L'Abbé Constantin
Koch Entertainment

Réalisateur: Jean-Paul Paulin
Année: 1933
Classification:
Durée: 87 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Français (Mono)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 625712507090

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Simon Bergeron
11 mars 2009

Vous connaissez les éditions Criterion? Ils offrent généralement un contenu supplémentaire exceptionnel, un transfert des plus beaux et un son plus que compétent. Ici, puisqu'il s'agit de "Koch", oubliez absolument toutes ces notions puisque nous avons droit à une pellicule qui a passé dans un mélangeur, nettoyée par un fil barbelé et séchée au micro-ondes pour être ensuite transférée en disque.

Dans une ville près du Nord, deux familles mènent des expériences très opposées. Une vivant à l'abri du besoin et l'autre, modeste. Les enfants de la première famille ont été éduqués dans le respect de Dieu et de leurs parents. La seconde famille chôme, les enfants ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Malgré les apparences, les deux familles sont heureuses... jusqu'au jour où une infirmière révélera avec 12 ans de retard (par amour dit-on, mais je pencherais parce qu'elle est tarte), qu'elle a échangé deux nouveaux-nés de la maternité. Cet événement cause un émoi dans la communauté.

Mal dirigé, mal joué (on n'est pas dans un Ed Wood, mais pas loin) et mal mis en scène, le film est une réelle perte de temps. Les agissements et dialogues des personnages résonnent absolument creux et les événements, même s'ils semblent importants, n'ont pas l'air de déranger les acteurs, probablement trop occupés à croire qu'il s'agissait là de leur heure de gloire. L'acting est exagéré, volubile et exubérant ou trop introspectif. Lorsque les personnages se parlent, les dialogues ne possèdent aucune vie, aucune conviction et encore moins de talent. Le scénariste Charles Spaak aurait eu mieux fait de lire le roman et le laisser sur la table plutôt que de livrer une mouture des plus confondantes sur le sujet. À ce compte, si vous voulez réellement un thème religieux et des événements marquants, retapez-vous le Séraphin réalisé avec brio par Charles Binamé. C'était là un film qui valait le détour pour tous ses aspects, contrairement à ce jus de chaussettes sales.

N'oubliez pas non plus qu'un tel statut impose un manque total de supplément, Koch oblige. Le transfert est un des plus mauvais qu'il m'ait été donné de voir à ce jour. Virtuellement aucune restauration n'a été effectuée sur la pellicule et les dommages sont tels que l'image demeure instable constamment durant la totalité du film, les égratignures noires prennent davantage de place que les acteurs et les gestes se perdent souvent (visibles lorsque joue le film, mais pas lorsqu'on pause). Côté audio, c'est pas plus réjouissant. On nous sacre un 2.0, mais c'est sans aucune amélioration possible, donc les particules et artéfacts sonores demeurent toujours, donnant plus l'impression de regarder une vieille VHS qu'un vrai DVD numérique. Ah et LE menu (pas les pages, car il n'y en a qu'une) unique est nul: quelques scènes au ralenti, le titre en haut et la SEULE option: "film" navrante... J'ai attendu une minute, pensant que le menu "complet" chargerait, mais ça n'a pas été le cas.

Doit-on réellement rappeler à Koch que le DVD est un support NUMÉRIQUE afin de PRÉSERVER les films MARQUANTS avec des SUPPLÉMENTS qui valent la peine et des MENUS qui ont un brin de PROFESSIONNALISME! J'suis à veille de péter ma "Koch". Désolé pour avoir repris mon ancien jeu de mots... mais Koch reprend toujours la même formule, donc je suis exempt. Rien de mieux pour frustrer que de regarder un film mauvais doublé d'un transfert digne de ce nom. À l'opposé du spectre, jetez un œil sur la collection Criterion et vous m'en redonnerez des nouvelles. Rarement ces éditions peuvent-elles décevoir.


Cotes

Film2
Présentation1
Suppléments-
Vidéo2
Audio3