Above and Beyond
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Réalisateur: Sturla Gunnarsson
Année: 2005
Classification: NR
Durée: 179 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
8 avril 2007

Le 29 octobre dernier, je surfais d'une chaîne de télévision à l'autre à la recherche de quelque chose à me mettre sous la dent. Au passage sur le canal CBC, la télévision anglaise de Radio-Canada, une image de bombardier de la Seconde Guerre mondiale capte mon attention. On annonçait la tenue d'une minisérie le soir même à propos de l'usage important d'un aéroport de Terre-Neuve durant la guerre. Amateur de ce type de film, j'étais hameçonné pour deux soirs à cette chaîne que je ne regarde habituellement jamais. Que de plaisir de retrouver cette série sur DVD.

La réalisatrice de Beowulf & Grendel, de plusieurs épisodes séries télévisées (Da Vinci's Inquest, The Ray Bradbury Theater) et de plusieurs téléfilms sur des histoires vraies (Ricky Nelson, Lori Jackson, Diana Kilmury, Evelyn Lau), l'Islandaise Sturla Gunnarsson, nous offre l'histoire d'un exploit canadien de la Seconde Guerre mondiale qui est très peu connu, le "Ferry Command". En 1940, la Grande-Bretagne manquait d'avions pour combattre les forces d'Hitler qui étaient maîtres du ciel. La solution était d'en commander des Américains, mais le transport leur causait bien des soucis. Effectivement, les U-Boats allemands se faisaient un devoir de couler ces navires aussi vite que les Américains les produisaient. Un des ministres de Winston Churchill du nom de Lord Beaverbrook propose de les voler jusqu'à destination à partir de Gander à Terre-Neuve jusqu'à Aldergrove en Irlande. Solution simple de nos jours, mais impraticable en 1940, surtout en hiver. Pourtant, un groupe de pilotes, plusieurs n'étant que des amateurs, sous la guide de Don Bennett, ont entrepris le voyage de près de seize heures pour prouver la faisabilité.

Ça c'est l'histoire de succès et de tragédies, basée sur des faits réels, que l'on nous présente un peu romancée, plus personnel pour quelques personnages. Le protagoniste qui relie tout le monde dans cette série est celui de Shelagh Emberly (Liane Balaban) une native de Terre-Neuve qui se tient dans les clubs de pilotes de Montréal. Elle exerce le métier de sténographe, ce qui la met sur le chemin de Don Bennett (Richard E. Grant), coincé malgré lui dans les plans de Lord Beaverbrook (Kenneth Welsh). Elle l'aide à trouver des pilotes, mais prend bien soin de ne pas enrôler son amoureux, Bill Jacobson (Jonathan Scarfe). Apprenant qu'elle vient de Terre-Neuve, plus précisément à quelques kilomètres de l'aéroport de Gander, Bennett envoie Shelagh contre son gré préparer l'endroit à l'arrivée des avions. Sur place, elle apprend que le contrôler aérien est son ami d'enfance Nathan Burgess (Allan Hawco), qui n'a pas vraiment apprécié son départ précipité de la région (et semble avoir un certain sentiment pour elle). Pour sa part, Bill part à la recherche de sa bien-aimée et se retrouvera dans les meilleurs pilotes de cette mission. Tous devront apprendre à mettre leurs émotions de côté pour le bien de la mission.

Les deux soirs de minisérie nous sont offerts sur un seul et même disque. Le visuel est très semblable à ce que j'avais pu voir lors de la diffusion originale. La compression numérique est cependant un peu forte, mais ne se fait sentir qu'autour du texte et dans les surfaces de même couleur (avec des dégradations de couleur). Avec l'espace disque restant, MTI aurait pu se relâcher un peu dans la compression. Le studio aurait pu aussi nous offrir quelques suppléments, mais pour cela vous aurez à visiter le très intéressant site de la CBC (faisant compétition à celui de PBS!) qui parle beaucoup plus de la vraie mission que de la minisérie. Des sous-titres auraient été bien intéressants aussi. La pochette du DVD est très affreuse (du moins le bas de celle-ci) et représente à peine les personnages de la minisérie, en plus de promouvoir en avant-plan Jason Priestley que nous ne voyons que dans trois scènes tout au plus dans le rôle de Sir Frederick Banting, découvreur de l'insuline! Jonathan Scarfe n'est même pas là malgré qu'il ait autant de scènes que Liane Balaban (qui pour sa part a une photo pas très flatteuse). Est-ce que la personne responsable du design de la pochette s'est donnée la peine de regarder le film?

Pour ma part, c'est la seconde fois que je visionnais cette série et elle reste aussi intéressante. Un bel ajout dans ma collection de films de la Seconde Guerre mondiale, m'instruisant à propos d'une mission tellement secrète, que peu de gens la connaissaient avant cette série. Vers la fin de la guerre, presque 10 000 avions (des Douglas Digbys et des Liberators) ont été livrés en Europe depuis Gander. L'impact sur la ville a été grand, la transformant en ville de service, une des plus importantes d'Amérique du Nord, et y développant plusieurs technologies de communication pour gérer tout ce trafic. Aujourd'hui, l'aéroport de Gander reste un des plus importants en étant le "Gander Control", un des deux contrôleurs du trafic aérien de haut niveau qui traverse le nord de l'Atlantique (l'autre étant Shanwick Oceanic Control en Irlande), et étant assez gros pour accueillir la navette spatiale en cas d'urgence. Mais tout a commencé par cette mission dont tous doutaient.


Cotes

Film9
Présentation4
Suppléments-
Vidéo5
Audio5