Quand on a 17 ans
TVA Films

Réalisateur: André Téchiné
Année: 2016
Classification: G (QC)
Durée: 113 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 824255024433

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
8 mars 2017

André Téchiné a réalisé son lot de films importants comme Barocco, Rendez-vous et Ma saison préférée. C'était au siècle dernier. Ses seuls réels faits d'armes ces deux dernières décennies résident dans Les voleurs (en 1996) et Les témoins (2007). À chaque dix ans, il revient avec un projet intéressant et c'est le cas aujourd'hui avec "Quand on a 17 ans".

L'histoire, très simple, tient en une ligne: Deux adolescents qui en viennent régulièrement aux coups sont appelés à vivre sous le même toit.

La principale réussite du long-métrage réside dans la qualité supérieure du script. La cinéaste Céline Sciamma l'a fignolé et cela paraît. On retrouve cette grâce, cette façon unique d'aborder l'adolescence, dans toute sa splendeur et sa confusion sexuelle. La touche de ses propres créations - Naissance des pieuvres, Tomboy, Bande de filles, le scénario de Ma vie de courgette - s'y retrouve et elle font bon ménage avec les mots inspirés de Téchiné, en mode Les roseaux sauvages.

Il y a de beaux personnages complexes en trois dimensions qui vivent des drames prenants qui sont abordés lentement, en toute simplicité. Un humour fin vient constamment désamorcer le pathos et des paysages splendides de montagnes deviennent les décors symboliques de la rage intérieure des deux protagonistes. Ces derniers sont campés à merveille par le nouveau venu Corentin Fila et le trop peu connu Kacey Mottet-Klein. Entre les deux se dresse la toujours impeccable Sandrine Kiberlain, inébranlable en mère et docteure dévouée.

La photographie majestueuse est un peu brimée par des images trop sobres et des contrastes trop sombres. La définition de contours ne manque toutefois pas de détails et les teintes nuancées compensent pour la sévérité de la palette de couleurs. La musique harmonieuse d'Alexis Rault est poussée par le haut grâce à l'immersive piste sonore francophone qui donne toute la latitude aux bruits d'eau, de vent, de neige et de véhicules. Les voix sont claires et il y a de très visibles sous-titres blancs pour le cinéphile anglophone.

La pochette chaleureuse aux couleurs vives présente les trois vedettes. Le menu principal du disque est similaire. Il est statique, sans mélodie ni supplément. Seules quelques bandes-annonces défilent automatiquement.

"Quand on a 17 ans" n'est pas à proprement parler un grand film. Le récit manque peut-être d'ambition, de souffle et d'impact. Ce qu'il aborde n'est guère original et quelques clichés peuvent apparaître au tournant. Sauf que sa modeste histoire, la production l'aborde avec beaucoup de finesse et de subtilité. Il y a une authenticité qui en ressort, une intelligence et un tact qui fait trop souvent défaut aux autres efforts du même genre. Derrière son classicisme, l'oeuvre va droit au coeur et elle ravit au plus haut point.


Cotes

Film7
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Vidéo6
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