The Architecture of Doom
First Run Features

Réalisateur: Peter Cohen
Année: 1989
Classification: NR
Durée: 119 minutes
Ratio: 1.33:1 (4:3)
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 10
Nombre de disques: 1

Ce DVD est disponible chez :

Selon Martin Albert
13 février 2002

Ce que les gens pensent aussitôt que l'on parle d'Adolphe Hitler c'est le meurtre de milliers d'innocents qui étaient en conflit avec le rêve Nazi non pas pour des raisons politiques mais pour des raisons esthétiques. Il voulait, par la violence et les sacrifices, faire un monde plus beau. C'est très contradictoire. Hitler prenait ses mots à lettre. Sans restriction, il a transformait une idéologie absurde en une infernale réalité.

Ce documentaire explique ce que l'art en général vient faire avec le socialisme national (le nazisme). L'art était l'intermédiaire entre le peuple et les dirigeants. Plusieurs projets de musées étaient dans l'agenda d'Hitler et quel moyen d'avoir des objets d'art chez soi que de les piller ailleurs. Seuls les artistes peuvent donner forme aux rêves et le rêve allemand avait besoin d'artistes pour être réalisé. Des peintres pour faire des portraits (et non des affaires abstraites qui ne prouvait que la maladie de l'âme), des sculpteurs de gigantesques statues et des architectes pour bâtir les plus belles villes du monde (Allemandes bien sûr!). L'art était la base de la nouvelle civilisation.

Les chefs de l'état allemand étaient en majorité des artistes sans succès. Hitler lui-même en était un peintre qui voulait être un architecte. Malgré son insuccès dans ces domaines, il a lui-même dessiné les vêtements, les bannières, les édifices et autres choses qui allaient représenter le mouvement Nazi à travers le monde. Ce monde était selon eux en chute et le seul moyen de s'en sortir était d'être pur. La pureté commençait avec son peuple. Les peintres modernes (abstraits) et leur travail devait être détruit puisque c'était leur cerveau qui fonctionnait mal. Suite à ça les malades mentaux et les difformes y passait. Ceux qui restaient devaient aussi être propres pour être encore plus pur. Des ouvriers propres dans un atelier bien rangé était de mise. Pour bien travailler, les employés devaient se laver de la bonne façon ce qui les élevait à une classe bourgeoise pour travailler plus à l'aise (Est-ce que ça marchait?). Tout devrait être pur sur tous les points.

Le documentaire raconte en gros la jeunesse de Hitler et ses amis, ses fixations (Wagner et sa ville natale), ses conquêtes artistiques, la guerre et la fin du régime Nazi. Malgré le sujet assez raide, le documentaire en vaut l'écoute juste pour voir comment Hitler voyait grand quand il ne pensait pas à détruire les gens. Le documentaire ne fait pas un héros de ce personnage pas plus que de dire que ses idées étaient bonnes. Il fait seulement la liste des projets et réalisation artistique à travers des horreurs comme l'euthanasie forcée des malades et la persécution des juifs. Le tout est illustré avec des photos et des films d'archives en plus de quelques extraits de films de propagande.

First Run Feature nous présente cet intéressant montage sur un DVD de piètre qualité. L'image n'est pas très belle dû au matériel utilisé (mais aussi à cause de la compression) et le son est passablement acceptable. Le menu ne présente qu'une sélection des chapitres et la mission de la compagnie. Je ne plaindrai pas de l'absence d'extras parce que j'aurais probable été tanné de voir du matériel sur les horreurs d'Hitler pour le moment.


Cotes

Film6
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Audio5