lui arriver. L'élégance d'Audrey, dès les premières secondes du film en face de la fameuse bijouterie, durant le générique, crève l'écran. Comment y résister, surtout sous la pièce "Moon River" d'Henry Mancini qui me donne des frissons à chaque écoute. Elle rappelle justement cette Holly si seule dans son âme. Le personnage d'Holly Golightly, grâce à la performance d'Audrey Hepburn, est devenu une icône du cinéma américain du 20e siècle.

L'histoire du film a été adaptée d'un roman de Truman Capote, mais n'est pas très fidèle au livre, car cela n'aurait pas été acceptable pour le public de l'époque. D'abord, la fin romantique n'y est pas, Holly était plus du niveau de l'escorte que de la classe d'Audrey Hepburn (la seule instance où l'on en parle dans le film c'est lors qu'elle parle que les hommes la payent $50 pour aller à la chambre des toilettes) et le livre était teinté d'homosexualité. Une chose qui n'était pas dans le livre et qui aurait dû rester ainsi, c'est l'ajout d'un rôle stéréotypé d'un locataire asiatique, monsieur Yunioshi (joué par Mickey Rooney), avec ses grosses dents, qui sème encore la controverse de nos jours.

Paramount offre cette nouvelle édition anniversaire dans un boîtier rose et blanc avec une photo promotionnelle d'Audrey dans sa chic robe noire de fête, le tout recouvert d'un étrange carton fermé aux deux bouts avec sur sa devanture une autre belle photo de promotion du film. D'habitude, je me débarrasse des cartons qui recouvrent les DVD (je les trouve peu pratiques), mais celui-là me fait encore hésiter. Mais c'est le contenu et non le contenant qui devrait nous intéresser. Hé bien là c'est encore très bien. Le nouveau transfert anamorphique est de toute beauté, nous faisant presque croire que le film a été tourné récemment. Les couleurs sont brillantes, voire vivantes, sous une image particulièrement claire. Côté sonore, un nouveau mixage en Dolby Digital 5.1 fait ressortir la musique à un niveau plus englobant et quelques effets sonores plus directionnels, mais rien à se lancer sur les murs. Le menu du DVD est trop simplet à mon goût pour une édition anniversaire.

Le côté supplément est bien garni. Il y a d'abord une piste de commentaires du producteur Richard Shepherd dans laquelle il s'excuse énormément du rôle de monsieur Yunioshi, entre ses petits commentaires personnels et de longs silences (tellement longs des fois que nous oublions qu'il s'agit d'une piste de commentaires - j'ai compté dix minutes à une occasion). Il y a quelques bouts intéressants, mais rien de vraiment nouveau. Ensuite, nous retrouvons une revuette sur la production qui parle de quelques scènes en particulier (dont la scène de party), du casting, de la musique et des séquences préférées du producteur et du réalisateur. Plusieurs personnes y sont interviewées dont Richard Shepard, Blake Edwards, Patricia Neal, Robert Wilder, Sean Ferrer (son fils) et plusieurs figurants de la fameuse scène du party. Cela est suivi par la revuette "It's So Audrey! A Style Icon" qui discute de l'impact d'Audrey Hepburn sur le monde de la mode malgré qu'elle ne soit pas une beauté classique (de l'époque) et de sa collaboration avec Hubert de Givenchy, avec entre autres des interviews avec Pamela Clark Keogh (auteure du livre Audrey Style), la designer Cynthia Rowley, Emily Dougherty (Elle Magazine) et de nouveau Robert Wilder et Sean Ferrer. "Brilliance in a Blue Box" est un mini-documentaire à propos de la bijouterie Tiffany's, sa fondation, la recherche de la qualité et sa notoriété auprès des Américains. En 1987, on célébrait le 150e anniversaire de Tiffany's et Audrey leur a écrit une belle lettre. Une revuette à propos de la lettre est donc incluse parmi les suppléments, pour notre plaisir. La bande-annonce du film, où l'on y voit presque toutes les scènes du film, ainsi que les bandes-annonces de films récents (qui sont obligatoirement présentés à l'insertion du DVD) complètent cette nouvelle édition de mon second film préféré.

Maniaque comme je suis, j'aurais aimé beaucoup plus de suppléments (une galerie des nombreuses images promotionnelles du film par exemple), mais c'est déjà beaucoup pour un film de catalogue. Reste que c'est un film que j'adore (et visionné plus de cinquante fois en comptant la dizaine de fois que j'ai visionné cette nouvelle édition depuis que je l'ai reçue) et je suis bien satisfait du résultat. Un film que je vous recommande pleinement... mais je suis peut-être un peu vendu à Audrey!


Cotes

Film10
Présentation7
Suppléments7
Vidéo8
Audio7