7 Days in Havana
Entertainment One

Réalisateur: Leonardo Padura
Année: 2012
Classification: 18A
Durée: 130 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Français
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 774212004469

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
9 mai 2013

Les courts-métrages sur différentes villes sont nombreux. Il y en a eu par le passé sur Rome, Paris, New York, Montréal et la liste est loin d'être exhaustive. On peut maintenant rajouter à cette catégorie la capitale de Cuba. Sans être à tout casser, "7 Days in Havana" se révèle par moments très intéressant.

Sept jours dans les rues de La Havane. Un acteur américain cherche à s'amuser en sortant dans un bar. Un cinéaste serbe en a un peu marre de son quotidien. Une chanteuse hésite à quitter son mari qui joue au baseball. Un touriste ère dans les rues. Une adolescente reçoit un rituel très particulier. Une famille doit se débrouiller sans électricité. Et des membres d'une petite localité aident une vieille femme qui n'en a que pour la Vierge Marie.

Ce type de projet est toujours un peu casse-gueule: réunir sept réalisateurs qui signent sept courts métrages. Bien que le résultat soit inégal, il y a de la qualité qui en ressort. Notamment dans le segment hilarant marqué du sceau et du style d'Elia Soleiman qui utilise comme toujours chez lui l'absurde pour dresser une radiographie mordante de l'endroit. Alors que Gaspar Noé se plaît à provoquer, Benicio Del Toro s'essaye à la mise en scène avec talent et bien que Laurent Cantet déçoive quelque peu dans la dernière ligne droite, Pablo Trapero se plaît à utiliser un Emir Kusturica à contre-emploi. Sans doute que l'ouvrage est trop long et que les stéréotypes servent à saisir l'âme du lieu. Cela donne toutefois le goût de s'acheter un billet d'avion et de s'envoler pour Cuba.

Les images alternent entre le terne et le stylisé avec beaucoup d'aisance. Le niveau de détails est agréable, les teintes sont précises, la palette de couleurs est riche et la qualité des contrastes est loin d'être négligeable. La musique variée est plutôt agréable à écouter. Les pistes sonores anglophones (il y a tout de même beaucoup d'espagnol) et francophones en Dolby Digital 5.1 sont assez immersives dans leurs façons de faire ressortir des enceintes des bruits de sirènes, d'applaudissements, de coq, de sonneries de téléphone et de vagues. Les voix sont généralement claires et puisque le doublage français est cliché, mieux vaut opter pour les visibles sous-titres blancs.

La pochette colorée montre un homme qui marche près d'une voiture rouge qui se trouve sous un édifice en décrépitude. Le menu principal du disque est similaire. Rien ne bouge, mais une mélodie ensoleillante se fait entendre. Il n'y a aucun supplément, ce qui aurait permis de mieux comprendre la démarche de leurs auteurs.

Exotiques à souhait, légères et variées, les vignettes derrière "7 Days in Havana" font sourire, même si elles prennent soin de ne pas explorer trop de zones grises ou sensibles. Au contraire, la bonne humeur est palpable et si le plaisir n'est pas tout à fait communicatif (on aurait facilement pu enlever les essais de Julio Medem et de Juan Carlos Tario), il plaira beaucoup aux gens qui rêvent de sortir des ressorts réservés aux touristes et de découvrir la vie et la culture cubaine.


Cotes

Film6
Présentation4
Suppléments-
Vidéo7
Audio7