But I'm A Cheerleader
Lions Gate

Réalisateur: Jamie Babbit
Année: 1999
Classification: R
Durée: 85 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca

Selon Sébastien Noël
10 août 2003

"But I'm A Cheerleader" est un film qui arrive à point! En plein débat de société sur les droits des homosexuels, ce film peint un portrait assez drôle de ceux-ci et fait appel à plusieurs préjugés que l'on peut avoir vis-à-vis ceux qui ne sont pas tentés par le sexe opposé.

Megan est cheerleader pour l'équipe de football du collège. Elle adore Mélissa Etheridge (chanteuse homosexuelle avouée) et a beaucoup d'affiches de femme dans sa chambre. Elle a un copain, qui est un des meilleurs joueurs de l'équipe de football, mais elle entretient une relation plutôt artificielle avec lui. Ses parents viennent qu'à se poser l'ultime question : notre fille serait-elle lesbienne? Ils décident alors de l'envoyer dans une maison de réhabilitation pour les personnes homosexuelles (principe de sevrage semblable à celui existant pour les toxicomanes). Megan se retrouve, bien malgré elle, au milieu d'une sorte de camp d'été où une vingtaine d'adolescents et adolescentes tentent de vaincre leur homosexualité, comme si c'était une maladie.

Ce film est à la fois drôle et coquet, du moment que vous acceptez que l'homosexualité puisse être une maladie, car autrement vous risquez d'être choqué. "But I'm A Cheerleader" rit beaucoup des personnes homosexuelles extraverties et exagérées. Entre autres, il y a le fils de la propriétaire de la maison de sevrage qui est gai comme pas un. Il est si féminisé qu'il faut attendre que sa mère l'appelle "mon fils" pour que l'on sache que c'est un garçon. Les comportements homosexuels dépeints dans ce film sont très caricaturaux et rigolos. On a l'impression que la réalisation n'engage aucune opinion sur le sujet et ne se prend pas au sérieux. Je sais pertinemment que lorsqu'il y a caricature, il y a exagération dans le jeu des acteurs, mais dans ce film certains comédiens manquent de crédibilité parce qu'ils en mettent vraiment trop et certaines blagues tombent malheureusement à plat parce qu'elles sont étirées au maximum. Je pense notamment aux blagues rattachées au fils de la propriétaire que l'on voit trop souvent à mon goût. Par contre, celle du responsable de la transformation des gars vers un statut hétérosexuel regorge de bons gags. Entre autres, si un gars commet un acte qui est considéré comme une rechute, le responsable lui inflige une punition comme celle de l'obliger à visionner le canal sportif toute la fin de semaine. Les décors plongent vraiment le film dans une ambiance coquette grâce aux couleurs pastel et les costumes qui nous donnent l'impression d'être sortis tout droit du monde de Barbie.

"But I'm A Cheerleader" porte bien la signature des produits Lions Gate, c'est-à-dire qu'il est simple, efficace et de très bonne qualité. Le menu est amusant grâce à une animation 3D d'une cheerleader rose qui danse avec ses pompons. Vous pouvez visionner les traditionnelles bandes-annonces de d'autres films distribués par Lions Gate en soulignant le sigle de la compagnie. Le visuel est bien rendu et la couleur, qui est un accessoire extrêmement important dans le film, se définit avec une très grande précision. La piste sonore manque cependant de force. À certains moments, les sous-titres se sont avérés indispensables parce que j'avais de la difficulté à comprendre certains mots.

"But I'm A Cheerleader" est un film qui vous fera sourire et pour ceux qui seraient réticents dû au sujet traité (homosexualité), sachez que le réalisateur ne tombe pas dans la propagande, mais beaucoup plus dans la caricature.


Cotes

Film6.5
Menu7.5
Suppléments1
Vidéo7.5
Audio6