Anastasia
Fox Studio Classics
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Anatole Litvak
Année: 1956
Classification: NR
Durée: 110 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD20), Français (Mono), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca

Selon Martin Albert
4 juillet 2003

Aux gens de ma génération, le film "Anastasia" est un dessin animé produit en 1997 par les animateurs Don Bluth et Gary Goldman sous la bannière de 20th Century Fox. Quelle fut ma surprise de constater que plus de 40 ans auparavant, Fox avaient lancé sur grand écran une version "live" de cette même histoire. L'histoire de la grande duchesse Anastasia Nikolayevna Romanoff est toujours un des plus grands mystères du vingtième siècle, alors ce film nous laisse bien sûr sans vraiment savoir ce qu'il s'est réellement passé.

En 1917, une révolution a renversé le trône du Tsar de Russie et les membres de la famille Romanoff furent emprisonnés et abattus dans une cave à Ekaterinbourg un an après leur capture par les bolcheviques (faction majoritaire du parti ouvrier social-démocrate de Russie menée par Lénine). Mais la petite Anastasia s'enfuit après avoir été laissée pour morte. Sur plusieurs années, elle visita plusieurs asiles (comme patiente) et rejoint une colonie russe à Berlin en Allemagne. Elle ne veut pas parler et s'enferme dans un silence total. Un jour, son co-pensionnaire dans un établissement qu'elle a visité déclare qu'elle est Anastasia. En 1928, Bounine (joué par l'unique Yul Brynner), un général russe, cherche à retrouver cette femme, car si elle est vraiment ce que les gens disent, elle pourrait lui donner accès à l'argent laissé par le Tsar de Russie à la banque de Londres, soit dix millions de livres (des livres de 1928!).

Il la retrouve sur le point de commettre un suicide sur le bord de la Seine à Paris. Il ramène chez lui cette femme qui répond au nom de Anna Corev (jouée par Ingrid Bergman). À l'aide de ses associés Chernov (Akim Tamiroff) et Petrovin (Sasha Pitoeff), il lui fait faire un tour d'histoire afin de lui faire croire qu'elle est vraiment Anastasia. Elle finit par le croire, mais quelque chose dit à Bounine que c'est peut-être la vraie Anastasia après tout. Quelques beaux costumes sur le dos et elle est présentée à vingt-cinq personnes qui l'ont connue toute jeune et dix-huit de ceux-ci l'on "reconnue". Mais l'épreuve ultime est que sa grand-mère, l'Impératrice Dowager de Russie (très bien joué par Helen Hayes) qui vit à Copenhague, la reconnaisse. Faudrait-il qu'elle veuille la voir.

Ce film, adapté d'une pièce de Marcelle Maurette par Guy Bolton, n'est pas aussi grandiose que je m'y attendais, mais il fut très divertissant. Si je n'avais pas vu le dessin animé, peut-être j'aurais plus été pris par le mystère. Mis à part que je connaissais la fin avant même de commencer à visionner le film, j'ai trouvé que le film manquait un peu de profondeur et de charme, un peu froid. Dans ce film Ingrid Bergman n'est pas très mémorable pour moi, mais elle a dû plaire à bien des gens, car elle est sortie vainqueur aux Oscars en tant de récipiendaire du prix de la meilleure actrice de 1956. Mais le concept du prix n'est pas que l'on aime ou pas l'actrice, mais de son jeu devant la caméra, ce qu'il produit à merveille. La musique d'Alfred Newman était en nomination, mais ne fut pas récompensée d'un trophée.

Le menu du DVD est très sombre et sans animation. La qualité du transfert de l'image est très bien, mais un tout petit peu trop foncée. Il est d'une stabilité exemplaire comparativement aux anciens transferts disponibles de ce film. La piste sonore n'est pas très active, mais très suffisante pour ce genre de production.

Comme suppléments, il y a pour débuter une piste de commentaires avec John Burlingame (professeur d'histoire de musique de film, et auteur du livre The Newmans of Hollywood), Arthur Laurents (le scénariste du film), James MacArthur (le fils adoptif d'Helen Hayes) et Sylvia Stoddard (une historienne du cinéma). Notez que ces personnes ont possiblement été enregistrées séparément. Je crois cependant que Stoddard et Burlingame ont été enregistrés ensemble, mais n'interagissent pas vraiment ensemble. Stoddard raconte qu'elle est une fan de l'histoire d'Anastasia depuis qu'elle a vu ce film en 1956 et que depuis elle grignote tout ce qu'elle peut trouver sur le sujet. Elle parle du côté technique du film ainsi que de la réalité derrière l'histoire. Elle parle aussi de la femme que les gens croient être la "vraie" Anastasia. Très intéressante! Burlingame ne parle vraiment que de la musique du film tout comme il l'a fait sur le DVD Love Is A Many-Splendored Thing. Arthur Laurents donne beaucoup d'anecdotes sur le tournage et l'écriture du scénario.

Après cette discussion, vous pouvez voir l'épisode "Anastasia: Her True Story " de la série Biographie du réseau A&E. À l'aide de commentaires de Jonathan Sanders (historien), du prince Andrew Romanoff (un parent de la famille Romanoff), Albert Bartridge Jr (de l'association de la famille Romanov) et Peter Kurth (biographe) ainsi qu'avec des photos et des film d'époque, l'histoire de la petite princesses russe nous est tracée. On nous raconte l'enfance de conte de fée d'Anastasia (avec sa réputation d'être la tannante de la famille qui fut arrêtée d'un coup sec en 1917. On nous raconte ses péripéties et le fait que personne ne voulait vraiment entendre parler d'elle jusqu'au jour qu'elle fut immortalisée au théâtre et au cinéma. Arthur Laurents (scénariste du film), James MacKenzie (auteur de pièces de théâtre) et Don Bluth (réalisateur du dessin animé Anastasia) nous parlent brièvement que les œuvre basées sur sa vie ne sont que pure fiction. Le documentaire, assez détaillé et très intéressant, se termine en nous parlant de la fin de sa vie et au-delà avec les fouilles archéologiques et les tests d'ADN.

Ensuite, nous avons sur le DVD des newsreels des pris remis aux différents artisans du film, du film du Tsar tourné en 1907 et de la famille Romanoff. La liste de suppléments est complétée par des bandes-annonces des autres films de la collection "Studio Classics" ainsi qu'une comparaison de la restauration de ce film.

Encore une fois, les studios Fox nous arrivent avec un produit de grande qualité, restauré délicatement aux standards d'aujourd'hui dans une collection plus que nécessaire dans la librairie des gens qui aiment les bons classiques simples et mémorables.


Cotes

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