Ambrosia
Film Movement

Réalisateur: Baharak Saeid Monir
Année: 2012
Classification: NR
Durée: 79 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais et Farsi (DD51, DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 857692005622

Ce DVD est disponible chez:

Selon Martin Gignac
5 mai 2016

Les bonnes intentions ne donnent pas toujours des films intéressants. C'est le cas par exemple d'"Ambrosia" qui est assez pénible à regarder.

Une jeune femme (Sahar Biniaz) qui a des problèmes avec son mari (Camyar Chai) reçoit des propositions indécentes de sa patronne (Heather Doerksen), la poussant à remettre en question son existence.

Il y a plusieurs ingrédients potables qui figurent dans ce long-métrage canadien: la quête identitaire et d'émancipation, le clash entre les traditions et la modernité, le désir d'enfanter ou de privilégier la vie professionnelle, etc. Aucun ne s'avère pourtant digeste à l'écran. Le script aussi nutritif que de la bouillie pour chien est plus embarrassant qu'autre chose et le potentiel est bousillé par des clichés affligeants. Déjà que la mise en scène était académique et l'interprétation quelconque, il est difficile de ne pas bailler aux corneilles devant cet effort prétentieux et superficiel qui frise l'amateurisme.

L'abondance de musique classique n'arrive pas à cacher la médiocrité des enjeux. Les pistes sonores acceptables font ressortir des enceintes des bruits de klaxons et de sonneries de téléphones. Les dialogues sont généralement clairs et il y a des sous-titres blancs qui s'affichent automatiquement à l'écran lorsque les personnages iraniens parlent dans leur langue maternelle. Les images honnêtes n'offrent pas les contrastes les plus homogènes ou les détails les plus élaborés. Les teintes demeurent cependant correctes et la palette de couleurs est uniforme.

La pochette qui annonce – en vain - un récit sexy et érotique montre deux femmes qui se séduisent. Le menu principal du disque s'approprie ce concept. La navigation statique est portée par une jolie pièce persane. Aucun supplément ne se retrouve sur cette édition.

Agissant à titre de réalisatrice, scénariste, productrice et monteuse, il manque à Baharak Saeid Monir le recul nécessaire pour bien faire les choses. Assez catastrophique, "Ambrosia" est un essai soporifique, qui aurait dû demeurer en jachère pendant encore quelques années ou décennies.


Cotes

Film2
Présentation4
Suppléments-
Vidéo6
Audio6