The Browning Version
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Mike Figgis
Année: 1994
Classification: PG
Durée: 97 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (DDST)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
16 novembre 2003

Y'a-t-il toujours un bon côté même chez les êtres les plus sévères et les plus durs que l'on connaisse? C'est en tout cas ce que pense un jeune élève de son professeur de langue classique, pourtant détesté de tous. Et ce bon côté pourrait alors prendre le dessus. Tel est l'histoire de "The Browning Version" ("les leçons de la vie" en français).

Andrew Crocker-Harris (Albert Finney) est un enseignant dans une prestigieuse école privée d'Angleterre. C'est la fin de l'année scolaire et lors de la dernière prière du matin, les élèves apprennent que leur professeur doit quitter l'établissement pour des raisons de santé. Sa femme Laura (Greta Scacchi) le suivra. Son remplaçant est déjà arrivé. Ce sera donc le dernier cours de Andrew avec sa classe de seconde. Parmi les élèves, il y a Taplow (Ben Silverstone) qui, malgré les railleries de ses camarades, porte une certaine affection à ce professeur bourru et sec, sans aucune marque de satisfaction sur son visage. Son surnom de "Hitler des classes de seconde" semble lui aller à ravir. Pourtant, ces deux derniers jours passés à l'école vont le changer complètement. D'un cadeau inattendu du jeune Taplow aux sarcasmes désormais de trop de sa chère femme, en passant par les conseils faits à propos de son collègue Frank (Matthew Modine), Andrew va finalement comprendre qu'il a failli sur toute la ligne et qu'il n'a finalement rien réussi dans sa vie alors que tout était à sa portée. Le moment est venu pour lui de prendre un nouveau départ.

Judicieusement interprété par un Albert Finney au mieux de sa forme, ce film réussit parfaitement à nous tenir à l'écoute durant ses 95 minutes sans que nous perdions une seconde d'intérêt. En fait, tous les autres personnages sont à la fois secondaires et ont de l'importance. On ne s'attarde pas inutilement sur les incartades amoureuses de Laura avec Frank ni sur les projets du remplaçant d'Andrew. Et c'est tant mieux puisque nous ne perdons pas ainsi le fil dans le changement d'esprit de notre professeur qui comprendra d'une certaine façon qu'on lui a plus montré la porte que fait attention à sa santé. Dans la lignée des films se rapportant aux enseignants et aux élèves, tels que The Emperor's Club et Dead Poets Society, "The Browning Version" prend sa place sans aucune honte. À noter que ce film est une nouvelle version d'un classique de 1951 du même nom, avec comme acteur principal Michael Redgrave, le père de Lynn et de Vanessa.

C'est par contre une édition DVD très simple que nous propose Paramount. L'image offerte, en format panoramique, n'est pas exempte de défauts, même s'ils sont passagers. Petits points blancs et problèmes de compression viennent en effet attirer parfois notre œil. Malgré cela, le résultat est fort acceptable, les couleurs dans la moyenne et le contraste agréable (surtout dans les scènes intérieures). Des trois bandes sonores offertes, la version Dolby Digital 5.1 anglaise est de loin la plus vivante et la plus adaptée au film. La version française permet au public non anglophone d'apprécier l'œuvre, mais elle n'offre pas autant de spatialité ni de profondeur aux personnages. Le menu est statique. Il n'y a pas de suppléments.

Ce n'est pas courant qu'un film se déroule en totalité sans que nous ne soyons aussi absorbés. C'est ce que j'ai ressenti avec celui-ci. On le regarde d'un trait comme on écouterait une belle histoire dont on veut savoir la fin. Et rapidement, on sait que ce professeur bougon n'est pas si mauvais qu'il le prétend. Quant au titre en anglais, il fait référence au livre que l'élève Taplow lui donne en cadeau: la traduction que Robert Browning fit de l'œuvre grecque The Agamemnon of Aeschylus, l'ouvrage préféré du professeur Crocker-Harris. Un excellent film qui me pousserait, par curiosité, à voir la version de 1951.


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