Les beaux gosses
FunFilm Distribution

Réalisateur: Riad Sattouf
Année: 2009
Classification: 13A
Durée: 90 minutes
Ratio: 1.66:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 777078917560

Ce DVD est disponible chez:

Selon Martin Gignac
28 mai 2010

Gagnant du César du meilleur premier film en 2010, "Les beaux gosses" s'éloigne des clichés adolescents en demeurant vrai et authentique. Une œuvre très drôle et représentative de l'âge ingrat.

À peu près personne n'aime l'adolescence. C'est l'âge des premières expériences, de l'amour, des problèmes à l'école et des conflits familiaux. Les hormones sont dans le tapis et c'est loin d'être la raison qui guide les individus. Hervé (Vincent Lacoste) l'apprendra à ses dépens, mettant en péril son amitié avec son fidèle ami Camel (Anthony Sonigo) pour mieux embras(s)er la jolie Aurore (Alice Tremolières).

Pour son premier long-métrage, Riad Sattouf s'éloigne autant des bonbons sucrés de À vos marques... Party! que de la farce grasse à la American Pie. Ce qui l'intéresse, c'est de traiter correctement et sans trop de stéréotypes ces folles années où le corps est loin d'être favorable, et où l'ouverture aux autres semble nécessaire. Il le fait sans temps mort, en faisant confiance à son scénario, prévisible, mais tout de même distrayant, ponctué de moments phares et de dialogues forts en bouche. En fait, il ne faut pas se surprendre de rire du début à la fin en compagnie de ces personnages à la fois pathétiques et touchants, interprétés par des comédiens rafraîchissants qui ont tous la gueule de l'emploi. Malgré la présence de quelques noms connus au générique (comme Emmanuelle Devos, Irène Jacob et Valeria Golino), ce sont principalement les jeunes visages qui attirent l'attention. Tout comme l'actrice et réalisatrice Noémie Lvosky, parfaite dans le rôle de la mère du héros.

Avec leurs coupes de cheveux et leurs vêtements souvent hideux, l'intemporalité de l'époque saute aux yeux. Les images aux couleurs peu éclatantes, aux contrastes souvent trop sombres et au blocage apparent sont sauvées in extremis par des teintes développées et détaillées. En plus de quelques moments rap et rock, la musique bénéficie d'un fantastique synthétiseur qui berce l'ouïe. La piste sonore francophone en Dolby Digital 2.0 néglige un peu trop les différentes enceintes, se concentrant à l'avant. Bien que les voix s'entendent aisément, de nombreuses expressions ponctuent les dialogues. Manque de bol, aucun sous-titre n'est au rendez-vous. Il faudra donc se frotter à une langue bien pendue qui est loin d'être désagréable.

La pochette simple et représentative montre les deux protagonistes dans des pauses qui ne sont pas à leur avantage. Le menu principal du DVD reprend ce concept, demeurant statique et sans mélodie. En faisant abstraction des quelques bandes-annonces qui apparaissent une fois l'insertion du disque, aucun supplément n'est disponible sur cette édition.

Moins dramatique que Une belle personne et pas aussi essentiel que l'exquis La naissance des pieuvres, "Les beaux gosses" demeure un divertissant récit universel qui fait rire aux éclats tout en rappelant ces tranches d'existence qu'à peu près personne ne veut se rappeler. Une belle découverte pour ceux et celles qui s'ennuient d'un genre trop souvent massacré par le passé.


Cotes

Film7
Présentation2
Suppléments-
Vidéo6
Audio6