Bright Young Things
MGM Home Entertainment / Think Films

Réalisateur: Stephen Fry
Année: 2003
Classification: PG
Durée: 106 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
28 mars 2005

Stephen Fry, à ne pas confondre avec Stephen Frears, est un anglais aux multiples talents: acteur, écrivain, réalisateur et même producteur. Il est apparu dans une multitude de séries télévisées et autant de films. Il est notamment le narrateur des films Harry Potter et, plus récemment, le voyant de Peter Sellers dans l'excellent film sur la vie de l'acteur anglais The Life and Death of Peter Sellers. Il fait malheureusement partie de ceux que l'on voit partout, mais dont on ne se rappelle jamais le nom. Prenez donc la peine cette fois-ci de faire une rapide recherche afin de pouvoir l'identifier à l'avenir, non pas à cause de la grande qualité du film dont je vais vous parler ici, qui reste juste au-dessus de la moyenne, mais simplement par la quantité impressionnante de travail de cet homme.

"Bright Young Things" est tiré d'une nouvelle d'Evelyn Waugh, Vile Bodies. En effet, c'était le titre de travail de cette nouvelle. Nous sommes plongés dans l'Angleterre du début des années trente, et plus précisément dans une certaine décadence que la jeunesse d'alors met sur pied pour s'amuser, au détriment des plus âgés, conservateurs et rigoureux. Adam Fenwick-Symes (Stephen Campbell Moore) est un jeune écrivain qui cherche à faire sa place dans le jet-set de Londres. Il retrouve sa fiancée Nina (Emily Mortimer), mais perd à la douane son manuscrit "Bright Young Things" qu'il devait remettre à Lord Monomark (Dan Aykroyd), le propriétaire d'un journal de Londres, le Daily Excess. Mais ce dernier offre d'autres opportunités à Adam et lui donne rapidement le poste de "Mr Chatterbox", celui qui étale les rumeurs entendues dans toutes les grandes réceptions de Londres. Mais le jeune écrivain doit aussi penser à sa vie, son mariage avec Nina, les 1000 livres qu'il doit récupérer d'un major ivre et surtout son loyer qu'il doit payer. Bref, il doit absolument trouver de l'argent. Et ce ne sont pas ses amis drogués, alcooliques ou homosexuels qui l'aideront beaucoup dans cette quête.

La reconstitution historique est somme toute remarquable en termes de décors et d'objets. On appréciera particulièrement la course automobile, très loin des dispositifs actuels de sécurité. On ne manque pas de remarquer aussi le travail du réalisateur ainsi que le travail de montage. Les plans sont souvent très courts, et la plupart des scènes sont rendues avec de nombreux angles de caméra ainsi que souvent avec un mouvement de cette dernière. Les transitions sont toujours différentes, utilisant des masques de formes différentes ou simplement un mouvement vertical dans l'image, comme un mur ou un personnage qui traverse l'image et qui en même temps sert de transition entre deux scènes. Plutôt recherché.

La qualité de l'image présentée dans ce DVD est plutôt bonne. Les couleurs sont éclatantes lors des fêtes, remplies de draperies et de costumes. Certaines scènes de soir ou de nuit manquent en revanche de détails. Les deux bandes sonores disponibles, anglaises, sont entraînantes, principalement dans les scènes de fêtes avec de la musique. On regrettera qu'il n'y ait pas de sous-titres français avec ceux qui sont en anglais et en espagnol. Les pages de menus sont animées et sonorisées.

Au menu des suppléments, nous avons une piste de commentaires du réalisateur Stephen Fry. Même s'il n'est pas très bavard (il existe de longues périodes de silence) et si parfois son fort accent anglais ne permet de tout saisir, il nous explique selon les plans les particularités du tournage, du lieu ou une histoire à propos des acteurs. Puis deux documentaires de production nous permettent, tout d'abord, de mieux connaître Fry et ensuite d'avoir une sorte de journal de bord du tournage. Ainsi, "Stephen Fry: director" est une revuette d'une dizaine de minutes où le réalisateur nous parle de son film, accompagné par les principaux acteurs, le tout avec quelques scènes du film ainsi que des prises derrière la caméra. Si Stephen Fry parle de son intérêt pour le scénario, les acteurs donnent quant à eux leurs anecdotes du tournage avec Fry. Puis dans "From the Bottom Up: The Making of Bright Young Things", Shane Davey, un simple "garçon de courses" et un chauffeur, nous propose son journal de bord du tournage, fait à l'aide d'une petite caméra vidéo. D'une durée de trente minutes, le documentaire nous fait pénétrer dans l'univers de ce tournage en nous donnant des indications techniques intéressantes et surtout des plans que nous ne voyons pas ailleurs. Inhabituel et surprenant.

Même si l'histoire du film ne m'a pas vraiment interpellé, je dois bien avouer que le travail du réalisateur Stephen Fry est bien au-dessus de la moyenne. Les décors sont très recherchés de même que la précision de la réalisation. Le montage peut en revanche être un peu plus confus. Finalement, je regrette une version française, ou du moins des sous-titres français, car je pense avoir manqué de nombreux sens du dialogue en raison du fort accent londonien des personnages (voulu, comme on le voit dans un des documentaires). Un film intéressant malgré tout.


Cotes

Film6
Menu5
Suppléments7
Vidéo7
Audio7