ARN: The Knight Templar
Entertainment One

Réalisateur: Peter Flinth
Année: 2007
Classification: 14A
Durée: 134 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 774212104350

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
22 octobre 2010

Les films de chevaliers ont longtemps été l'apanage d'Hollywood. Ces drames épiques, coûteux tant par leurs costumes et leurs décors que par la nécessité de montrer des batailles de centaines de guerriers à chevaux, se devaient d'avoir un bon budget pour être crédibles. Mais avec l'avancement technologique prodigieux des effets par ordinateur, il semblerait que maintenant ce genre de long-métrage soit possiblement réalisable à plus petit coût. Relativement parlant bien entendu.

C'est donc avec cette idée en tête que les Suédois ont décidé d'adapter la trilogie de romans médiévaux de l'auteur Jan Guillou. Cette histoire dramatique racontant l'amour impossible entre le jeune fils de seigneur et la fille d'un rival avait connu un succès en librairie il y a quelques années. Et puis comme les chevaliers et la sorcellerie reviennent à la mode depuis un certain temps déjà grâce à la saga des Harry Potter, le temps semblait bien choisi pour relater l'histoire de "Arn: Le chevalier du Temple".

Mais devant cette tâche monstrueuse, le pays d'Ingmar Bergman (qui n'a aucun rapport avec cette histoire, mais dont j'inclus le nom question de montrer que j'ai une certaine culture!) fit appel à ses voisins et allies naturels - le Danemark, la Finlande et la Norvège - et ils mirent leurs ressourcent financières ensemble pour mener à terme ce projet ambitieux. Ce qui en résultat fut deux films sortis respectivement en 2007 et 2008 qui devinrent les plus coûteux de l'histoire du cinéma scandinave avec leur budget global de près de 30 millions de dollars américains.

Malheureusement pour nous, ne sort sur le marché ces jours-ci que le premier volet de cette paire (en fait il semblerait qu'un troisième film soit en production en Suède ce qui en fera une trilogie). On se contentera donc pour le moment de ce "Arn: Le chevalier du Temple" et on patientera pour "Le Royaume à la fin du Chemin". Et puis d'ailleurs, comme ce film couvre déjà les deux premiers tomes des livres et qu'on y a ajouté la fin du troisième livre, on se demande un peu ce que contiendra cette suite... ou plutôt ces suites!

Dans cette première partie, on rencontre Arn, un jeune garçon élevé dans un monastère au souhait de ses parents. Mais en voyant son potentiel athlétique, au lieu de le former pour devenir religieux, un des moines (Vincent Perez), ancien chevalier, décide d'en faire un guerrier. Lorsqu'il est en âge de retourner sur les terres de son père, il découvre ce dernier aux prises dans une lutte de territoire avec son voisin. Ce seigneur défie le père d'Arn, mais c'est le garçon qui relève le défi et blesse le voisin à mort. Pour faire pénitence, Arn est envoyé en terre sainte pour mener la croisade avec les chevaliers du Temple. Lors d'une escarmouche dans le désert, il rencontre Saladdin, le chef des hérétiques musulmans et lui épargne la vie. Après maintes victoires et défaites, Arn rentre finalement chez lui pour retrouver sa promise et vivre paisiblement. Mais un nouveau danger guette et le jeune héros doit de nouveau prendre les armes, cette fois-ci pour sauver le jeune Royaume de Suède.

Bien que la psychologie des personnages soit superficielle et qu'on se prend très peu de compassion pour les deux amoureux, les amateurs de films de capes et d'épées trouveront un certain plaisir à suivre la quête de ce guerrier moralement droit et pur. Les scènes de batailles sont assez majestueuses et l'histoire relativement captivante. Malheureusement par bout on a coupé les coins ronds (des personnages disparaissent sans explications, des mystères sont laissés irrésolus) et le récit défile à un rythme un peu trop rapide pour qu'on ait le temps de le digérer et de s'y plonger. Au final donc, un film correct, mais sans plus, qui aurait eu besoin de plus de temps et de lenteur pour vraiment décoller. On appréciera par contre les performances des vétérans Bibi Andersson, Michael Nykvist et Stellan Skaargard.

Les qualités d'image et de son du film sont par contre très bonnes. Une chaleur des tons ocres du désert et des nuances de verts dans la campagne suédoise, une forte présence des couleurs ainsi que des détails précis et des contours nets agrémentent l'image. Ceci combiné avec une piste audio vivante et chaleureuse, bien remplie et dynamique, nous aurait permis un visionnement plaisant si le scénario avait été à la hauteur. En supplément, on retrouve deux revuettes sur le tournage du film.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments7
Vidéo8
Audio8