Babysitting
TVA Films

Réalisateurs: Philippe Lacheau, Nicolas Benamou
Année: 2014
Classification: G
Durée: 86 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51)
Sous-titres: Aucuns (malgré les indications de la pochette)
Nombre de chapitres: 13
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 824255021258

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Jimmy Chartrand
2 janvier 2015

En aucun cas, "Babysitting" vient changer les choses, mais pour ce qui est des Européens qui s'amusent à copier leurs voisins d'outremer américains, voilà un sympathique exemple qui poussera certainement les plus jeunes à écouter des films de leur propre culture.

Frank est un dessinateur aspirant bédéiste qui tente de profiter de son poste de réceptionniste d'une compagnie respectée d'édition pour grimper les échelons. Les plans sont contrecarrés lorsque le patron mégalomane est contraint de l'engager comme babysitter lors d'une nuit où rien ne se déroulera comme prévu.

Film aux ambitions modestes et au synopsis visiblement mince, le long-métrage de Nicolas Benamou co-réalisé par son protagoniste le charismatique Philippe Lacheau qui trouve ici son premier rôle principal, a le mérite de divertir sans nécessairement aller au-delà de la demande. Dans un désir évident d'être un genre de The Hangover français (une suite est d'ailleurs en chantier), le film se lance dans les films de débauches adolescentes en évacuant tous adolescents du lot. Au contraire, au-delà du jeune qui doit être gardé, on a surprenamment élevé le tout au rang de ces nombreux adolescents qui ne veulent pas grandir ce qui change un peu de la mode un peu dépassée de lorsqu'on utilise des acteurs plus âgés pour jouer les jeunes universitaires.

On a certes osé un peu au niveau narratif alors qu'on découvre la nuit de débauche par le biais d'enregistrements sur caméra le lendemain, mêlant faussement le tout à la mode également un peu dépassée des found-footage movies, évoquant aisément le plus ambitieux Project X. Cette fantaisie ampute un peu le récit qui, à défaut de donner plus d'importances à des acteurs comme le réputé Gérard Jugnot, empêche le film principal de véritablement se satisfaire de lui-même.

Après tout, au-delà des débauches, des excès, de l'alcool, des filles et des manèges, notamment, on découvre maladroitement une histoire d'amitié de trois vieux potes de la veille, une ex-romance qui ne demande qu'à renaître, et une amitié improbable entre un adulte et un enfant délaissé par son propre père. Du réchauffé, certes, mais qui fonctionne ici et là.

Réalisé avec compétence, le film est bien maîtrisé et se débrouille particulièrement bien dans ces scènes de party qui évitent d'être inutilement cacophoniques malgré le fouillis qui est mis en scène. Le visuel est bien rendu par des images colorées qui font oublier que la majorité du film se passe durant la nuit. La qualité des images est également supérieure à ce que TVA films ont tendance à nous offrir par moment. La qualité sonore est également soignée. Si certains dialogues se perdent, les musiques rythmées et actuelles sont très bien rendues et on apprécie ce qu'elles apportent à l'ambiance festive de l'ensemble.

La présentation malgré sa pochette qui met en opposition le protagoniste et le jeune dans une position de confrontation amusante, laisse plus à désirer. D'abord, l'absence de menu DVD est particulièrement agaçante, surtout lorsque certaines informations s'avèrent faussées comme l'existence d'encodage pour malentendant qui ne semble pas possible d'activation. Il n'est également pas possible de confirmer si le son a droit à un traitement Dolby Surround comme le dit la pochette ou simplement Dolby Digital comme l'indiquait mon lecteur.

Néanmoins, l'absence d'images pixélisées et de changements sonores radicaux démontre que le distributeur a amélioré la qualité de ses produits ce qui est tout sauf négligeable. Sinon, si le fait qu'aucun supplément ne soit disponible n'est pas si alarmant, on aurait toutefois apprécié quelques bloopers qui devaient sûrement se retrouver par centaine lors de ce tournage qui a certainement été très amusant.

Enfin, "Babysitting" n'est pas un grand film et plaira davantage aux plus jeunes, mais son côté mièvre au détour viendra conquérir les plus âgés et l'ensemble sympathique du tout ne manquera pas de décocher quelques petits sourires ici et là. Comme quoi ce pastiche de blockbusters américains est sur la bonne voie de la réussite, ne tournant le dos qu'à moitié à sa propre culture.


Cotes

Film6
Présentation4
Suppléments-
Vidéo7
Audio6