Les ailes de la nature
Christal Films

Réalisateur: Jacques Cluzaud
Année: 2003
Classification: G (QC)
Durée: 156 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Non
Langue: Français (DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 3
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Eric Simard
23 mai 2005

Suivant de près les traces du joli film documentaire Le peuple migrateur, dont je vous ai déjà fait la critique, voici maintenant une courte série de trois épisodes nous montrant à nouveau plusieurs beautés de la gent ailée. Pour ceux n'ayant pas déjà vu le film de Jacques Perrin, le principe utilisé dans le film et la série est surtout de montrer la beauté des oiseaux en vol, en particulier les espèces migratrices, tout en nous montrant quand même une panoplie d'espèces dans plusieurs contextes différents: danse nuptiale, accouplement, migration, prédation, alimentation, élevage des petits. Le film et la série s'orientent surtout sur la présentation visuelle et les prises de vue inédites sur des groupes d'oiseaux en plein vol. Les commentaires sont limités au minimum, bien que dans la série, on a droit à plus d'informations sur ce qui se passe à l'écran et on nous nomme plus d'espèces. On pourrait dire que le film se laissait plus aller avec la poésie de ses images.

La série donc est séparée en trois épisodes. La première est au sujet du printemps et de l'été où nous avons donc droit à la migration des espèces vers le Grand Nord, la saison des accouplements, et celle de l'élevage des rejetons. Le deuxième épisode concerne l'automne et l'hiver. Encore une partie nous montrant la migration, cette fois-ci vers le sud, surtout des espèces migrant en Afrique ou en Espagne, mais encore là il y a beaucoup de variété. Finalement, l'épisode "Les oiseaux de mer" est présenté à part: plusieurs espèces d'oiseaux du grand large ne viennent à terre que le temps de se reproduire et d'élever les poussins jusqu'au moment où ces derniers peuvent aller à la mer à leur tour. On voit surtout les macareux, plusieurs espèces d'albatros, les fous de Bassan, des guillemots et des manchots.

Il n'y a pas de trame narrative claire, on passe d'une séquence à l'autre sans nécessairement de lien logique, mais on est spectateur de la série pour la beauté de ce qui nous est présenté. Et cette beauté est assez inspirante pour revigorer chez nous des fibres écologistes sans la nécessité de certains commentaires un peu moralisateurs de Jacques Perrin durant la narration des épisodes.

Un menu unique, musical, accompagné de séquences d'oiseaux en vol nous permet de sélectionner les différentes options. La qualité visuelle est moyenne. En effet, j'ai l'impression que la série est constituée de beaucoup d'images et de séquences qui n'ont pas été retenues pour le film Le peuple migrateur. Parfois, quelques séquences manquent d'éclat au niveau des couleurs. Mais c'est surtout la présence de quelques saletés sur la pellicule originale ainsi que la granularité des arrière-plans par moments qui retiennent notre attention, sans pour autant nuire au visionnement. Les oiseaux, eux, nous sont très bien montrés. La piste sonore est honnête avec une répartition des bruits ambiants sur les différents canaux sans effets ambiophoniques. Le commentaire est toujours très clair. Côté musique, je reste envoûté par la trame musicale de Bruno Coulais. Je l'avais découverte en regardant le long métrage et elle est encore utilisée lors de la série pour agrémenter notre écoute et nous faire décrocher du petit train-train quotidien durant notre visionnement.

À part les trois bandes-annonces qui nous sont imposées à l'insertion du DVD, le seul vrai extra est titré "Le making of", et il s'agit du documentaire sur la production du film Le peuple migrateur, le même que sur le DVD Winged Migration. Au moins, cette fois-ci, nous avons droit à tout cela en français. Pour ceux qui n'avaient pas vu le DVD de ce film ou lu ma critique de celui-ci, permettez-moi de vous transcrire ici la description de cet extra.

Ce documentaire sur la production d'une cinquantaine de minutes nous permet de découvrir les techniques qui ont permis la grande originalité du film (et de la série). En fait, les deux moyens principaux utilisés par les différentes équipes durant les quatre années de tournage ont été d'abord l'utilisation de plusieurs types d'appareils motorisés ultra légers adaptés pour transporter à la fois un pilote et un caméraman et deuxièmement l'élevage d'oiseaux d'espèces à l'origine d'abord sauvages par des membres de l'équipe pour que les animaux soient familiers avec le contact humain et le bruit des véhicules, ce qui a permis des plans de caméra hyper rapprochés. Dans les faits, cela pouvait prendre des journées entières pour en fin de compte quelques secondes de film dans le montage final.

Les amateurs d'ornithologie qui ont déjà le film en leur possession voudront probablement compléter avec la série. Pour les néophytes de la série ou du film orchestré par Jacques Perrin, je suggère plutôt d'y aller avec le film d'abord, qui est plus spectaculaire et d'une qualité audiovisuelle supérieure.


Cotes

Film6
Présentation4
Suppléments3
Vidéo6
Audio6