Blanc comme neige
Métropole Films Distribution / Mongrel Media

Réalisateur: Christophe Blanc
Année: 2010
Classification: 14A
Durée: 100 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 629159044385

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
30 octobre 2010

Suspense routinier qui peut compter sur une distribution prestigieuse, "Blanc comme neige" débute en force dans le drame avant de chuter dans la farce la plus absurde. Parfois le talent ne fait pas toute la différence.

Maxime (François Cluzet) est dans le pétrin. La mafia russe vient de tuer son associé (Bouli Lanners) et elle lui demande maintenant des comptes. Afin de protéger sa femme (Louise Bourgoin) et sa fille, il fait appel à ses deux frères (Olivier Gourmet et Jonathan Zaccaï) afin de le protéger. Rapidement la violence déferle et elle fera des victimes dans les deux camps.

Quelle distribution! Réunir François Cluzet, Olivier Gourmet, Louise Bourgoin, Jonathan Zaccaï et Bouli Lanners à la même enseigne n'est pas banal, et ce sont justement les comédiens qui offrent ce qu'il y a de mieux au sein de ce long-métrage. Le premier sait incarner à la perfection l'homme en apparence banal et il le fait avec brio, entouré de collègues qui lui donnent la réplique sans tirer la couverture chacun de leur bord. De ce côté tout va bien, les problèmes se trouvent plutôt ailleurs.

Le scénario ne fait pas dans la dentelle et son développement verse allègrement dans les invraisemblances. Ce qui aurait pu être un polar intelligent et subtil devient une production inutilement violente qui exploite plus ou moins bien sa prémisse, soit celle de l'élément extérieur qui vient complètement chambouler une existence parfaite. Après une intéressante entrée en matière, les évènements se succèdent un peu n'importe comment (plusieurs ellipses s'avèrent à ce sujet ratées), détruisant au passage le soin apporté aux personnages. Surtout que la réalisation de Christophe Blanc n'affiche pas une grande authenticité, bien au contraire.

Le soin apporté à la musique est en revanche appréciable. Les mélodies sont nombreuses et variées. La piste sonore francophone en Dolby Digital 2.0 fait ressortir des différentes enceintes des bruits d'applaudissements, de pluies, d'aboiements et de tirs de fusils. Les voix sont claires, et il y a des sous-titres blancs en anglais pour les personnes qui le désirent. La qualité des images est un peu moins édifiante. Malgré de jolies teintes, les couleurs manquent d'éclat et du blocage n'est pas rare. L'inégalité des contrastes n'est rien pour arranger la situation.

La pochette n'a aucune distinction propre. Le héros armé et son épouse apparaissent sous la neige. Cela ressemble à n'importe quel boîtier de film américain. La jaquette comporte une information inexacte: le récit ne dure pas 100 minutes, mais plutôt 90 minutes. Après quelques bandes-annonces variées, le menu principal apparaît. Il est statique, représentant le visage de François Cluzet. Un doux air musical se fait cependant entendre. Aucun supplément n'est présent afin de développer la vision du cinéaste.

"Blanc comme neige" est un thriller sans grande envergure qui va attirer l'attention par la qualité de sa distribution. Les cinéphiles seront toutefois déçus de voir de grands acteurs dans quelque chose d'aussi ordinaire, qui ne tient pas la route très longtemps à cause de son histoire qui s'éparpille et de la faible consistance de ses personnages. C'est évidemment bien dommage.


Cotes

Film5
Présentation3
Suppléments-
Vidéo6
Audio7