L'affaire SK1
TVA Films / A-Z Films

Réalisateur: Frédéric Tellier
Année: 2015
Classification: 13+ (QC)
Durée: 120 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres: 10
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 824255022170

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Yan Bouchard
26 octobre 2015

Pour son premier long-métrage, le réalisateur français Frédéric Tellier s'est intéressé à Guy George, le premier tueur en série de la France. Véritable obsession, Tellier a passé six longues années à faire des recherches dans le but de mener à bien son but. Pour l'écriture du scénario, trois années supplémentaires sont requises et une étroite collaboration avec David Oelhoffen et la journaliste Patricia Tourancheau, les auteurs de de "La traque", livre qui a littéralement servi de référence pour le scénario. Même le policier qui a mené l'enquête et les deux avocats de Georges, Frédérique Pons et Alex Ursulet, ont donné leur avis sur l'histoire. On peut donc dire que Tellier a fait son devoir et nous livre un film réaliste sur une des plus horribles histoires de la police française. Afin de personnifier les personnages, le réalisateur s'est tourné vers une brochette d'acteurs peu ou pas du tout connus, afin de nous livrer des personnages réalistes et sans perversion. C'est donc avec Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, William Nadylam et Adama Niame, que les événements ont pu se transposer à l'écran.

À Paris, début des années quatre-vingt-dix, un jeune inspecteur du nom de Franck Magne fait ses débuts dans la police judiciaire. Affecté à la brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres, le jeune ne fait pas exception et se voit donner les cas non résolus afin de mettre un œil nouveau là-dessus. Premier cas entre ses mains, le meurtre d'une jeune étudiante, Pascale Escarfail, violée et assassinée dans son appartement. Trois ans plus tard, une autre jeune victime est découverte dans un stationnement souterrain et tout laisse croire le même modus operandi. Par contre, aucune preuve concrète ne vient solidifier la piste de Magne. Malgré l'acharnement de l'équipe pour élucider ce nouveau drame, l'enquête tombe vite dans une impasse. Quelques mois plus tard, un autre meurtre survient et alors que les corps s'empilent, la brigade criminelle est tout simplement dépassée et désespère devant son impuissance. Alors que la colère de Franck s'accentue, l'entêtement de l'avocate Frédérique Pons à défendre Guy George fait de même. Une course acharnée qui aura duré près d'une décennie pour mener aux aveux du premier tueur en série de tout Paris.

Le film nous arrive en toute sobriété sous l'étiquette A-Z Films. La pochette nous montre l'enquête de dos, devant un mur réunissant les preuves et les pistes de l'affaire. Avant d'arriver au menu, le distributeur nous offre quelques bandes-annonces des prochaines sorties de son catalogue, dont celle d'un film qui semble très intéressant, Un homme idéal de Yann Gozlan. Ces bandes-annonces sont les seuls suppléments que l'on retrouve sur le disque. Une fois rendu au menu, qui est disponible en français ou en anglais, on retrouve la même image que sur la pochette, cette fois, accompagnée de musique. Au niveau du transfert vidéo, on ne retrouve pas une image aussi belle que l'on aurait souhaité. Grain de l'image très apparent, manque de profondeur, deux aspects qui reviennent sans cesse tout au long du visionnement. Par contre, cette façon de présenter le film nous ramène directement dans les années quatre-vingt-dix et permet une vision très réaliste des événements, peut-être que c'est la façon de voir les choses du cinéaste. Au niveau sonore, le travail est bien fait, mais le mélange entre le dialogue, la musique et les bruits ambiances manquent un peu, car durant certaines séquences, l'ambiance sonore vient déranger la bonne compréhension des personnages. Ça devient un brin irritant, surtout dans une production ou tout ce passe au niveau des dialogues.

Au final, on assiste à un film inspiré de faits vécus et c'est exactement ce que Tellier nous livre. Oublier les grandes envolées à l'américaine, ici c'est un film vrai, qui nous livre l'histoire sordide de Guy Georges, condamnée à la prison à vie en avril 2001 pour le viol de onze femmes, dont sept se sont soldés par des meurtres. Malgré le fait que ce soit des événements très importants dans l'histoire de la police française, je n'en avais jamais entendu parler et ce film sait nous la raconter d'une brillante façon. Par contre, le rythme est très lent et bascule entre le procès de 2001 et les événements de l'enquête débutant en 1994, il faut donc être à l'affût tout au long du film pour ne pas perde le fil.


Cotes

Film6
Présentation4
Suppléments-
Vidéo7
Audio7