Au Bonheur des Ogres
Métropole Films Distribution / Mongrel Media

Réalisateur: Nicolas Bary
Année: 2013
Classification: 14A
Durée: 92 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 629159053332

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
11 juin 2014

Transposition du célèbre roman de Daniel Pennac, "Au bonheur des ogres" est une production honnête, mais trop liste et linéaire pour convaincre totalement.

Pendant la période de Noël, des employés d'un grand magasin meurent bizarrement. Tous les soupçons portent sur Benjamin Malaussène (Raphaël Personnaz), le bouc émissaire de service qui élève seul ses frères et ses sœurs. À l'aide d'une journaliste (Bérénice Bejo) et d'un ami mystérieux (Emir Kusturica), il tente de laver son nom et en même temps, une vieille histoire qui n'a toujours pas eu de conclusion satisfaisante.

Livre qui a obtenu un très grand succès malgré de nombreuses faiblesses intrinsèques, "Au bonheur des ogres" flirte avec le septième art avec un résultat couci-couça. Le scénario n'est toujours pas le point fort du long-métrage et la réalisation de Nicolas Bary fait dans l'esbroufe. Reste que ce conte à l'esthétisme soigné arrive généralement à faire sourire. Les gags ne sont pas tous au point, mais quand il y en a un qui tombe à l'eau, la qualité de l'interprétation fait en sorte qu'on ne le remarque pas trop. Les comédiens semblent nager en plein bonheur et ils ont tous la tête de l'emploi. Cette famille dysfonctionnelle n'est peut-être pas aussi saugrenue que celle de l'émission Shameless, mais elle ne donne pas sa place même si l'abus de morales se fait rapidement ressentir.

Le récit ne manque surtout pas d'atmosphère et d'ambiance. Les images stylisées offrent de superbes teintes, une palette de couleurs extrêmement détaillées et des contrastes dans le ton. La musique omniprésente guide l'action (un peu trop, d'ailleurs). La piste sonore francophone en Dolby Digital 5.1 est particulièrement immersive, faisant ressentir des enceintes des bruits de tonnerre et de pluie, de cris, d'aboiements, de portes qui se referment et de flashs d'appareil photo. Les voix sont généralement claires et il y a de très visibles sous-titres blancs en anglais en cas de nécessité.

La pochette rouge, bleue et blanche montre une multitude de doigts qui pointent dans la direction de nos héros. Le menu principal du DVD est similaire. La navigation est statique, mais elle est accompagnée d'une douce mélodie. En omettant ces cinq bandes-annonces qui apparaissent une fois l'insertion du disque dans le lecteur, cette édition ne comprend aucun supplément.

Rappelant tour à tour le cinéma de Jeunet, Burton, Gondry et les frères Coen, mais en mode très mineure, "Au bonheur des ogres" est un divertissement potable, mais oubliable, qui aurait pu être tellement plus, mais qui se contente seulement de mettre de bonne humeur. Dans le genre, il s'est fait bien pire... mais il faut avouer aussi qu'il s'est fait bien mieux.


Cotes

Film5
Présentation5
Suppléments-
Vidéo8
Audio8