36 Quai des Orfèvres
Les Films Séville Pictures

Réalisateur: Olivier Marchal
Année: 2004
Classification: 13+ (QC)
Durée: 110 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Frédéric Gouin
31 janvier 2006

Le réalisateur Olivier Marchal est un ancien flic converti au monde du cinéma. D'abord figurant et acteur, il choisit le métier de réalisateur et scénariste. Le modèle revendiqué pour le film "36 Quai des Orfèvres" est le film Heat, où une confrontation entre deux grands acteurs crève l'écran. Dans Heat, ce sont Robert de Niro et Al Pacino qui s'affrontent. Pour "36 Quai des Orfèvres", rien de moins que Daniel Auteuil et Gérard Depardieu. Fait intéressant, la société de production de Robert de Niro a acheté les droits pour produire un remake américain.

Depuis quelque temps, une gang de braqueurs s'amuse sur Paris en pillant les fourgons blindés. Les attaques sont d'une rare violence et la police n'a pas d'indice. Le directeur de la PJ (Police Judiciaire), Robert Mancini (André Dussollier),en a marre et offre donc le gros lot à deux de ses lieutenants: celui qui réussira à coincer ce gang le remplacera à son poste de grand patron du 36, Quai des Orfèvres (préfecture de la police).

D'un côté, nous retrouvons Léo Vrinks (Daniel Auteuil) patron de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention). Ses méthodes de travail ne sont pas toujours propres, mais elles sont efficaces. De l'autre, Denis Klein (Gérard Depardieu) le patron de la BRB (Brigade de répression du banditisme). Celui-ci a soif de pouvoir et n'hésite pas à tout bousculer pour atteindre ses buts. La lutte est ouverte entre ces deux grands flics, autrefois amis, qu'aujourd'hui tout sépare: leurs vies, leurs méthodes de travail, leurs équipes et une femme, Camille Vrinks (Valeria Golino).

Comme supplément, il est possible de d'abord visionner un documentaire sur le tournage. Celui-ci laisse toute la place aux scènes derrière les caméras. C'est super intéressant, car on peut voir quelques secrets de tournages, les pépins au jour le jour, l'ambiance du plateau, etc. La section "Entrevues" comprend tout d'abord un entretien avec Oliver Marchal. Celui-ci explique les raisons qui l'ont poussé à faire un polar français, la rencontre avec les deux principaux acteurs, des scènes qu'il adorent et celles qui le déçoivent un peu, etc. On enchaîne par la suite avec des entretiens de Valeria Golino et Daniel Auteuil qui viennent expliquer leurs personnages et leurs expériences avec l'équipe du film. Le dernier segment met en vedette un personnage non identifié. Je crois bien que c'est Dominique Loiseau, ancien flic et co-scénariste.

Le documentaire "Choix des armes" est une visite chez Maratier, un spécialiste en armes et costumes pour le cinéma. L'équipe de production, Marchal en tête, s'y rend pour faire le choix des armes pour le film. C'est vraiment intéressant, car le spécialiste (Christophe Maratier) est une vraie encyclopédie et explique les armes de façons concises. Il guide parfaitement l'équipe de production dans son choix.

Côté technique, le DVD est très bien. L'ambiophonie est très présente pour les scènes d'action, ce qui ajoute au réalisme du film. Je dois avouer que j'ai eu un peu de difficulté à bien saisir quelques parties de dialogue. Je ne crois pas que ce soit un problème technique de la piste audio, mais bien un problème à la source. Probablement que l'accent y est pour quelque chose aussi. L'image est excellente du début à la fin. Les nombreuses scènes sombres offrent un bon niveau de détail.

"36 Quai des Orfèvres" regroupe deux acteurs que j'adore. Malgré ce parti pris, le film est un excellent drame policier. Le scénario et la réalisation sont solides. La seule faiblesse que j'ai trouvée, ce sont les vingt ou trente premières minutes qui semblent un peu brouillon comparé au reste du film.


Cotes

Film9
Présentation6
Suppléments7
Vidéo8
Audio7