L'amour au pays des orignaux
Filmoption International / TVA Films / TV5

Réalisateur: Harold Arsenault
Année: 2011
Classification: G (QC)
Durée: 77 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DDST), Français (DD51, DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 824255007214

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Yan Bouchard
30 octobre 2011

Nous sommes habitués, en tant que cinéphile, de recevoir de beaux documentaires sur la faune et la flore de notre belle planète de la part de la BBC. Avec des merveilleux Planet Earth et Life, cette chaîne de télévision britannique est passée maître dans le rendu de la nature telle qu'elle soit. Depuis quelques années, un nouveau joueur a fait son apparition et non le moindre, les studios Disney avec leur branche Disneynature ont décidé de rendre plus accessible ces documentaires pour les plus jeunes et ce, d'une brillante façon. Malgré tout le bien que j'en pense, ces deux grands se sont penchés sur des sujets vraiment loin de mon quotidien avec les plaines africaines, les îles Galápagos, la vie sous-marine et j'en passe. Cependant, quittons ces studios et attardons-nous à Filmoption Internatinal qui nous offre le documentaire d'Harold Arsenault qui nous plonge littéralement dans notre forêt avec son "L'amour au pays des Orignaux". Avec une narration très juste de la talentueuse Isabelle Richer, ce petit parcours regroupant plus de trois ans de tournage, nous offre un bel aperçu de la beauté sauvage de la forêt gaspésienne.

L'histoire est simple, on y suit Giju', une femelle orignal, qui se retrouve à nouveau seule, car son dernier-né a été tué par un ours noir au printemps. La saison des amours arrivée, le cycle de la romance recommence et elle doit s'accoupler pour permettre à sa lignée de continuer. Malgré le fait que l'acte en soit est simple, le moment propice à l'accouplement chez les orignaux est loin de le l'être. Se passant lorsque les feuilles commencent à changer de couleur, la femelle doit s'accoupler juste au bon moment afin que le petit n'arrive pas trop tôt au printemps et pas trop tard. Un manque de synchronisme peut être fatal pour le jeune. Durant cette aventure, on découvre le processus complet, la période de rapprochement, la prestance du mâle dominant et la chance des autres mâles qui veulent également se reproduire. Après cette étape arrive la longue et dure période de gestation de la femelle, car cette dernière doit passer les longs mois d'hiver enceinte. Avec le beau temps revient, vers la fin mai, début juin, arrive également la naissance du petit orignal, chétif et sans défense. La femelle devra en prendre soin, jusqu'au moment où il pourra voler de ses propres ailes. L'été passe et revient la période de reproduction à l'automne. En plus de nous offrir le cycle des orignaux, le cinéaste touche également à plusieurs autres espèces qui peuplent la forêt, comme les renards, les grenouilles, certains oiseaux et j'en passe. Un joli petit voyage au cœur de nos bois.

Le film se présente dans un boitier standard avec Giju' et son rejeton sur la pochette. Le menu, accompagné d'une mélodie aux touches autochtones, nous montre quelques séquences tirées du documentaire. Côté technique, il est vrai que nous sommes bien loin des images de la BBC ou de Disney. Malgré tout, le cinéaste québécois s'en tire avec brio. Les images sont belles, précises et éclatantes. Voir notre monde à l'écran fait du bien et nous donne le goût d'aller dehors, prendre une marche en forêt et apprécier de que l'on a, au Québec. Il y a quelques problèmes au niveau des angles de caméra et des plans rapprochés, mais il faut se douter que les moyens sont tout autres que les grands studios. Du côté sonore, le travail d'Isabelle Richer à la narration est impeccable. Avec un ton juste, l'information passe bien. On ajoute à ça les bruits de la nature et la musique qui se prête bien à l'atmosphère et on obtient une piste audio à la limite de la perfection. Du côté des extras, on retrouve un segment de près de vingt-cinq minutes de scènes supprimées, sans narration et la bande-annonce du film en version française et anglaise. De plus, à l'insertion du disque, on retrouve également quelques bandes-annonces, dont celle de La vérité, The High Cost of Living et Le Coeur d'Auschwitz.

Au final, malgré une petite redondance vers la fin du film, au recommencement du cycle de la vie de l'orignal, le film d'Harold Arsenault est très intéressant et nous offre une belle incursion dans la vie des animaux qui peuplent notre forêt. De plus, cette sortie arrive presque au même moment où l'on voit les têtes de ces petites bêtes sur les capots des camions des chasseurs et croyez-moi, dans mon coin de province, on en voit pas mal. Si la vie des orignaux vous intéresse, vous ne serez pas déçus de cette production et malgré un budget minime comparativement aux productions de la BBC et des studios Disney, le film s'en tire extrêmement bien.


Cotes

Film7
Présentation5
Suppléments4
Vidéo7
Audio9